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DANS L OCCIDENT I7I

tion qui, du reste, n'a jamais été contestée par personne, se prouve d'elle-même par la simple inspection des annales ecclésiastiques des royaumes que nous venons d'énumérer; à toutes les époques, nous y trouvons l'usage de la Liturgie romaine, et nul vestige de son introduction postérieure.

En outre, nous voyons d'une manière positive les Pontifes romains veiller par eux-mêmes à l'exécution de leurs volontés en cette matière. Vers l'an 720, saint Grégoire II, dans un capitulaire adressé à l'évêque Martinien, qu'il envoyait en qualité de légat visiter les nouvelles chrétientés de la Bavière, lui recommande, entre autres choses, de s'informer de la canonicité de l'ordination des prêtres et des diacres, de voir s'ils sont d'une foi pure, et dans le cas où ils seront trouvés réunir ces conditions, « de* leur donner pouvoir de sacrifier, de « servir à l'autel et de psalmodier suivant la forme et « tradition de la sainte Eglise romaine et du Siège apos- « tolique (i). » De plus, le Pape ordonne à Martinien de pourvoir aux besoins des Egliseset de veiller à ce que chaque prêtre ou ministre « observe les cérémonies solennelles « des messes, les heures des offices du jour et de la nuit, « les leçons de l'Ancien et du Nouveau Testament; le « tout suivant la tradition du Siège apostolique (2). »

I PARTIE CHAPITRE VII

Saint Grégoire II

ordonne

à Févêque

Martinien,

son légat

en Bavière,

de veiller

au maintien

de la tradition

romaine

pour

Fofnce divin

dans

les Eglises

naissantes

de ce pays.

(i) Ut datis nostris scriptis, ita ut cum duce provinciae deliberetis, quatenus conventus aggregetur sacerdotum, et judicum, atque universorum gentis ejusdem primariorum, et ex quaesitis sacerdotibus, atque ministris, quorum canonicam approbaveritis extitisse promotionem, ac rectae fidei tenere, aut recipere rationem, his sacrificandi, et ministrandi, sive etiam psallendi ex figura, et traditione sanctae apostolicae, et Romanae sedis ecclesiae ordine tradetis potestatem. {Capitulare Gregorii II, Labb. Concil., tom. VI, pag. 1452.)

(2) Ut loca singularum Ecclesiarum providentes, quomodo unusquisque sacerdos seu minister, erga ecclesiam debeat conservare, vel qualiter sacra missarum solemnia, sive cetera diurnarum, atque nocturnarum horarum officia, sive etiam lectionem sacrorum novi atque Veteris Testamenti ordinabilia praedicamenta studeat observare, secundum traditum apostolicae Sedis antiquitatis ordinem disponatis. [Ibidem.)

Sévère

jugement

du pape

saint Zacnarie

relativement

à certains

usages particuliers aux églises de France.

La vigilance

du Siège

apostolique

n'allait pas

jusqu'à interdire

aux églises

d'Allemagne

quelques

variantes

qui n'altéraient

pas la pureté

des usages

romains.

Le graiid Apôtre de TAllemagne, saint Boniface, ayant consulté le pape saint Zacharie au sujet de certaines bénédictions que donnaient les évêques de France et qui ne se trouvaient point dans l'ordre de la Liturgie romaine, le Pontife lui répond en ces termes : « Quant aux béné- « dictions en usage chez les Français, vous savez qu'elles « sont répréhensibles de diverses manières; car ce n'est « point d'après la tradition apostolique qu'ils agissent « ainsi, mais par vaine gloire, se préparant leur propre « condamnation, puisqu'il est écrit : Sï quelqu'un vous « évangélise autrement quil na été évangélisé, quil soit « anathème ! Vous avez reçu la règle de la tradition « catholique, frère très-chéri ; prêchez-la à tous ; ensei- « gnez à tout le monde ce que vous avez reçu de la « sainte Eglise romaine dont Dieu nous a fait le ser- « viteur (i). »

Cette sévérité du Siège apostolique à l'égard de l'Église de France, à une époque où elle ne se trouvait souillée d'aucune erreur, montre le grand désir des Pontifes romains de voir régner l'unité liturgique et présage la destruction prochaine de la Liturgie gallicane; mais en même temps elle fait voir avec quelle sollicitude Rome veillait à la pureté des usages romains dans les églises d'Allemagne. Toutefois, cette sollicitude n'empêcha pas qu'il ne se glissât, comme il arrive toujours, certaines variantes de peu d'importance dans la Liturgie observée dans ces vastes contrées. Le docte Gerbert, abbé de Saint- Biaise, en la Forêt-Noire, a donné un excellent ouvrage

(i) Pro benedictionibus autem quas faciunt Galli, ut nosti, frater, multis vitiis variantur. Nam non ex apostolica traditione hoc faciunt, sed per vanam gloriam hoc operantur, sibi ipsis damnationem adhibentes, dum scriptum est : Si quis vobis evangeli^averit prœter id qiiod evangeliiatum est, anathema sit. Regulam catholicae traditionis suscepisti, frater amantissime : sic omnibus praedica, omnesque doce, sicut a sancta Romana, cui Deo auctore deservimus, accepisti ecclesia. {Zachariœ Papœ Epist. XII, Apiid Labb., tom. VI, pag. i526.)

DANS l'occident lyS

sous le titre de : Liturgia Alemannica, dans lequel i partie

CAAPITRE VII

il décrit en détail la manière dont on gardait dans les

diverses églises de la Germanie la Liturgie romaine. On voit que les usages particuliers de ce pays ne dérogeaient en rien à l'unité liturgique qui, du moins, chez les catholiques , n'a jamais été brisée en Allemagne.

Avant de donner la liste des auteurs liturgistes de Le Liber

, , , . , . . . - diurnus

lepoque qui nous occupe, nous dirons ici quelques mots Romanorum d'un précieux monument de l'antiquité ecclésiastique dont monument l'étude est nécessaire à quiconque veut posséder en leur poif/îa^sdence entier les sources de la science liturgique. Ce livre est liturgique, connu sous le nom de Liber diurnus Romanorum Ponti- Jicum. L'histoire de sa publication tentée plusieurs fois et enfin accomplie en 1680, par le P. Garnier, jésuite, est longue et curieuse; mais elle nous entraînerait trop loin de notre sujet. Nous dirons donc seulement que le Liber diurnus est un recueil des formules dont les Papes se servaient durant les sixième, septième et huitième siècles, et dans lequel on trouve les rites de leur ordination, et de celles des évêques d'Italie qui étaient obligés de venir recevoir é. Rome la consécration épiscopale, les professions de foi, les privilèges, les mandats, les concessions et autres actes semblables. Le recueil est divisé en sept chapitres, subdivisés eux-mêmes en plusieurs articles. Le premier chapitre contient des formules de lettres aux princes et autres personnes séculières ; aux patriarches, archevêques, évêques, prêtres, diacres, primiciers, secondiciers. On trouve, dans le second, les formules de toutes les lettres et de tous les actes qui précédaient et suivaient l'élection du Pape. Le troisième chapitre comprend les formules des lettres, des rites et des actes qui étaient d'usage dans l'ordination des évêques consacrés à Rome. Entre autres promesses que faisait avec serment le nouvel évêque, on remarque celle de célébrer toujours

Les Ordres

romains,

les plus

importants

des écrits

liturgiques

de cette époque.

Les Hymnes

saint Grégoire le Grand.

les divins offices suivant le rite romain (i). Dom Mabillon attribue cette injonction à saint Grégoire le Grand (2). Le quatrième chapitre regarde l'usage du Pallium, et en conséquence, il a un rapport direct avec la Liturgie, ainsi que le cinquième qui contient les formules de rescrits, ou mandats pour l'ordination d'un prêtre, la dédicace d'un oratoire, la consécration d'une église, d'un baptistère, d'un autel; pour la concession des reliques des saints, pour les lever de terre et les renfermer dans des châsses, etc. Le sixième chapitre renferme principalement les formules de lettres et de commissions pour ceux qui étaient chargés de la régie du patrimoine des Églises, ou des affaires qui regardaient le Siège apostolique. Le septième enfin contient le formulaire des privilèges accordés aux monastères, aux diaconies et aux hospices.

En tête des écrits et compositions des septième et huitième siècles sur la matière de la Liturgie, nous plaçons tout d'abord ceux des Ordres romains qui se rapportent à cette période. On sait, sans doute, que les Ordres romains sont des écrits plus ou moins étendus renfermant le détail des cérémonies de la messe papale, de l'administration des sacrements, etc. Mais comme nous devons faire ailleurs l'énumération raisonnée de tous les monuments de ce genre, nous n'en dirons rien dans cet endroit, et nous passerons incontinent à la liste des liturgistes de l'époque que nous décrivons.

(604). Nous avons encore un mot à dire sur les travaux liturgiques de saint Grégoire : il nous reste à parler de ses Hymnes. D. Denys de Sainte-Marthe lui donne les suivantes qui sont presque toutes au Bréviaire romain : Primo dierum omnium, Nocte surventes, vigilemus omnes. Ecce jam noctis tenuatur umbra. Lucis

(i) Liber diurnus, cap. III, tit. vu.

(2) Musxum Italicum, tom. I, p. 106.

DES SEPTIÈME ET HUITIEME SIECLES l']b

Creator optime. Clarum decus jejunii. Audi, bénigne conditor. Magno salutis gaudio. Rex, Christe, factor omnium.

(608). Cyriaque, évêque de Nisibe, hérétique nestorien, écrivit une Exposition des Mystères, et un traité de la Nativité et de l'Epiphanie.

(609). Conantius, évêque de Palentia, composa de nouvelles hymnes pour l'office gothique, et y adapta des modulations musicales. Il rédigea pareillement des oraisons sur tous les psaumes.

(61 5). Jean, d'abord moine, ensuite évêqiie de Saragosse, composa aussi, pour la Liturgie gothique, plusieurs prières remarquables par le style et l'harmonie.

(617). Jean, évêque de Bostres, en Arabie, hérétique monophysite, est auteur d'une Anaphore^ traduite en latin par Renaudot.

(620). Jean Mosch, moine de Palestine, dans son fameux livre intitulé le Pré Spirituel, présente une foule de particularités curieuses qui ont trait à la Liturgie de son temps, et en particulier l'histoire des enfants d'Apamée. - (620). Saint Protadius, évêque de Besançon, n'est connu, sous le rapport de ses travaux liturgiques, que par ce que nous en apprend l'auteur anonyme de sa vie. Il dit que les clercs des églises de Besançon étant souvent en difficulté au sujet des cérémonies qu^ils devaient observer, saint Protadius fit un livre en forme de rituel, dans lequel il prescrivit de quelle manière on devait se comporter dans l'assemblée des Frères; ce que l'église devait pratiquer ou éviter; combien il devait y avoir de ministres à l'autel, dans les fêtes solennelles; quel temps on devait prendre pour les processions publiques, et les lieux où elles devaient se diriger; quel jour les Congrégations de la ville devaient se rendre à la mère église; enfin, ce qu'il fallait pratiquer dans l'église, chaque jour de l'année.

I PARTIE CHAPITRE VII

Cyriaque,

évêc^ue de Nisibe.

Conantius,

évêque de Palentia.

Jean,

évêque

de Saragosse.

Jean,

évêque

de Bostres.

Jean Mosch.

Saint Protadius,

de Besancon.

Saint Donat,

évêque de Besancon.

Saint Maxime,

abbé de Chrysopolis.

Eugène II,

évêque de Tolède.

Jacques

le

Commentateur,

évêque

d'Édesse.

Jésuiab

d'Adiabène,

patriarche

des nestoriens.

Saint Ildephonse,

évêque de Tolède.

(626). Saint Donat, évêque de Besançon, a composé une règle célèbre, pour des religieuses, dans laquelle on on trouve de nombreuses et importantes particularités sur l'office divin.

(645). Saint Maxime, abbé de Chrysopolis, le vengeur ^ de l'orthodoxie contre les monothélites , mérite aussi d'être compté parmi les liturgistes, pour son excellente Mystagogie ou Exposition de la Liturgie, et encore pour son précieux commentaire de la Hiérarchie ecclésiastique de saint Denys l'Aréopagite.

(646). Eugène II, évêque de Tolède, suivant ce que dit saint Ildephonse, corrigea les livres de l'Eglise gothique, sous le rapport du chant. Le B. Tommasi lui donne, d'accord avec Alcuin, l'hymne : Rex Deus immensi quo constat machina mundi.

(65 1). Jacques dit le Commentateur, de la nature de ses travaux, fut évêque d'Édesse. Il est honoré comme saint et docteur orthodoxe par les Maronites. Entre autres compositions liturgiques, il est auteur d'une Anaphore en l'honneur de saint Jacques, apôtre, et d'une autre insérée au recueil de Renaudot. Il a donné aussi un Ordre du saint Baptême^ qui se trouve dans plusieurs des rituels orientaux; une Lettre à Thomas, prêtre, dans laquelle est décrite la messe des Syriens; une autre lettre à Jean le Stylite, sur la bénédiction de l'eau; une autre à Adée, prêtre, sur divers rites ecclésiastiques; dix hymnes pour la fête des Palmes; une autre en l'honneur de la.sainte Vierge Marie, etc. I

(65 1). Jésuiab d'Adiabène, patriarche des nestoriens," mit en ordre V office pour le cercle de Vannée , dit Amro, cité par Zaccaria. Il régla aussi l'ordre du baptême, de la pénitence, des ordinations, et de la Dédicace de l'Église. Il composa en outre des hymnes nombreuses.

(657). Saint Ildephonse', moine et ensuite évêque de Tolède, l'une des plus brillantes lumières de l'Église

DU Vil® ET DU VIII'' SIECLE I77

gothique d'Espasne, a laissé un opuscule excellent sur les i partie

o l 1 C» 7 X CHAPITRE VU

cérémonies du Baptême. Il composa en outre deux Messes

d'un chant merveilleux, en l'honneur de saint Corne et de saint Damien.

(661). George, appelé aussi Grégoire, évêque de Syra- George, évêque cuse, a composé des Tropes en l'honneur de la Nativité de Notre-Seigneur et de son Epiphanie.

(668). Théodore, moine, et plus tard archevêque de Théodore,

„ , , ^ . , , . j archevêque de

Gantorbery, est connu par son fameux Livre penitenUely Cantorbéry. qui donne une idée de l'administration du sacrement de Pénitence au vii^ siècle, dans l'Église latine.

(675). Saint Julien, successeur de saint Ildephonse sur Saint Julien, le siège de Tolède, outre les hymnes qu'il a composées, ^^^Tofède! rédigea un livre des Messes pour toute l'année, corrigeant les anciennes et en ajoutant de nouvelles.

(682). Saint Léon II, pape, est appelé, dans le Liber g^^j^^ l^^^^ u pontificalis, vir éloquent issirnus, cantilena ac psalmodia p^p^ célèbre prœcipuuSf et in earum sensibus subtilissima exerci^ du chant

"*.-'. , ecclésiastique.

tatione elimatus. Platine vante aussi l'habileté de ce Pape dans la musique, et dit qu'il régla la psalmodie et réforma le chant des hymnes. L'abbé Lebeuf ne fait pas de difficulté de lui attribuer une certaine part au Livre Responsorial, dont le fond appartient à saint Grégoire.

(685). Jean Maron, premier patriarche des Maronites, Jean Maron, qui tirent de lui leur nom, est auteur d'une Anaphore et patrUrdie^des d'un livre du Sacerdoce. Maronites.

(691). Johannicius de Ravenne, mit en ordre les Livres johannicius sacrés, les Antiennes et tous les rites de V Église de ^^ R^^enne. Ravenne; c'est ce que rapporte Zaccaria, d'après de Rubeis et Ginanni.

(700). Ecbert, Suédois, moine de Lindisfarne, écrivit Ecbert, moine

un livre de Ritibus catholicorum, de Lindisfarne.

(700). Saint Adelme, abbé de Malmesbury, et ensuite Saint Adeime, évêque de Schirburn, se distingua, dit l'abbé Lebeuf, de sJh?rburn. par son aptitude à composer le chant ecclésiastique. T. I 12

Bède le vénérable.

Accâ, moine anglais.

Saint André,

archevêque

de Crète.

Babaeus, hérétique nestorien.

Cosme, évêque de Maiuma.

Saint Jean Damascène.

Saint , Çhrodegang, eveque de Metz,

lyS AUTEURS LITURGÎSTES

{701). Le vénérable Bède, moine anglais, est auteur du Martyrologe qui porte son nom, et de plusieurs hymnes. Le B. Tomiiiasi lui attribue les suivantes : H/înmim canentes Martyrum^ pour la fête des Saints Innocents ; Hfmnum canamus gloriœ^ pour l'Ascension ; Emitte^ Christe^ Spiritus, pour la Pentecôte; Prœcursor altus lumïnis, pour la Nativité de saint Jean-Baptiste; et Prœcessor almiis gratice^ pour sa Décollation; Apostolorum glorïam, pour la fête des saints Apôtres Pierre et Paul; Adesto, Christe, vocibus, pour la Nativité de la sainte Vierge, Niinc Andreœ soîemnia, pour la fête de saint André ; Hjmnum dicat turhafratrum, pour l'Office de la Nuit ; Primo Deus cœli globum, sur l'œuvre des six jours.

(705). Acca, moine anglais, ami du vénérable Bède, écrivit un livre des Offices ecclésiastiques,

(710). Saint André, archevêque de Crète, est auteur d'un grand nombre d'hymnes sur diverses fêtes de l'année, sur la sainte Vierge Marie et sur plusieurs autres saints.

(720). Babaeus, hérétique nestorien, érigea des écoles de musique sacrée dans la province d'Adiabène, et composa diverses bénédictions et des hymnes.

(730). Cosme, d'abord moine, puis évêque de Maiuma en Palestine, fut le maître de saint Jean Damascène. Il est auteur de plusieurs hymnes qui se chantent dans les offices de l'Église grecque.

(730). Saint Jean Damascène a composé aussi diverses hymnes sacrées que l'on trouve dans ses œuvres, et dont plusieurs font partie de la Liturgie grecque.

(742). Saint Çhrodegang, évêque de Metz, dans sa règle pour les Chanoines, a renfermé un grand nombre de particularités précieuses pour la connaissance de la Liturgie de son temps.

(750). Zaccaria place vers cette année TAnonyme auquel

nous devons l'Exposition de la Messe romaine^ insérée par Dom Martène, au tome premier de son grand ouvrage de Antiquis Ecclesiœ ritibus.

(760). Théodose, évêque de Syracuse, composa des hymnes destinées à être chantées à l'office des Vêpres, les jours de jeûne.

(760). Florus, moine de Saint-Tron, fit des additions importantes au Martyrologe de Bède.

(768). Charlemagne fut zélé pour la Liturgie. Nous verrons bientôt les mesures qu'il prit à l'effet de procurer l'unité des formes du culte dans toute l'étendue de son vaste empire. Il est auteur de l'hymne Veni, Creator Spiritus (i); d'un livre à Alcuin, de Sacrijïcio Missce et ratione Ritiiiim Ecclesiœ; d'une lettre circulaire, de Baptismo ejusque ritibus, adressée à Odilbert, archevêque de Milan.

É (770). Saint Sturmius, premier abbé de Fulde, publia un opuscule sous ce titre : Or do Officii in domo, seu Ecclesia Frisingensi, ante Pascha. .

(770). Grégoire de Systre, hérétique nestorien, écrivit sur les raisons des fêtes, et un cantique qui commence ainsi : Estote parati.

(773). Cyprien, métropolitain de Nisibe, composa un Ordre de Vimposition des mains.

(774). Paul, diacre d'Aquilée, moine du Mont-Cassin, historien remarquable, est auteur de l'hymne de Saint Jean : Ut qiieant Iaxis. Il rédigea aussi un Homiliaire, ou recueil d'Homélies des Saints Pères, pour être lues dans les Offices de l'Église. Vers le même temps, on trouve un autre Homiliaire composé par Alain, moine de Farfa.

(776). Saint Paulin, patriarche d'Aquilée, a composé sept hymnes en grands ïambiques, parmi lesquels le

I PARTIE CHAPITRE VII

L'auteur

anonyme de

V Exposition de

la Messe

romaine.

Théodose, évêque de Syracuse.

Florus^ moine de Saint-Tron.

Charlemagne.

Saint Sturmius, abbé de Fulde.

Grégoire de Systre.

Cyprien, ^ métropolitain

de Nisibe.

Paul, diacre,

moine du Mont-Cassin.

Saint Paulin, patriarche d'Aquilée.

(i) Acta SS. Apriîis. Tom. I. In VitaB. Notken BalbulL

Alcuin.

Cyriaque,

patriarche

d'Antioche.

Théodulphe,

évêque

d'Orléans.

Leidrade,

archevêque de

Lyon.

Jessé, évêque d'Anaiens.

Magnus,

archevêque

de Sens.

Conclusions.

l8o AUTEURS LITURGISTES

B. Tommasi et Madrisius, éditeur de saint Paulin, comptent celle de la fête de saint Pierre et saint Paul, l'une des deux attribuées à Elpis, femme de Boëce : Félix per omnes festum mundi cardines.

(780). Alcuin, moine anglais, a été très-célèbre parmi les liturgistes de son temps. On lui a longtemps attribué un Sacramentaire, un Homiliaire, et surtout le livre de Divifiis Officiis, qui est une exposition de VOrdre romain, composée après l'an 1000 ; mais il est certainement auteur des ouvrages suivants : Liber Sacramen-torum ; Officia per ferias; de Ratione Septuagesimœ, Sexagesimœ et Quinquagesimœ^ Epistola ad Ethelar^ dum ;\de Psalmorum usu; à quoi il faut ajouter une autre Epître au prêtre Oduin, de Baptismi cœremoniis.

(793). Cyriaque, patriarche d'Antioche, semble avoir composé une Liturgie chaldaïque, bien que cette question ne soit pas sans difficulté entre les savants dont Zaccaria, rapporte les avis.

(794). Théodulphe, évêque d'Orléans, outre un livre de Ordine et Oratione ritmim Baptismi, composa, pendant sa détention à Angers, la fameuse hymne du Dimanche des Rameaux : Gloria, laus et honor.

(798). Leidrade, archevêque de Lyon, adressa à Charlemagne un livre sur le Sacrement du Baptême, et une, Epitre au même, sur le même sujet.

(799). Jessé, évêque d'Amiens, écrivit une lettre à son clergé et à son peuple, sur l'explication des rites observés par l'Eglise, dans le Baptême.

Enfin, vers l'an ,800, Magnus, archevêque de Sens,j composa, par ordre de Charlemagne, un opuscule, de\ Mysterio Baptismatis, inséré, par Dom Martène, dans] le premier volume de ses Rites ecclésiastiques.

Nous conclurons ce chapitre par les observations sui-^ vantes :

Durant les vu® et viii^ siècles, la Liturgie suivit le

DU VII® ET DU VIII^ SIECLE l8l

même mouvement de perfectionnement qui lui avait été i partie

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