‹ Institutions liturgiquesChapitre 101 sur 195 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

n'a pas entraîné de grandes modifications dans la Liturgie "

romaine, et que l'ancien fonds grégorien est toujours demeuré le même.

Les frères mineurs ajoutèrent au 'propre du bréviaire Les frères

les offices des saints que leur ordre ne tarda pas à enfan- ajouterft^pour

ter, et particulièrement celui de saint François. Tous ces au^propr?du

offices composés en prose cadencée et rimée, sont une des ^ bréviaire

, , des omces de

richesses littéraires du xiii® et du xiv^ siècle. Nous regret- leurs saints en

^ prose rhvthmée

tons que l'espace nous manque pour en insérer ici d'une

... . . onction naïve.

quelques traits d une onction naïve, comme toutes les oeuvres de Tordre séraphique, à cette époque de sa grande gloire. Depuis, le xviii^ siècle a soufflé son vent glacé sur ces fleurs si fraîches et si tendres : les franciscains des provinces de France, avant de s'éteindre sous les coups de la sécularisation, élaborèrent pour leur ordre une série de nouveaux offices dans lesquels on ne trouve plus la moindre trace de ces touchants cantiques que Tâge héroïque des frères mineurs avait consacrés à la gloire de saint François, de sainte Glaire, de saint Bonaventure, de saint Antoine de Padoue^ etc. Clément XIV, Franciscain conventuel, accéda aux vœux de son ordre, en approuvant les offices réformés qu'on lui présenta.

Les frères prêcheurs que Dieu donna à son Église par Les frères

prêcheurs

le ministère de saint Dominique, quelques années avant adoptent un les frères mineurs, méritent une place distinguée dans et unVréviaîre, les annales de la Liturgie. Fondés en France et bientôt fondSe^romain établis à Paris par saint Louis, dans leur illustre couvent je^emprunts de la rue Saint-Jacques, d'où ils ont pris le nom de faco- nombreux faits

■^ ^ ^ ^ ^ aux usages

bins, leurs usages liturgiques, auxquels ils sont demeurés des Églises de

' . d.Q France

fidèles, nous font connaître ceux des Eglises de France et et spécialement particulièrement de TEgUse de Paris, au xm^ siècle. Pour ^e Paris. la messe, ils ont gardé plusieurs rites et prières dont la plupart se retrouvent dans les missels français du xiii*' au xv^ siècle : le texte du missel est d'ailleurs le romain

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