RÉVISION DE L^OFFICE ROMAIN
INSTITUTIONS doutc ccttc asscrtion de Raoul de Tongres, appuyés
LITURGIQUES ^ ^ o 1 X J
sur ce que dit Abailard, que, dès le xii^ siècle, les églises
de Rome, celle de Latran exceptée, ne suivaient plus Tancien office; mais nous répondons quelles pouvaient néanmoins avoir retenu les anciens livres, en ayant soin d^omettre, dans le chant du chœur, les parties retranchées par saint Grégoire VII. La correction d'Haymon ayant entraîné de plus grands changements, des additions peutêtre, ces livres, si on les eût conservés, pouvaient devenir un obstacle à Tuniformité.
La correction Raoul de Tongres, qui, du reste^ se montre très-peu
franciscaine, /• i i r ^ • • i • i
quoiqu'en dise lavorable aux ireres mineurs, signale avec aigreur les. de Tongres, défauts de la correction d'Ha37mon. Il accuse les francis- ^'^deïraSdeï"^ cains d'avoir défiguré Toffice romain, disant que leur brémodifications yiaire présente de grandes différences avec Tantiphonaire,
dans la Liturgie r o r ^
romaine. tel qu'on le trouve dans Amalaire, Walafrid Strabon et les autres liturgistes du ix® et du x® siècle ; il leur reproche amèrement d^avoir^ augmenté le nombre des ièîQs doubles, inséré beaucoup de saints qui n^appartiennent qu'au calendrier local de Rome, etc. Sur ces dernières imputations, il est fondé, sinon en raison, du moins en fait ; quant à la première, elle tombe devant la réalité. Nous avons dans la collection liturgique du B. Tommasi, un Antiphonaire entier, à l'usage de Péglise de Saint-Pierre, et écrit sous le pontificat d'Alexandre III, qui siégea en r 169 : or, cet antiphonaire, qui renferme l'office réduit par saint Grégoire VII, est presque entièrement semblable au bréviaire romain actuel, lequel est tout à la fois l'abrégé de l'antiphonaire grégorien et le bréviaire des frères mineurs. Si donc il existe des différences entre les livres romains tels qu'on les voit dans Amalaire, et lebréviaire des franciscains, il faut les attribuer principalement aux réductions faites par saint Grégoire VII, et se rappeler aussi que l'antiphonaire de Metz renfermait plusieurs pièces qui n'étaient pas d'origine romaine. Con-