PRÉFACE. XIX
conclut ainsi le long et bienveillant article qu'il a consacré a noire premier volume :
« Toutes formes donc , anlant qu'elles sont re- » ligieuses , étant des symboles des choses spiri- » tuelles , l'uniformité , comme nous le rappelle » l'Abbé, en doit être la condition, et par là même » le gage de Y unité de l'Esprit. (1) En effet , pour » employer les propres paroles de l'Archidiacre » Manning , n' est-il pas certain que l'uniformité » est le tangage symbolique et silencieux de l'unité? » Y a-t-i! quelque loi dans l'œuvre de Dieu qui n'ait » sa propre forme invariable ? Qu'est-ce que la » variété de la nature , si non l'expression uniforme » d'une variété de lois, et non pas l'expression va- » riée d'une seule loi ? Là où il n'y a qu'un cœur, il » n'y aura aussi qu'une voie, a dit Jérémie (2). En » conséquence , l'Abbé condamne la variété des » rites dans l'Eglise ; il la poursuit comme un » manque d'appréciation de l'importance de l'unité » chrétienne, et il propose de surmonter la diffi- » culte en prenant Home pour centre. Ici , il ouvre » une question dans laquelle nos lecteurs nous » pardonneront certainement de ne pas nous en- » gager, à la fin d'un long article. Nous nous bor- » aérons donc pour le présent , à dire que , quant
(1) Eph. ÏV. 5.
(2) Jerem. XXXÏI. 39.