‹ Instruction pastorale de Monseigneur l'évêque de Montréal [microforme]Chapitre 23 sur 23 · C. A. LEBLANC, dés · texte numérisé non relu

C. A. LEBLANC, dés

R. BELLEMARE, | + Montréal le 26 Février 1860.

OBSERVATIONS

Cette adresse des Catholiques de tout le Diocèse de Montréal mérite de passer à la postérité ; et c’est pour cela que nous l’insérons ici comme un monument de la piété filiale qui uttache au Saint Père la ville et les campagnes qui forment une petite portion de son immense troupeau. Car nous sommes intimement cosvaineu que toutes les familles vraiment religieuses se feront un bonheur de la relire souvent, pour se rappeler ces beaux jours qui furent solennisés par de si brillantes démonstrations en faveur du Père commun.

Nous en prenons occasion de recommander à ces pieuses funilles de conserver, avec cette Adres e, les éloquents discours quiont été fxits dans nos villes et nos campagnes, pour montrer l'attachement religieux du Catholique Canada au Poutife, quirègne dans la Viile Eternelle, Ces beaux discours, sortis de bouches laïques. feront taire ceux qui voudraient faire croire que ce n'est là qu'une uflaire de Prétres. [ls étoufferont ces ruueurs qui, eu sortant des souterrains des soriétés secrètes, cherchent à effrayer le bon peuple, comme si les signatures que les pieux enfants de PEglise donnent pour prouver qu’ilsaiment et vencrent leur Père commun, pouvaient être un engagement à s'enroler ou à payer des taxes. La preuve la plus ccnvaincante que cette rumeur est sans bon sens, € est que pas Une voix connue n’a osé l’accréditer publiquement. Aussi, tous ceux qui ont du cœur et du sentiment ont-ils méprise ce bruit comme indigne de foi pour des gens qui se respectent. En dépit de toutes ces fausses alarmes les vrais Catholiques se ferout nu bonheur d'envoyer leurs noms au St. Père, pour qu'en les Hisant il les bénisse avec tous leurs enfans jusqu’à :a dernière génération. Mais puisse cet exemple servir à avenir à tous ceux que Von cherche à tromper, pour exploiter leur bonne foi au profit de Perreur et du mensooge ! N'oublions jamais qu'il y a de la honte x être la dupe des méchants ; et que c’est un vrai malheur pour un peuple, quand il en est rendu à ne vouloir p'us croire ceux qui sont chargés de l’éclairer et de le conduire. C’est ce qui s'appelle vertige où renversement d'esprit, qui fait voir les objets tout autrement qu'ils ne sont; au point que lon ne voit que du noir là où tout est blanc. Oh! puisse ce déplorable vertige ne Jamais “ésoler notre heureux Canada !

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