‹ Institutions liturgiquesChapitre 179 sur 195 · REVISION DU MISSEL PAR URBAIN VIII · texte numérisé non relu

REVISION DU MISSEL PAR URBAIN VIII

Tous les ordres

religieux

astreints

au Bréviaire

romain reçoivent les

nouvelles

hymnes; les

moines et les

dominicains

conservent les

anciennes.

Dernière

révision du

missel

accomplie par

Urbain VIII

en 1634.

nouvelles se trouvent : encore, le plus souvent, sontelles renvoyées à la fin, en matière d^appendice. Au contraire, les éditions publiées depuis douze ou quinze ans, ont, presque toutes, reproduit uniquement les hymnes corrigées.

Quant aux ordres religieux, ceux qui sont astreints au Bréviaire romain embrassèrent les nouvelles hymnes, excepté toutefois les franciscains des provinces de France. Les ordres et congrégations monastiques gardèrent les anciennes. La congrégation de Saint-Maur est la seule qui, après diverses variations, ait enfin adopté définitivement la correction d'Urbain VIIL Aujourd'hui encore, dans Rome même, les bénédictins du Mont-Cassin, les cisterciens, les chartreux, etc., chantent les anciennes hymnes : elles sont également restées en usage dans le Bréviaire dominicain.

Urbain VIII, après avoir opéré la révision du bréviaire, entreprit celle du missel, considérant ces deux livres^ fondement de la Liturgie, comme les deux ailes que le prêtre de la loi nouvelle, à l'exemple des chérubins du tabernacle antique, étend chaque jour vers le vr^ai propitiatoire du monde (i). La même commission qui avait été établie pour la révision du bréviaire, donna ses soins à celle du missel. On fît aux rubriques plusieurs corrections et éclaircissements, et on rétablit dans sa pureté le texte de l'Ecriture, altéré en quelques endroits. Cette correction du missel est aussi la dernière : c'est pour cette raison que ce livre, comme le bréviaire, a porté depuis sur son titre le nom d'Urbain VIII avec ceux de saint Pie V

(i) Quamobrem sicuti nuper ad divini officii nitorem reformari breviarium, ita demum hujus exemplo ad divini sacrificii ornamentum corrigi missale mandavimus; et quoniam hasce quasi alas quas sacerdos, instar cherubim prise! mystici tabernaculi, quotidie pandit ad verum mundi propitiatorium, decet esse plane geminas, atque uniformes, etc. [Bref du 2 septembre 1634.)

I PARTIE CHAPITRE XVI

RÉVISION DU MISSEL PAR URBAIN VIII big

et de Clément VIII. Le bref de publication est du 2 septembre 1 634, et commence par ces mots: Si quid est in ' rébus hiimanis. Nous ne le donnons pas dans les notes de ce chapitre, parce qu^il présente moins d'intérêt que celui qui a rapport à la révision du bréviaire et à la correction des hymnes. Enfin Urbain VIII publia une nouvelle édition du pontifical, avec quelques changements et améliorations, et la promulgua, comme désormais obligatoire, par un bref du 17 juin 1644, qui commence par ces mots : Quampis alias.

Nous ne terminerons pas cette histoire liturgique de la Accroissements

^ c> ^ du Bréviaire

première moitié du xvii^ siècle, sans parler des accroisse- romain par

^ .... l'addition

ments que reçut, durant cette période, le Bréviaire romain des offices de

n 1 1- • ' 1 nr i i • • - r plusieurs

par 1 addition des omces de plusieurs saints qui lurent saints, proposés par les souverains Pontifes au culte de TEglise. Il est juste, en effet, que cette épouse du Christ célèbre les triomphes de ses enfants, à quelque siècle qu'ils aient appartenu ; car elle ne doit point rougir de placer dans ses fastes les fils qu'elle a nourris dans la vieillesse de ses mamelles (i), à côté de ceux qui furent les prémices de sa maternité. Au xvii^ siècle, la France ne s'était pas rendue sourde encore à cette voix du Pasteur suprême qui retentit à chaque pontificat, dans les églises de Dieu,. portant Chacune

^ ^ ^ . . ^ ^ ^ ^ de ces additions

Tordre qu'à l'avenir tel jour de l'année demeure consacré est un signe

ri ' • 11 • 1 TA- o 11 1 nouveau de la

a la mémoire d un serviteur de Dieu. Sous la hutte de vie de l'Église et

roseaux, au fond des antres qui le cachent, le mission- ^pou?^|f fiîs?^

naire qui n^a pour consolation que son bréviaire, apprend

cette grande nouvelle, et se sent fortifié par ce nouveau

signe de vie que lui envoie la Mère des chrétiens; il s'unit

à toutes les églises : celle de France est la seule qui ne

répétera point avec lui le cantique nouveau.

Clément VIII, dans sa révision du bréviaire, avait, à l'exemple de Grégoire XIII et de Sixte-Quint, ajouté au

(i) Adhuc multiplicabuntur in senecta uberi. {Psaluu XCI, i5.)

INSTITUTIONS Calendrier de saint Pie V plusieurs nouveaux saints. Par

différents décrets, il avait établi, pour la première fois,

in^dme ks^êtes l'office de saint Romuald, abbé de Camaldoli, et celui de Romuaki^et de saint Stanislas, évêque de Cracovie et martyr, l'un et saint Stanislas l'autre du rite semi-double. Il avait élevé au rang des

de Cracovie ...

et change doubles-majeurs la Visitation de la sainte Vierge, les

le degré de ^ ^ . . . ^ '

plusieurs deux fêtes de la Chaire de saint Pierre, à Rome et à Antioche, et celle de saint Pierre-aux-Liens. La fête de saint Jean Gualbert, abbé de Vallombreuse, avait été établie du rite simple^ et celle de saint Polycarpe, évêque de Smyrne et martyr, élevée, de simple qu'elle était, au degré de semi-double. Clément VIII, après avoir uni le culte de rillustre martyre Flavia Domitilla à celui des saints Nérée et Achillée^ avait aussi rehaussé d'un degré cette fête simple jusqu'alors. Mais en retour, sans doute pour ménager davantage les droits du dimanche, il avait abaissé du rang des doubles à celui des semi-doubles^ les fêtes de saint François de Paule, de saint Pierre, martyr, de saint Antoine de Padoue et de saint Nicolas de Tolentin.

Paul V institue ^^mI V établit Toffice de saint Casimir, prince polosaTnt^Caïimlr i^^î^i ^^ celui de Saint Norbert, instituteur des prémontrés,

de saint Norbert, J^ j-j^^ semi-double. Il approuva du même degré, mais ad

de saint Charles /-^ ^

Borromée, des Ubitum, la fête de saint Charles Borromée, celle des

Stigmates de . .,.,,.

saint François, Stigmates de saint François; et du rite double, pareille-

des saints Anges tt-t-. i^/y-j • * j- t

gardiens et de ment ad libitum^ lomce des saints Anges gardiens. La

a e. ^^^^ ^^ saint Ubalde, évêque de Gubbio, fut aussi instituée

par le même pontife, mais du rite simple. Enfin Paul V

rendit à saint François de Paule le degré de double que

Le zèle lui avait enlevé Clément VIII. Mais aucun pape de

d'Urbain VIII , , . ^ , . ^.t.^^

à cet égard l'epoque qui nous occupe ne surpassa Urbain VIII pour ^deTous^^ le zèle à instituer de nouveaux offices. Il étabUt la fête œtt'^e^époque.^ double de saint Hyacinthe, dominicain polonais, et institua semi-doubles de précepte les fêtes de sainte Bibiane, vierge et martyre; de saint Hermégénilde, martyr; de sainte Catherine de Sienne, vierge ; de saint Eustache et

Page 1