livre d'offices (Officiarium) à l'usage de la cathédrale d'York
(11 70). Jean dé Gornouailles, Anglais, est auteur du livre cornouaiiks.
^^2 AUTEURS UTURGISTES
intitulé : Suiiima qualiter fiât Sacramenium Altaris pe?^ pirtUie77î Saiictœ Crucis et deseptem Canonihiis, vel ordi- 7iibiis Missœ.
Robert^ (1170). Robert Paululus, prêtre d'Amiens, a composé d'Amiens, les trois livres De Cœreinomis, Sacramentis et Officiis, qui se trouvent parmi les œuvres de Hugues de Saint- Victor.
Arnuiçhe, (nyo). Arnulphe, chanoine régulier d'Arras, adressa à
ciiâ.noinc
régulierd'Arras. fVumald, évêque de cette ville, un commentaire du
Canon de la Messe, sicard, évoque (i i85). Sicard, évêque de Crémone, est auteur d'un pré-
de Crémone. . ^ ' -r
cieux ouvrage, intitulé : Mitrale, vel siimma de divinis Officiis,
^e'^CeUa-Sova'^ (ii^9)- Ordonius, moine espagnol, prieur de Cella- Nova, en Galice, publia une sorte de Rational des divins offices.
Adam de (i iQo). Adanl de Corlandon, moine de Citeaux, doyen
Corlandon, \ ^ / 1 •> j
moine de de Notre-Dame de Laon, écrivit un Ordinaire de l'office Cîteaux. . 1 i,tA, ,.
divm, pour 1 usage de 1 Eglise de Laon.
Conrad, moine (iiqo). Conrad, moine d'Hirsauge, au rapport de Tri-
d Hirsauge. l ^
thème, composa un traité De Musica et tonis.
d^J'^Prémontr^ (i ^ 9<^)- Richard, Anglais, abbé de Prémontré, composa
un livre De Canone Missœ.
Etienne, évêque (i iqi). Etienne, évêque de Tournay, nota le chant d'un
de Tournay. - r-> ' iiir> .
omce de saint Gérard de la Sauve-Majour. CencideSabeiii, (1192). Cenci de Sabelli, cardinal-diacre du titre de
cardinal-diacre. . . 1 1 • , ,.
sainte Lucie, chancelier de plusieurs papes, rédigea un livre De Censibus Sanctœ Roinanœ Ecclesiœ^ dont une partie considérable roule sur les cérémonies de la Cour romaine; c'est cette partie que D. Mabillon a insérée parmi les Ordres romains, au douzième rang. ,
Reiner, moine (i 197)- Reiner, moiiie bénédictin, qui assista au con- ^ cile de Latran, en i2i5, écrivit un commentaire sur les neuf Antiennes que l'on chante avant Noël, et composa sept hymnes en l'honneur du Saint-Esprit.
bénédictm,
(1198). Innocent III a laissé, parmi ses écrits, trois livres De Mysteriis Missœ^ qui le mettent au rang des plus profonds liturgistes du moyen âge. Cet ouvrage, vraiment digne de son illustre auteur, n'a pas eu d'édition depuis celle d'Anvers, en 1640 : aussi est-il devenu presque impossible à trouver aujourd'hui. Il serait à désirer qu'on entreprît une édition complète des œuvres de ce grand pape : il n'existe même pas de recueil qui contienne toutes ses lettres. Plusieurs le font auteur des séquences : Vefii^ Sancte Spiritiis, et Stabat Mater dolorosa.
Si nous en venons mciintenant à résumer les considérations qui se présentent à la suite des faits si importants racontés dans ce chapitre, nous trouvons que l'unité liturgique, recherchée avec tant d'efforts par les plus saints papes et par les plus grands princes, pourrait bien être une des nécessités de la société catholique. Saint Adrien P^' et Charlemagne, saint Grégoire VII et Alphonse VI: c'est bien de quoi faire balance à des théories modernes inventées et propagées par des noms obscurs ou suspects ;
Qu'il est quelquefois des sacrifices d'orgueil national à faire pour amener un grand bien dans l'ordre religieux et social ;
Que les peuples catholiques du moyen âge n'auraient peut-être pas vu le bouleversement de la Liturgie avec le même sang-froid que les Français des xvni® et xix^ siècles ;
Que la France, toute romaine d'ailleurs dans sa Liturgie, n'en fut pas moins féconde dans les embellissements que son génie lui suggéra d'adjoindre à l'ensemble des chants antiques; que l'unité liturgique n'étouffe donc pas le génie national; que les siècles de foi produisirent des chants nationaux dans la Liturgie, ceque n'ont certes pas fait les siècles de l'innovation ;
Enfin, que ceux qui ont la charge de composer les
I PARTIE CHAPITRE XI
Innocent III.
Conclusions.
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INSTITUTIONS pièces dé là Liturgie doivent unir à l'inspiratiori dii génie
LITURGIQ^UES , ,
"""■"" — " la gravité, l'autorité, la sainteté de la vie; et si saint Bernard n'ajoute pas à ces conditions celle de Vorthodoxie dans la foi ^ c'est que personne n'eût pu s'imaginer^ avant une certaine époque, que l'on en viendrait à charger des hérétiques de composer les hymnes de l'office, et d'en régler, à leur fantaisie, le fond, l'ordre et la distribution.
DU XI* ET DU XII* SiÈÇbE 3l5
I I^ÀRTIÈ CHAPITRE XI