LIVRE V. ^HAP. LXXV. SpS
les cristallisations de spath calcaire sont beaucoup plus multipliées que celles de la terre siliceuse. Ce n^est pas tout ; comment concevoir des infiltrations dans des endroits parfaitement fermée? X*eau dans Tétat d'humidité, pourra bien pénétrer dans Tintérieur d^ine masse de pierre dure et compacte ; mais c^est ce qu^elle ne saurait faire dans son état de fluidité : et bien moins encore pourra-t-elle transporter dans cette masse, des terres en quantité suffisante pour y former des cristallisations. Qtie si le fluide avait pénétré dans cette même masse par le moyen de quelque fente pour si étroite qu^on la suppose , on devrait en retrouver quelque trace; et il me semble bien diflicile de concevoir comment un fluide a pu parvenir jusqu'à une cavité, traversant une masse compacte d^une centaine de pieds, et transportant avec lui des matières terreuses, sans laisser aucun vestige de son passage. Ainsi lorsque dans la cavité d'une montagne, on trouve un roc d'albâtre qui s'y est formé , on découvre toujours le canal par lequel s'est infiltrée Teau qui a transporté et déposé la terre calcaire. Si ces cristallisations quartzeuses provenaient de la terre siliceuse que ]e9 eaux en circulant dans la masse du marbre^ ont séparée des parties calcaires aultqtielles elle était unie, il devrait y avoir des indices de ces érosions; tandis que si l'on excepte les vides dans lesquels sont les cristaux ou spathiques ou
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quartzeui ^ la texture du marbre est partoaf compacte et unie« ïlnfin dans les cavités da marbre de Garrara oii Ton trouve les cristaux quartz Qux, il y a souvent encore des cristallisations spathiques , et alors celles-ci sont ordinairement situées au-dessous des premières. Si nous voulons attribuer le quartz à rinfîltratioo^ nous devons considérer les spaths comme Feffet de la . même cause; et attendu que dans le mè marbre ^ on trouve assez souvent des pyrites e( du soufre , nous devons encore supposer que ks eaux chargées tantôt de matière calcaire^ tanttt de matière siliceuse, et tantôt de sulfures deier Irio ou encore de soufre, se sont infiltrées dana kl lef cavités du marbre , et y ont déposé d'abord Ifctrv terre calcaire et ensuite ' la terre siliceuse, tandil|ïrli que , vu la moindre solubilité de cette seconde) le contraire aurait dû arriver.
§ 444* ^^ marbre de . Garrara n'est pas le seul carbonate calcaire qui présente des-cristaux quartzeux. Dans la pierre calcaire colorée en noir par le pétrole , de Québec , en Amérique , il f a des vides dans lesquels on observe des cristaux qnartzeux fort transparens, entremêlés pan» des spaths calcaires de couleur cendrée ; et riB?" térieur des géodes calcaires-argileuses de Grencw nii est encore orné de cristaux de quartz, penW h qu'à leur superficie, oii n'aperçoit aucune trace ^ d'infiltration. Dans le filon de marbre primitif ^
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