‹ Institutions liturgiques (volume 2)Chapitre 11 sur 48 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

» aux vues de l'Abbé sur l'importance de l'unité » religieuse, et sur la futilité de tous les efforts dé- » pensés à procurer cette unité sans l'uniformité , » il peut , si cela lui est de quelque consolation , » être assuré de la franche sympathie de plus d'un » cœur anglais.

» Certes , il n'est pas un cœur catholique (1) qui » ne soupire ardemment vers une règle plus forte, » vers une plus grande unité d'action , et non » seulement en Angleterre , mais par toute la » chrétienté. Nous sympathisons du fond de nos » cœurs avec l'auteur dont nous venons d'exami- » ner l'ouvrage , en ce qu'il dit contre l'esprit de » nationalité en religion. Nous ne pouvons ressen- » tir le moindre attrait pour le parti Gallican , en » tant qu'il s'oppose à l'école Ultramontaine. Les » théories nationales , y compris même la théorie » Gallicane, qui, par le fait, est plus ou moins la » théorie actuelle des divers pays de la Commu- » nion Romaine, nous paraissent receler un subtil » Erastianisme , et témoigner en même temps » d'une véritable insouciance pour la plénitude et » pour la liberté de l'Evangile. C'est en émettant » celte profession de sympathie que nous prenons » congé de l'Abbé , lui souhaitant de cœur la santé

(1) Le mot Catholique est pris ici dans le sens de l'Anglicanisme , qui rétend à ses propres membres.

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