‹ Instruction pastorale de Monseigneur l'évêque de Montréal [microforme]Chapitre 22 sur 23 · TRÈS-SAINT-PÈRE · texte numérisé non relu

TRÈS-SAINT-PÈRE

NOUS, les Catholiques de la Cité de Montréal, ayant appris avec une profonde douleur les graves atteintes portées dernièrement à la souveraineté temporelle de Votre Saïinteté, et eelles encore plus graves dont Elle est menacée, croirions manquer au devoir qui nous est fait par les nobles traditions que nous ont léguées nos ancêtres, par les bienfaits dont la Providence nous a comblés dans les diverses épreuves auxquelles nous avons été soumis et par la sollicitude paterneïle que Votre Sainieté et ses prédécesseurs nous ont toujours témoignée, s1 nous ne déposions, en ce moment, ‘aux pieds de Votre Sainteté, lex pression de notre plus sincère attachement et de notre plus respectueux dévouement.

La possension des états qui appartiennent à Votre Sainteté, à des titres aussi sacrés que ceux de tous les autres souverains de l’Europe, étant intimement liée à la libre #dministration des affaires ecclésiastiques, dans le monde catholique, et la haine de notre Sainte Religion étant la principale cause des eflorts que l’on fait pour ravir à Votre Sainteté une partie de ses domaines, nous avons cru devoir joindre notre voix, si faible qu’elle puisse être, à celles qui s'élèvent aujourd’hui de toutes parts vers le trône du Successeur de St. Pierre,

Nous prions de toutes nos forces le Dieu de justice et de miséricorde qu’il Vous laisse toujours en possession de l’héritage que les siècles ont légué à l'Eglise et que Vous défendez avec tant de courage et de fermeté ; qu’il rende même ceite possession assez paisible pour Vous permettre d'accomplir tous les projets que Vous nourrissez pour le bonheur de Vos peuples et Phonneur de notre Sainte Religion, et qu’il continue de combler Votre Sainteté des, faveurset des grâces qui ont fait voir dans Votre personne sacrée comme dans celle de plusieurs de Vos prédécesseurs, le plus beau’ spectacle qui puisse être donné au monde, celui de la faiblesse matérie lle, de la bonté et de la justice, appuyées d’une grande puissance morale, luttant noblement contre la force, lPerreur et la haine,

Et que Îles que soient les épreuves réservées au Chef visible de l'Eglise, nous espérons qu ’avec les secours de la Divine Providence, votre foi et notre amour n’en seront aucunement ébranlés, mais, sil est

possible, qu’ils en seront au contraire augmentés, et, dans cette vue, nous Vous prions de répandre sur nous ces bénédictions apostoliques par lesquelles tant de grâces sont accordées aux Fideles,

Dr. P. BEAUBIEN, Président,

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