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INSTITUTION DE FÊTES NOUVELLES

ses compagnons, martyrs: enfin, de sainte Martine, vierge ^ partie

ir n T J T ^ 1 O CHAPITRE XVI

et martyre. Urbain VIII approuva, en outre, comme "~

semi-doubles ad libitum^ les fêtes de saint Philippe de

Néri, instituteur de l'Oratoire de Rome; de saint Alexis,

confesseur; de saint Henri II, empereur ; de sainte Thé-

rèse, vierge, réformatrice du Garmel, et de sainte Elisabeth,

reine de Portugal, dont il composa lui-même les hymnes

et l'office entier. Innocent X, qui succéda à Urbain VIII, ^ innocent x

établit du rite double la fête de sainte Françoise, veuve de sainte

romaine, et du rite semi-double et de précepte, celles de romain^e^^et de

saint Ignace de Loyola, de sainte Thérèse et de saint ^^^^^^ Claire.

Charles Borromée. L^office de sainteClaire 'fut aussi établi

par ce pontife, mais seulement semi-double ad libitum. '

Tels furent les accroissements du Bréviaire romain, et en l^ plupart même temps du missel, jusqu'à la moitié du xvii^ siècle. ^^ ^^d/^rfte^°^^ On doit remarquer que la plupart de ces fêtes sont du semi-double,

i^ y i- ^ les souverains

rite semi-double^ pour conserver l'office du dimanche. Pontifes étant

, . , encore

Nous verrons une révolution en sens contraire s^accom- préoccupés

de conserver

plir successsivement, et la récitation hebdomadaire du l'office

1 • 1 • N du dimanche.

psautier perdre une partie de son importance a mesure que nous avancerons dans l'histoire liturgique des deux derniers siècles. Nous aurons ailleurs Toccasion de dire notre avis sur cette grave modification liturgique.

Donnons maintenant la bibliothèque des écrivains Auteurs

!• • . • ^ n • j 1 -v . . , , liturgistes de la

iiturgistes qui ont tleuri dans la première moitié du première

YvrT^ sierjp moitié

XVII siecie. ^^^ ^^^^e siècle.

En tête, nous placerons Victorius Scialak, moine maro- victorius nite, né au Mont-Liban, qui vivait à Rome au commence- ^'^ maronhe!^^ ment du xvii^ siècle^ et y enseignait les langues orientales. Il traduisit d'arabe en latin les Liturgies attribuées à saint Basile, à saint Grégoire de Nysse et à saint Cyrille d'Alexandrie.Cette collection fut impriméeàAugsbourg,en 1604.

(1604). Jean de Angelis, frère mineur observantin, Jeande Angeiis,

j^ 1 . • r V Ti/r 1 • 1 observantin.

donna en espagnol un ouvrage imprime a Madrid, sous ce titre : Tratadode los sacratissimos mysterios de la Misa.

André Hove,

professeur

à Douai.

eveque de Cedonia.

Jean Gretser, jésuite.

(i6o5). André Hoius ou Hove, professeur de langue grecque à Douai, est auteur d'un livre intitulé : Antiquîtatum litin^gicarum arcana concionatoribiis et pastoribiis uberrïmwn promptuarhim^ sacerdotibus serhim exercitiiim^ religiosis meditationum spéculum^ nobilibus spiritiialis venatio^ laids litteratis sancta devotio^ omnia ex diversis auctoribus tribus tomis comprehensa. A Douai, in-8''. Pour être juste, nous devons dire que Texécution du livre ne répond pas tout à fait à de si magnifiques promesses.

Jean Palantieri, (i6o6j. Jean-Paul Palantieri, franciscain, évêque de Cedonia^ a laissé une explication des hymnes ecclésiastiques imprimées à Bologne, en 1606.

(r6o6). Le célèbre jésuite Jean Gretser, un des plus vaillants antagonistes de la réforme, et dont les œuvres volumineuses forment l'un des plus vastes répertoires de l'érudition catholique, a laissé plusieurs traités intéressants sur les matières liturgiques. Nous citerons en particulier : /" De Sacris Peregrinationibus, libri IV; 2^ De Ecclesiasticis ProcessionibiiSy libri II ; J° Podoniptron seu Pedilavium, hoc est, de more lavandi pedes peregrinorum et hospitum^ avec une addition au livre des pèlerinages; 4^ De Fiinere christiano, libri III ; 5° De Festis, libri II. Il donna plus tard un supplément à ce dernier ouvrage, dans lequel il traite d'une manière spéciale du culte et de la fête du Saint Sacrement. 6" De Benedictionibus^ libri duo, et ter tins de maledictionibus ; 7° De sancta Cruce, ouvrage non moins fécond pour la science liturgique que pour^ celle de l'antiquité chrétienne en général. Nous omettons un grand nombre d'autres opuscules qui figurent avec les livres que nous venons de citer dans la belle édition des œuvres de Gretser, donnée en dix-sept volumes in-folio,[à Ingolstadt, en 1734. Nicolas (1607). Nicolas Serrarius, jésuite lorrain, est auteur

"jésuite. ' de deux livres intitulés : le Litaneutique ou des Litanies,

I PARTIE CHAPITRE XVI

DE LxV PREMIÈRE MOITIE DU XVII^ SIECLE 523

dans le premier desquels il traite de l'antiquité et de Futilité des litanies, et dans le second de l'invocation des saints. Il a composé aussi un traité des Processions divisé pareillement en deux livres. Ces deux ouvrages, remplis de science et d'intérêt, se trouvent dans la collection des opuscules de Serrarius, imprimée à Mayence en i6i i, in-folio.

(1608). Jean-Baptiste de Rubeis publia à Plaisance un jean-Baptiste livre intitulé : Rationale dipinorinn qfficiorum. Quelques ^ ^ ^^^* recherches que nous ayons faites d'ailleurs^ l'auteur et son livre ne nous sont connus que par la simple mention qu'en fait Zaccaria.

(16 10). Ce fut en cette année que les éditeurs parisiens ^ Nouvelle de la Bibliotheca peter um Patrum, de Margarin de la collection Bigne, donnèrent en manière de supplément un dixième d'Hiuo^rp. tome qui contient une nouvelle et meilleure édition de la collection liturgique d'Hittorp. Cette édition, qui est postérieure de dix-neuf ans à celle que Ferrari avait publiée à Rome, à la fin du xvi^ siècle, est la dernière de toutes. Elle est aussi la plus correcte, principalement pour l'ouvrage d'Honorius d'Autun, intitulé : Gemma animœ.

(16 10). André Duval, docteur et professeur de Sor- André Duval, bonne, si connu par sa franche orthodoxie, a publié, en 1 6 1 o, de Sorbonne. un ouvrage mentionné par EUies Dupin, sous ce titre : Observations sur quelques livres de l'Eglise de Lyon.

(1611). Claude Villette, chanoine de Saint-Marcel de Claude Viiiette, Paris, a laissé un ouvrage intitulé : Les raisojisde l'office, sa^inf-Marcef^de et cérémonies qui se font en V Église catholique, aposto- ^^^'^' lique et romaine. Ensemble les liaisons des cérémonies du sacre de nos rois de Errance, et des dou:{e marques uniques de leur royauté céleste^ par-dessus tous les rois du 7nonde. Ce livre, dont la doctrine est puisée dans les liturgistes du moyen âge^ présente un grand intérêt, et a eu plusieurs éditions, tant du format in-4°que du format in- 12.

(1612). Jean Chapeauville, docteur de Louvain, est au- chapea\wiiie, teur de Touvrage suivant qni a été réimprimé plusieurs , do'^teur

•^ ^ ^ ao. Louvain.

INSTITUTIONS fois : Tvactatus de necessitate et modo ministrandi sacra-

• ' menta tempore pestis {MaycncQ^ 1612, in-8"). On trouve,

à la fin du second volume de Thistoire des évêques de Liège, par le même, un traité historique de prima et vera Origine festivitatis SS. Cojporis et Sangiiinis Christi. Augustin (161 3}. Augustin de Herrera, jésuite espagnol, a laissé

de Herrera, i « .,• ' ' ^ c< ' •^^ ^ ^

jésuite. deux ouvrages nnportants, imprunes a Seville, dans la

langue nationale, le premier sous ce titre : Del Origen, y

progreso en la Iglesia catholica de los ritos, y ceremo-

nias, que se iisan en el santo sacrijîcio de la Misa (161 3,

in-4°) ; et le second intitulé : Origen,j progreso del oficio

divin, y de sus observancias calholicas, desde el siglo

primero de la Iglesia al présente (1644, in-4°).

Jean-Baptiste (i6i3). Jean-Baptiste de Glano, religieux augustin,

augus^tîn.' docteur de Paris, a composé, au rapport d'Ellies Dupin,

un livre intitulé : Des Cérémonies des principales Eglises

de r Europe.

Joseph visconti (i6i5). Joseph Visconti, connu dans la république des

conservateur i^^^jp^s ^qus SOU nom latinisé de Vicecomes., fut un des con-

bibhothèque servateurs de la bibliothèque- Ambrosienne, fondée à

Ambrosienne. ^ ^ ^

Milan, par Tillustre cardinal Frédéric Borromée. Il a composé sous le titre d'Obserpationes ecclesiasticœ^ quatre volumes devenus rares, mais honorés d'une juste célébrité (Milan, i6i5, 1618^ 1620^ 1626^ in-4°). Le premier traite des rites du baptême ; le second, de ceux de la confirmation; le troisième, des cérémonies de la messe, et le quatrième, des choses à préparer pour célébrer convenablement ce sacrifice.

Jean-Baptiste (1616). Jean-Baptiste Scortia, jésuite génois, a publié

Scortia, jésuite, qu^^j^g livres, de Sacrosancto missœ sacrijicioy qui ont été imprimés à Lyon, en 1616, in-4% et qui attestent une science remarquable dans leur auteur.

Pierre Hailoix, (1617). Pierre Halloix, savant jésuite flamand, parmi

jésuite. , , . , . , .V ,. •

ses nombreux écrits, a laisse sur une matière liturgique l'ouvrage intitulé : Triumphus sacer sanctorum^ sive de

DE LA PREMIÈRE MOfTlÉ DU XVII® SIECLE 525

cœremoniis in reliquiarnm sanctoriim translationibus i partie

/TON CHAPITRE XVI

iisiirpatîs. « AntverpiîB » (In-8°). •

(1618). Martin de Alcazar, hiéronymite, est auteur de Martin

,, .... de Alcazar,

louvrage suivant: Katendamim romaniim perpetuum ex hiéronymite.

Bî^epiario et Missali Clemejitis VIII authoritate recogni-

tisj cumfestis quœ generaliter in Hispaniani celebrantur,

in quo ordo recitandi officium diviniim et missas celé-

brandi dilucide exponitiir (Madrid, in-4°). Cet ouvrage

paraît être le premier dans son genre, et précéda de

plusieurs années VOrdo perpetuus de Gavanti.

(16 19). Gaspard Loartes est auteur d^un livre imprimé Gaspard à Cologne, sous ce titre : De Sacris Peregrinationibus^ Reliquiis et Divitiis (1619, in-4°). Nous ne connaissons cet auteur et son livre que par Ellies Dupin et Zaccaria.

(1619). Le cardinal Frédéric Borromée, archevêque de Le cardinal Milan et neveu de saint Charles, outre le Cœremoniale Borromée, Ambrosiamim^ par lequel il compléta la Liturgie de son ^^^ Miîan.^ ^' Église, est auteur d'un livre imprimé à Milan, en i632, du format in-folio, sous ce titre : De Concionante Episcopo, dans lequel il traite savamment de Tappareil liturgique qui doit accompagner Tévêque annonçant la parole de Dieu à son peuple.

(1621). François-Bernardin Ferrari, préfet delà biblio- François

Ferrari préfet

thèque Ambrosienne, a laissé un ouvrage en trois livres de'ià

sur un sujet analogue à celui du cardinal Frédéric Borro- Ambrosienne. mée, sous ce titre : De Ritu sacrariim ecclesiœ veteris concionum^ in-4°. Ce livre remarquable a été réimprimé plusieurs fois. Nous avons encore du même Ferrari, sur une matière liturgique, sept livres de veterum Acclamationibus et Plaiisu. 1627, in-4'^. Il y traite en effet des acclamations, tant dans les assemblées ecclésiastiques, que dans les réunions profanes.

(1623). Michel Lonigo, personnage dont nous ignorons MichelLonigo. les qualités, mais qui paraît avoir exercé les fonctions de cérémoniaire, a composé un livre curieux intitulé : DelVuso

526 AUTF.URS LTTURGISTBS

INSTITUTIONS dclh pcsti dc sisTuori cardinali, tanto nelle chiese di Roma,

' quanto fiiori. A Venise, in-8°, i623.

Gabriel de (i623). Gabriel de TAubespine, évêque d'Orléans,

évlque"^' liomme d'une grande érudition, a bien mérité de la Liturgie Orléans. ^^^ ^^^ \\^\:q, de Veteribus Ecclesiœ Ritihus, imprimé à Paris, in-4% en 1 62 3 ; et par un autre, en français, intitulé: Ancienne police deVEglisesur l'administration de reucharistieet sur les circonstances de la messe. Paris, in-8°, 1629. Fortunat (i625). Fortuuat Scacchi, religieux augustin, fut évêque

sacristain de la ^^ Porphyre et sacristain de la chapelle papale. Il est Pau- '^^Tt^évêque^^^ t^ur d'un bel ouvrage sur les huiles et les onctions sacrées, de Porphyre, ^^j p^rut à Rome en 1625, in-4°, et a été réimprimé, au . XVII® siècle, à Amsterdam, du format in-folio. Il porté ce X\\.\:q.\ Sacrornm Elœochrismatiim 7iîyrothecia tria. Nous ne parlerons point de l'ouvrage inachevé du même Scacchi, sur la canonisation des saints, non plus que d'un certain nombre de traités de divers auteurs sur le même sujet, parce qu'ils sont presque exclusivement consacrés au détail et à la discussion des procédures, et que la partie liturgique n'y tient qu'une place fort restreinte. Il en est tout autrement de l'ouvrage de Benoît XIV. Mutio, capucin. (1626). Mutio, capucin italien, publia à Rome, en 161 2, un ouvrage intitulé : Tractatus de signijîcatis sacrosancti sacrifiai missœ^ et un autre, en 1626, sous ce titre : Declaratio de divinis offîciis et de cœremoniis quœfiiint in exeqniis defunctorn7n.

Barthéiemi (1628). Barthélemi Gavanti, Milanais, de la congrégabarnabite. tion des clercs réguliers de saint Paul, appelés aussi barnabit es ^ a laissé un nom à jamais célèbre dans les fastes de la Liturgie. Nous avons vu qu'il fut appelé, par Clément VIII et Urbain VIII, à faire partie des commissions que ces deux pontifes formèrent, à trente années d'intervalle, pour la révision du bréviaire et du missel. En i632, il fut désigné par l'archevêque de Milan pour faire à lui seul les changements, additions et corrections nécessaires

I PARTIE CHAPITRE XVI

dans le cérémonial de cette grande Eglise. Sa réputation de liturgiste s'étendit jusqu'en Allemagne et en France. Le cardinal d'Arach, archevêque de Prague, l'accabla de sollicitations pour le déterminer à venir régler les cérémonies de son diocèse : Urbain VIII refusa à Gavanti la permission de sortir de Rome. Le pape donnait en ces termes le motif de son refus, dans un bref qu'il adressa au célèbre liturgiste : Rescribo te, aiictoritate nosira^ unipersœ Ecdesiœ heneficio, in hreviarii Romani emendatione occicpatum. Le P. Boudier, savant liturgiste bénédictin, vint jusqu'à six fois à Rome pour conférer avec Gavanti. Enfin plusieurs évêques de France le sollicitèrent à leur tour de passer les Alpes, et de venir travailler à une édition du pontifical à l'usage des Églises de ce royaume. Il mourut en i638. Ses principaux ouvrages sur la Liturgie sont:

1° Thésaurus sacrorum rituum, sive Commentaria in f^ubricas Missalis et Breviarii. Ce livre est trop populaire pour que nous ayons besoin de nous étendre sur son mérite. Nous parlerons plus loin de l'édition qu'en a donnée Merati.

2^ Octavarium romanum. Nous aurons bientôt Toccasion de parler de ce livre. - ,

3° Ordo perpetuus r^ecitandi officium divinwn.

(1620). Louis Gressol, jésuite français, a laissé, sous le Louis Cressoi,

. ^ ^^ ' ' ^ ' . : . . jésuite.

titre de Mjstagogus^ de Sacrorum hominum disciplina (Paris, in-folio), un livre rempli d'érudition liturgique.

(i63o). Jean Filesac, docteur de Sorbonne, doyen de Jean Filesac,

docteur

cette Faculté, curé de Saint-Jean-en-Grève, fut un homme de Sorbonne. remarquable par sa profonde érudition sacrée et profane. On trouve sur certaines questions de la science liturgique, un grand nombre de détails curieux dans ses divers écrits, qui ont été recueillis en deux collections, l'une intitulée : Opéra varia (Paris, 1614, 2 vol. in-8°); l'autre 0/?^r^ selecta (Paris, 1621, 3 vol. in-4''). Cette dernière renferme, entre autres, les dissertations suivantes : De Cœre-

INSTITUTIONS monUs ; de Sanctojnim festis diebiis; Sanctorum imaginum radiatum capiit ; Baptismi lux et candor ; Funus

pespertinum ; de Cantu Ecclesiœ, etc, Anaciet Secchi, (i634). Anaclet Secchi, barnabite, est auteur d'un oubarnabite. y^r^g^ précieux et souvent réimprimé, sur le chant ecclésiastique; il porte ce titre: Hymnodia ecclesiastica^ et a été imprimé, entre autres éditions, à Anvers, en i634, in-8°. Il a été depuis traduit en langue italienne. Pierre Arcudius, (i634). Pierre Arcudius, savant prêtre grec, a laissé un prêtre grec, ^^y^^ge très-célèbre sur la Liturgie des Grecs comparée avec celle des Latins, dans l'administration des sacrements. Il est intitulé : De Concordia Ecclesiœ occidentalis et orientalis in septem Sacramentorum administratione. Les premières éditions de Paris sont de lôiget i625, in-4^ Simon Barbosa, (i635). Simon Vaz Barbosa, Portugais, docteur de portugais. Coïmbre, frère du célèbre canoniste du même nom, est auteur d'un livre imprimé à Lyon, in-8% en i635, sous ce titre : Tractatus de dignitate, origine, et significatis mysteriosis ecclesiasticorum gradimm, officii divini, vestium sacerdotalium et pont iji cal iiim, atque verborum, cœremoniarum et aliarum 7-erum pertinentium adsanctissimum Missœ sacrijîcium.

MarcDiaz, (i637). Marc Diaz, Portugais, franciscain de Tobserobservantin. y^nce, fit paraître à Rome, en 1637, un Ordo perpetiius recitandi officii divini.

Joseph (1637). Joseph de Sainte-Marie, chartreux espagnol, a

d^ SamjJ-Marie, p^bii£ ^ SéviUe, en i637, un ouvrage in-4% sous ce titre : Sacros ritos y ceremonias baptismales ; et un autre du même format, en 1642, intitulé : Triunfo del agiia bendita. Il paraît qu'il avait travaillé aussi sur les exorcismes. Dominique (i638). Dominique Giacobazzi, dit en latin Jacobatius,a Giacobazzi. ^Q^iposé le fameux traité de Conciliis^ qui est joint à Tédition des Conciles de Labbe. On trouve dans cet important ouvrage, tous les détails nécessaires sur les formes liturgiques qui doivent être employées dans les conciles.

(164 [). Jacques Éveillon, chanoine de Saint-Maurice d'Angers, fut charge, vers 1620, par Guillaume Fouquet, son évêque, de la révision du bréviaire et du rituel de ce diocèse. Il a publié, sur les matières liturgiques, deux ouvrages estimés. Le premier est intitulé : De Processionibus ecclesiastîcis liber. (Paris, in-8% 1641.) Le second a pour titre : De Recta psallendi ratîone.{L8i Flèche, in-4% 1646.)

(1641). Jean Garcia, franciscain espagnol, publia, à Lima, en 1641, un ouvrage sous ce titre : Explicacion de los mïsierios de la misa, y de sus cereinonias.

(1641). Jacques Lobbetius, de Liège, est auteur d'un volume in-4°, imprimé en cette ville, sous ce titre : De Religioso templorum cuit 11.

(1642). Dom Hugues Ménard, qui ouvre avec tant de gloire rimposante liste des savants de la congrégation de Saint-Maur, fut un liturgiste du premier ordre. Il suffira de mentionner ici son édition du Sacramentaire de saint Grégoire, donnée à Paris en 1642, in-4% avec les excellentes notes dont il l'accompagna. On sait que Dom Denys de Sainte-Marthe n'a pas cru pouvoir mieux faire que d'admettre tout ce travail de son ancien confrère dans sa belle édition des œuvres de saint Grégoire le Grand.

(1643). Isaac Habert, docteur de Sorbonne, chanoine de Paris, puis évêque de Yabres, donna en cette année une édition de VArchieraticon, ou Pontifical de l'Église grecque. Il appartient en outre à la bibliothèque des liturgistes du xvii^ siècle, par plusieurs hymnes remarquables par Ponction et la facilité, et qui ont été admises dans la plupart des modernes bréviaires de France.

(1646). André du Saussay, évêque de Toul, a laissé trois ouvrages curieux sur les habits sacrés. Le premier, sur les ornements épiscopaux, est intitulé : Panoplia episcopalisy seu de sacro episcoporum ornatu. Libri VIL (Paris, 1646, in-folio.) Le second, qui traite de l'habit clérical, a pour titre : Panoplia clericalis, seu de clcricoruni tonsura T. I 34

I PARTIE CHAPITRE XVI

Jacques Éveillon, chanoine d'Angers.

Jean Garcia,

franciscain.

Jacques Lobbetius.

Dom Hugues

Ménard, bénédictin de Saint-Maur.

Isaac Habert,

évêaue

de Vaores.

André du

Saussay, évêque

de Toul.

53o AUTEURS LIÏURGISTES

INSTITUTIONS et habitu. Libri XV. (Paris. 1640, in-folio.) Le troi-

sième, enfin, a pour objet les vêtements sacrés du prêtre,

sous ce titre : Panoplia sacerdotalis, seii de venerando sacerdotum habitu, Libri XIV. (Paris, i653, in-folio.) Du Saussay est encore auteur d'un livre sur le chant ecclésiastique, publié à Toul, in-8% en 1657, et intitulé: Divina doxologia, seu sacra glojHJî candi Deum in Iiymnis et canticis methodiis, et d'un autre qui a pour titre : De sacro ritu prœferendi crucem majoribiis prœlatis ecclesiœ libellus. 1628, in-8".

Jacques Goar, (1647). J^^ques Goar, dominicain, s'est rendu à jamais célèbre dans les fastes de la Liturgie, par son édition de VEucologion des Grecs, avec une traduction latine et des notes savantes. L'ouvrage fut imprimé à Paris, en 1647, in-folio.

Léon Aiiatius. (1648). Léon Allacci, en latin Allatius^ Tun des plus savants littérateurs italiens du xvii^ siècle, était né de parents grecs. Il eut la charge de bibliothécaire du Vatican, et a laissé beaucoup de travaux destinés à faire connaître la Liturgie des Grecs modernes. Nous citerons, entre autres, les dissertations de Dominicis et hebdomadibus recentiorum Grœcorum; de Missa prœsanctijîcatoriini, et de communione orientalium sub specie unica, que Ton trouve à la suite de l'excellent traité de Ecclesiœ occidentalis et orientalis perpétua consensione. (Paris, 1648, in-4".) Allacci a laissé aussi un traité de Libris ecclesiasticis Grœcorum (Cologne, 1645, in-8°); un autre, de Templis Grœcorum recentioribus, de Narthece Ecclesiœ veteris et de Grœco^ rum quorumdam ordinationibus (Cologne, 1 646, in-8°), etc.

Michel Bauidry, (1646). Michel Bauldrv, bénédictin de l'ancienne obser-

bénédictin. ' ^ . ,,«-.,,•

vance, grand prieur de Maillezais, a acquis une juste célébrité tant en France qu'à l'étranger, par son excellent Manuale sacrarum cœremoniarum juxta ritum sanctœ Rojnanœ ecclesiœ, in quo omnia quœ ad usum omnium cathedraliiim, collegiatarum, parochialium, sœcularium et

7^es:îilarium ecclesiariim pertinent, accuratissime trac-- ^ partie

C" r "> CHAPITRE XVI

tantnr. (Paris, 1646, iii-4°.) Cet ouvrage, fruit des travaux d'un simple particulier, a obtenu six éditions, et la pratique qui y est exposée avec une clarté admirable a été adoptée par tous les auteurs qui, depuis, ont écrit sur les cérémonies romaines. Bauldry rédigea aussi le Cérémonial de la congrégation de Saint-Maur, à la prière des supérieurs de ce corps illustre : il y fit entrer une grande partie de son Manuel^ qu'il adapta aux usageà claustraux, et porta cet ouvrage à une grande perfection.

(1649). Marc-Paul Léo ne nous est connu que par Zac- Marc-Paul Léo, caria, qui mentionne avec un grand éloge un livre publié par cet auteur, à Rome, en 1649, ^^^^ ^^ ^i^re : De auctoritate et iisu pallii pontifiai .

Nous terminerons ce chapitre par les remarques sui- Conclusions. vantes :

1° Durant la première moitié du xvii^ siècle, TEglise universelle se reposa dans Tunité liturgique.

2° L'Eglise de France commença de ressentir les premières atteintes d'une réaction contre la liberté de la Liturgie. Cette réaction provenait des influences de la magistrature séculière.

3° En même temps qu'elle protestait, mais en vain, contre les entreprises de la magistrature, l'Assemblée de i6o5 donna le premier exemple d'une entreprise contre le Missel de saint Pie V.

4° Rome continua de déterminer, avec une imposante solennité, les formes générales de la Liturgie, et l'Occident tout entier se montrait attentif et docile à ses prescriptions.

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