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PREFACE DE L AUTEUR LXXVII

Aujourd'hui donc que les pierres du sanctuaire, deve- ^^f vieilles

■' T. r T églises

nues l'objet d'une étude et d'une admiration ardentes, ne reJeJ^^ndent courent plus le risque d'être dispersées par des mains van- séculaires '^dont dales ou malhabiles ; que tous les efforts sont concentrés retentissaient

... . .y , . autrefois.

pour produire des restaurations complètes^ et, au besoin, des imitations exactes dans les cintres, les ogives, les rosaces, les vitraux, les boiseries ; n'est-il pas temps de '^

se souvenir que nos églises n'ont pas seulement souffert dans leurs murailles, leurs voûtes et leur mobilier séculaire, mais qu'elles sont veuves surtout de ces anciens et vénérables cantiques dont elles aimaient tant à retentir ; qu'elles sont lasses de ne plus répéter, depuis un siècle, que des accents nouveaux et inconnus aux âges de foi qui les élevèrent. Après tout, les paroles de la Liturgie sont plus saintes, plus précieuses encore que les pierres qu'elle sanctifie.

La Liturgie n'est-elle pas l'âme de vos cathédrales ? La Liturgie

^ ^ qu elles

sans elle, que sont-elles, sinon d'immenses cadavres dans l'éclament est la

' ^ -' romaine,

lesquels est éteinte la parole de vie ? Or donc, songez à rauacâent^^tous leur rendre ce qu'elles ont perdu. Si elles sont romanes, ^^^^ souvenirs. elles vous redemandent ce rite romain que Pépin et Charlemagne leur firent connaître ; si leurs arcs s'élancent en ogives, elles réclament ces chants que saint Louis se plaisait tant à entendre redire à leurs échos ; si la Renaissance les a couronnées de ses guirlandes fleuries, n'ont-elles pas vu les évêques du xvi® siècle inaugurer sous leurs jeunes voûtes les livres nouveaux que Rome venait de donner aux Églises .^ Toute notre poésie nationale, nos mœurs, nos institutions anciennes, religieuses ou civiles, sont mêlées aux souvenirs de l'ancienne Litur-

LXXVIIl INSTITUTIONS LITURGIQUES

gie que nous pleurons. C'est ce que nous ferons voir dans ce livre, tout insuffisant qu'il soit : nous oserions même penser que, malgré sa destination cléricale, le poëte, l'artiste, Tarchéologue, Thistorien, auraient quelque chose à y puiser.

Le but Quoi qu'il en soit, nous lui avons laissé le modeste titre

principal de

cène pubWc^ûon d'' Institutions litur^-igues, comme à un ouvrage spécia-

est d'initier . . .

la jeunesse lement destiné à l'enseignement. Son but principal est

cléricale " '^ ^

a^i'etude des j'jnitiei- les plus jeuiies de nos frères à l'étude de ces myscuite divin. ^^^^^ j^ ^^j^^ divin et de la prière, qui doivent faire la principale nourriture de leur vie. Une entreprise de librairie ecclésiastique, dont les directeurs connaissaient notre projet, nous avait demandé d'insérer cet ouvrage au rang de ses publications. Il a donc été annoncé comme devant paraître en i838. Nous avons reçu à ce sujet les plus précieux encouragements, et nous savons, à l'avance, que l'objet de ce livre, s'il doit déplaire à quelques-uns, a déjà pour lui de nombreuses sympathies. Nos forces physiques n'ayant pas répondu à notre attente, nous nous sommes trouvé obligé de différer la publication de ce premier volume jusqu'au moment présent, où nous le faisons paraître sous notre seule responsabilité. Annonce L'ouvrase entier formera cinq volumes : le second

de lapparition *-^ '■

prochaine d'une paraîtra dans le courant de l'année présente, et les autres liturgique, suivront à des intervalles très-rapp roches. Ayant fait de longues et sérieuses études sur la Liturgie, nous avons le projet de publier, en dehors de ces Institutions^ plusieurs, traités spéciaux. Nous indiquerons seulement ici le projet d'une Année liturgique^ travail destiné à mettre les fidèles en état de profiter des secours immenses qu'offre à la piété

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