SI 9S
Ot 857
Eau dee Pris-Saînt-Gerrais,
Sulfate de chaux. .......
Carbonate de chaux.
Sels déliquescents. ^
Sel marin
Eau retenue par les sels. . . .
Eaux de BeUevilU et de Minilwumtant.
Solfate de chaux 17s 040
Carbonate de chaux 3 830
Sels déliquescents. 3 518
Sel marin 0 347
Eau retenue en combinaison. . 2 338
27 073 Ces eanx qui eontribnent si puissamment à la salubrité de la ville , sont distriboées dans des fontaines à écoulement constant (100 fontaines) et dans des bornes-fontaines an nombre de plus de 1,600. Ces dernières, placées sBV les points les plus élevés des mes, laissent couler
pendant une henre, deux fois en hiver et trois fois en été, une ean abondante qui lave les ruisseaux et la voie publique.
En outre les babilants penvent puiser gratuitement de l'ean, soit aux fontaines, soit aux bornes- fontaines, on obtenir de la ville une oonoessioo en vertu de laquelle l'eau arrive dans leurs maisons. Ces eaux sont distribuées gratuitement aux grands établissements publics , tels que les hôpitaux, les écoles, les salles d'asile, les prisons, les casernes , etc. Les conduits d*eau eiistent dans Paris snr un développement de 200 kilomètres.
Mais, tout en donnant, surtout à la classe ouvrière, les facilités qu'elle peut désirer pour se procurer Tean dont elle a besoin , il importe cependant de veiller à ce que l'eau ne soit pas détournée de sa destination et que sa pureté n'éprouve aucune atteinte. Cest dans ce double but qn'nne ordonnance de police , en date du SO mars 1 837, défend de laver du linge , des légumes on tout autre objet dans les bassins et aux abords des fontaines publiqnss et des bornes-fontaines , et d*y abreuver les chevaux et antres animaux; il est interdit d'y faire des dép6ts d'immondices on d*ordures; il est défendu de détourner l'eau des bomet-fontaines on d'en arrêter le eours par quelque moyen que ce soit ; ifest aussi défendu d'en prendre pour la vendre on pour l'employer à des usages industriels : le puisage pour les besoins per^ sonnels on domestiques est senl toléré , ainsi que nous venons de le dire.
La même ordonnance soumet les porteurs d'eau à des mesures d'ordre et de sûreté étrangères au sujet qui nous occupe.
Ce que nous venons de dire des eaux nous conduit naturellement à parier des égouts. Us forment aujourd'hui à Paris d'immenses constructions qui contribuent en première ligne à l'assainimement de la ville. La construction des égouts est d'ailleurs combinée avec l'établissement des bornes-fontaines , de manière qu'une entrée d'eau se trouve à tous les points bas pour recevoir les eanx qui ont servi 4 laver les ruisseaux et qui servent ensuite à laver et à assainir les égouts. L'étabKssement dans ces égoots de radiers en ciment romain facilite singulièrement l'écoulement de Teau, et empêche les matières animales et végétsles de croupir et de fermenter dans les joints des meulières qui auparavant servaient à ^ à la construction des radiers.
Tout le monde comprend l'utilité des égouts; aussi il n'est pas étonnant qn'on les retrouve chei les peuples les plus anciens , qui creusaient avec plus ou moins d'art et de succès des conduits souterrains destinés à l'écoulement de tontes les matières dont il était important de débarrasser les mes et l'intérieur des habitations. On sait , du reste , avec quelle magnificence les Romains traitaient ce genre de constraction : telle était l'utilité de ces vastes systèmes de nettoiement , qu'aux époques où Rome fut prise et saccagée par les Barbares, la raptnre des aqueducs derint, au dire des historiens contemporains ,' une cause de mortalité plus grande encore que l'invasion elle-même.
Dansl'ancien Paris, les eanx des faubourgs Saint-Marcel et Saint-Germain se rendaient à laBièvre, en suivant Tincbnaison du terrain. En 1356, on prit de nouvelles dispositions et les eaux des égouts du quartier Saint-Germain passèrent dans les fossés qui environnaient cette partie de la ville , pour aller se jeter dans la Seine un peu an-dessous de la tour de Nssie. Sur la rive droite , il y avait une petile rigole qui conduisait les eaux dans le raiseean de Uéttilmontsnt Hugues Aubriot, prévêt des marchands , la fit revêtir et couvrir de maçonnerie , et offrit ainsi le premier modèle d'un égout voûté : cet égout forme aujourd'hui le grand égout de ceinture. Les accroissements de la ville donnèrent ensuite lien à un grand
nombre de cooitnietMMu pareiilei qui abootitMÎent , la nnet tax foeeét de la Btitille , les tatree à U Seine , dans Tes pace comprit entre le Lonvre et les hanteart de Chaillot Les pi 08 remarquables des égonts oonstmita depuis ce temps sont : le grand igoui qui s*étend du quartier do Temple à Textrémité do Coars-la-Reine (1734) ; celui de l'Ecole -Militaire, qui traverse le Champ -de -Mars (1 754); celui de la rue de Rivoli , construit par Perronnet : il commence aux Tuileries et se rend sous la place Louis XV ; les embranchements qui passent sous le Carrousel ; et enfin le magnifique égout qui va des rues Saint- Denis et du Ponceau i la fontaine de la place des Innocents. (Voy. Sauvai, AntiquUét de Parit; Parent- Dnchatelet, Mémoire sur Uê ig&uis.)
U n*y a pas d'années où la ville ne fasse des sacrifices énormes, soit ponr l'amélioration des anciens égonCs, ioit pour rétablissement d'égouts nouveaux. U en existe dans presque toutes les rues , et leur longueur dépasse 120,000 mètres. La pente des rues où il* n'y a pas d'égont est disposée de manière que les eaux s'écoulent facilement dans les égouts des ruée voisines.
Les égouts étant destinés à recevoir les eanx qui coulent naturellement à la surface du sol , il est défendu aux propriétaires Be maisons de pratiquer aucune ouverture on communication avec ces égouts pour l'écoulement des eaux de leurs maisons ; ils doivent se pourvoir à cet égard d'autorisations spéciales. On peut également obtenir l'autorisation de construire un égout ponr son usage particulier , afin de faire écouler des eaux ménagères ou industrielles, soit danaon égout public, soit à la rifière; mais les propriétaires de ces égouts sont seuls chaigés de leur entretien et de leur curage. Us doivent les maintenir dans un état constant de propreté. Us peuvent, en outre, remplacer ces égouts par des tuyaux en fonte avec une pente de 45 de^s au moins.
Il est défendu de jeter dans les égonts des boues et immondices , des matières fécales , et généralement tout corps ou matière pouvant les obstruer ou les infecter. (Afrét du conseil d'Etat du S2 janvier 1 785 ; ordonnance royale du 30 septembre 1814 ; ordonnance de police du 90 juillet 1 H.38. ) Le curage des égouts publics, y compris les frais de surveillance , coûte 4 la ville environ 100,000 fr. par an.
Au système des égouts se lie naturellement le nettoiewtent de la ville.
On sait avec quelles peines , avec quels sacrifices Tadministration est parvenue à organiser ce service, l'un des plut importants qui soient confiés à l'autorité municipale.
Autrefois, quand Paris n'était pas pavé, sous Philippe- Auguste , l'infection qui régnait dans la ville était telle , qu'elle pénétrait jusque dans le palais du roi et le rendait, suivant les historiens du temps, inhabitable. Ce fut ce qui détermina ce prince i ordonner; en 1148, que tontes les rues et places publiques de Paris fussent pavées pour en faciliter le nettoiement. Cependant , malgré les bons résultats qu'on devait attendre de cette mesure, le nettoiement de Paris fut presque nul pendant plusieurs siècles. Un médecin, nommé Courtois, rapporte qu'il avait , dans la maison qu'il habitait me des Marmousets , de gros chenets à pommes de cuivre qui , tous les matins , étaient couverts d'une teyitnre asses épaisse de vert-de-gris , et que ces taches avsient disparu depuis Tannée 1663, où l'on commença à s'occuper sérieusement du nettoiement des rues.
En effet, jusqu'alors il n'y avait ni tombereaux, ni entrepreneurs publics : chaque propriétaire, qui avait déjà à sa charge le pavage au-devant de sa maison , était obligé d'opérer lui-même le nettoiement de cette partie de la voie publique , et d'en faire enlever et transporter les immondices hors de la ville.
Le lieu le plus communément affecté 4 cet usage dc^
puis des sièdes était Mootfaaeon ; la voirie y avait préeédé l'érection des fourches patibulairei. Il y avait, ca oatre, sur des points plus rapprochés de la ville, des lieux qui servaient de dép6t, soit aux immondices , soit aux matières fécales; ainsi, an commencement du 18* siède, il y avait, rue Popincourt, une voirie nommée rotirie de û Boulette.
Lorsque le prévôt Hugues Aubriot eut terminé , en 1383, la deuxième enceinte fortifiée, les habitanla foi^ mèrent un dépôt de décombres et d'imnondices, i droite, en dehors de la porte du Temple; ce dépdt devint si considérable par la suite , qu'il finit par dominer leremparL En 1670 et 1671, les remparts ayant été démolis et leur emplacement converti en boulevard , oa fit des plantations d'arbres sur cette ligne et on y étiUit une chaussée pavée en laissant enfouies aons le sol les immondices qui s'y trouvaient
Nous pourrions citer d'autres parties de la viUe où Foo a trouvé des restes de voiries , notamment me de Vendôme , i la butte des Moulins , etc. il est évident qv à mesure que Paris s'est agrandi , la quantité de boucs à enlever s'est accrue , et , par cet aecroisseoMut mènie s obligé de multiplier les lieux destinés à les recevoir en dépôt ; ces lieux se sont trouvés pen 4 peu au milieu des habitations, et il a fallu snccessivement en dioieir d'entrés plus éloignés.
Ainsi il n'y a pas vingt ans qu'il y avait encore en service , indépendamment de Monllaucon , les voiries de la barrière de Montreuil , de la me Ménilmontant , de la me Château-Landon , de la me de la Voirie , de la birrière des Fourneaux, de la barrière d'Enfer, de ranocnae barrière des Deux-Moulins. Ces voiries furent peu 4 peu supprimées et remplacées dans ces temps derniers par trois grands dépôts d'immondices formés 4 l'entrée de Vinoennes , 4 Montronge et 4 Clichy ; ces établiseenBeols. qui soulevaient 4 juste litre les plus vives rédamations des localités environnantes, ont eux-mêmes diapam.
Depuis le nouveau cahier des charges de rentreprise du nettoiement , il n'y a plus de voiries 4 boue.
Les immondices enlevées de Paris par les cnltivalenn des environs qui ont sous-traité avec l'entreprooeor aonC presque immédiatement employées 4 Fengrais de Icun terres.
Cependant, comme ces dépôts d'immondices pouraîeat compromettre la salubrité s'ils n'étaient Tobjet de qadques mesures restrictives , une ordonnance de police da 8 novembre 1 839 exige qu'ils ne soient paa foroiéa smm l'autorisation du préfet de police : ils ne peuvent ciislv dans l'intérieur des cours , jardins ou antres endoa ooatigus aux habitations , non plus que sur desempUeemcnts qui seraient 4 une distance mmndre de 200 mètres de toute habitation et de 100 mètres des routes rofyules et départementales et des chemins vicinaux ; cettn àtoumct peut cependant être réduite dans le cas où lea chcmias vicinaux ne serviraient qu'à l'agriculture.
On enlève chaque jour de Paris de 400 4 500 naètrei cubes de boues.
Le prix du marché fait avec l'entreprcneor d« nottoiemeut est de 533,750 fr. pour l'intérieur de U ville, f compris l'enlèvement des matières extraites dea égouts: la ville dépense en outre pour le balayage q«*elle /ait faire sur les places, sur les boulevards , les quais et astres lieux dont le balayage n'est pas 4 la charge des habitants, une somme annuelle d'environ 280,000 fr.
Mais ces dépenses si utilement faites seraient prei^af en pure perte , si l'administration n'assurait par des règlements sévères la propreté de la voie publiqve et ■« rappelait fréquemment aux habitants les obligaiioas q» leur sont imposées 4 cet égard.
Ainsi les propriétaires ou locataires sont tenus de bârt balayer complètement chaque jour la voio publiée sa-
SALUBRITÉ PUBLIQUE
devaDt de hwn mûioiit, boutiques, coan, jardïM et ta- (m empUcemeoti ; le boiayige doit être fait jmqn'tai raineatti dane les met à chanseée fendne.
Dans les mes à chaussée bombée et sur les quais , le kiUyage doit être fait également sur les oontre-allées des boolefards jusqn* ani rnisseaui des chaussées ; les propriétaires et locataires sont tenus en outre de faire gratter, laver et balayer chaque jour les trottoirs au-devant de leurs propriétés, ainsi que les bordures des dits trottoin. Cette disposition est applicable aux dalles établies dans Iss oontre^ées des boulevards.
Les balayage et nettoiement ci-dessus prescrits doivent être fsits entre 6 et 7 heures du matin depuis le P' avril JDsqo an 1 " octobre , et entre 7 et 8 heures du matin depuis le 1*' octobre jusqn au \^' avril.
En eu d*ineiécntion, le balayage est fait doffice aai frais des propriétaires ou locataires.
11 est enjoint à tout propriétaire ou locataire de mations ou terrains situés le long des rnes ou parties de mei non pavées, de faire combler, ckaam en droit un, les excavations, enfoncements et ornières, et d'entretenir le soi en bon état ; de conserver et de rétablir les pentes nécessaires pour procurer aux eanx un écouieipent fadle, et de faire toutes les dispositions convenables pour que la circulation et la salubrité ne soient pas compromises.
11 est défendu de secouer sur la voie publique des ta^ pis ou antres objets pouvant salir ou incommoder les psasants , et généralement d'y rien jeter des haliitations.
Il est défendu de jeter des eaux sur la voie publique ; ces eaux doivent être portées an ruisseau pour y être variées de manière à ne pas incommoder les passants.
Il est également défendu d'y jeter et faire couler des orines et des eaux infectes.
Dans les voies publiques où des. urinoirs sont établis , il est interdit d'uriner ailleurs que dans ces urinoirs. Les personnes autorisées i établir des urinoirs sur la voie publique doivent les entretenir en bon état , et en fsire opérer le nettoiement et le lavage aises fréquemment pour qu'ils soient constamment propres, et qu'il ne s'en exhale aucune mauvaise odeur. En cas d'inexécution , il Y est pourvu d'office et aux frais des contrevenants.
Les rémdns de fabriques insalubres ; le sang provenant des abattoirs ; les urines provenant des urinoirs publics et particuliers ; et généralement toutes les matières qui pourraient compromettre la salubrité , ne peuvent être tnnsportéa dans Paris, que dans des tonneaux herméliqnement fermés et lûtes, on dans des voitures bien
Les voitures qui transportent les fumiers et d'autres objets de nature à salir la voie publique, doivent être chargées de manière que rien ne s'en échappe. (Ord. du 5 novembre 1846.)
Les voitures ou charrettes destinées au transport des animaux morts destinés à l'équarrissage doivent être construites de manière à ne laisser échapper aucun liquide, et à ne pus laisser voir ce qu'elles contiennent (Ord. de police du 15 septembre 1842.)
Les dispositions qdl précèdent et qui ont pour objet d'assurer la propreté de la voie publique , sont complétées par les règlements que l'administration publie chaque année à l'époque des chaleurs, afin d'obliger les habitants à l'arrosement de la partie de la voie publique située an-devant de leurs maisons, boutiques , jardins et antres emplacements ; cet arrosement doit avoir lien à 1 1 henres du matin et à S heures de l'après-midi.
Il est défendu de se servir de l'eau stagnante des misseaux pour l'arrosement
L'administration fait arroser à ses frais les quais, les ponts, les places publiques , les boulevards , etc. Ce service coûte à la ville de Paris 104,990 fr. , prix auquel a a été adjugé à un entrepremar.
Noos avons parié de renlèvement des boues et des voi> ries , il nous reste i dire quelques mots des fosses d'aisances.
Aux termes de la Coutume de Paris, article 93, toute maison doit avoir privés tn^fitamtt.
Cette disposition , empruntée aux anciens règlements de police et que l'on retrouve en d'autres termes dans des arrêts dn parlement do IS septembre 1533 et du 14 juin 1538, n'a cessé de recevoir son exécution, et aujourd'hui il y a très-peu de maisons dans Paris qui soient dépourvues de latrines.
L'ordonnance royale du S 4 septembre 1819, qui constitue le dernier état de la législation sur ce point, exige que les latrines ou cabinets d aisances soient desservis par des fosses en maçonnerie , on par des appareils de fosses mobiles légalement autorisés. Elle règle, ainsi que Tordonnance de police dn SS octobre 1819, ce qui concerne la construction ou la réparation des fosses, leur vidange, etc.
Les murs, les voAtes et le fond des fosses doivent être entièrement construits en pierres meulières , maçonnées avec dn mortier de chaux maigre et de sable de rivière bien lavé. Les parois doivent être enduites de pareil mortier lissé à la truelle. On ne peut donner moins de SO à 35 centim. d'épaisseur aux voûtes et moins de 43 on 50 centim. aux massifs et aux murs.
Le fond des fosses d'aisances doit être (ait en forme de cuvette concave. Tous les angles intérieurs doivent être effacés par des arrondissements de 85 centim. de rayon.
Les fosses , quelle que soit leur capacité , ne peuvent avoir moins de 2 mètres de hautenr sous clef; elles doivent être cooveHes par une voûte en plein cintre, ou qui n'en diffère que d'un tiers de rayon.
Il doit être établi , parallèlement an tuyau de chute , un tuyau d'évent, lequel est conduit jusqu'à la hauteur des souches de cheminées de la maison on de celles des maisons contiguês, si elles sont pins élevées. Le diamètre de ce tuyau d'évent doit être de 95 centim. an moins.
L'exécution de ces dispositions intéresse à un haut degré la salubrité des habitations , et on ne saurait trop y tenir la main.
Les fosses mobiles sont des récipients en bois ayant la fofme de tonneaux et de la contenance d'environ 300 litres.
Ces appareils, qui se ferment hermétiquement et par conséquent ne laissent échapper aocune oideur, sont enlevés le jour et transportés aux lieux désignés par l'admi-
Iinépendamment de ces appareils il y a :
Le «ysfèwe atmosphérique, — Les tonnes en fer, vidées d'air an moyen de la machine pneumatique, s'emplissent par le seul fait de lenr^mise en communication avec les matières.
Ls ridange en poste, — Tonnes en fer conduites au grand trot — La vidangé se fait à la pompe ordinaire.
La vidange par Us tonnes, — Elles enlèvent, au moyen de la pompe, tontes les eanx vannes ; le solide est enlevé an moyen des tonnes et des tinettes.
La vidange Huguin, — l^ Réservoir en maçonnerie qui reçoit le liquide dirisé dn solide an moyen d'un appareil appelé diviseur ; 2" appareil non diriseur en sine, conservant le solide et le liquide.
Ces appireils sont mobiles et enlevés comme les tonneaux des fosses mobiles.
Les matières enlevées par les différents systèmes dont nous venons de parler , sont transportées , savoir : tout le produit des vidanges, de nuit, à la voirie de Montfaucon , et tout le produit des fosses mobiles ou vidanges, de jour , an port d'embarquement de la Villette jmur Bondy, par le entrepreneurs particuliers de vidanges.
MO
Cet entrepreMon , qui n ont da rflile «acan mwehé avec radministration, el qui iraiteat de gré à gré avec les propriétaires, sont soumis i des règlements de police qui ont poar objet de les assnjeUir à vne permission dn préfet de police , de déterminer le matériel dont ils doi- Yent être ponnas , les heures de circnlatioo dans les mes , les précantions i prendre pour ronvertnre des fosses , les mesures de salubrité dont le matériel doit être l'objet II est prescrit aux propriétaires de maisons de faire procéder sans retard à la vidange dei fosses d'aisances lorsqu'elles sont pleines (ordonnance de police dn 5 juin 1834).
Il était d*autant plus important de régler ce service que les entrepreneurs de vidange n'apportaient pas dana leurs opérations les précantions Décessairet, et qoe des propriétaires faisaient opérer clandestinement la vidange des fosses par des personnes étrangères à ce genre d'industrie ou qui n'avaient pas les moyens suffisants d'exploitation ; il en résultait des acddenls : des fosses présentant des dangers on des inconvénients graves étaient soustraites à l'examen de l'autorité. Les matières provenant de ces opérations clandestines, au lieu d'être transportées directement i la voirie, ainsi qu'il est enjoint par les règlements de police, formaient des dépôts sur divers points , et quelquefois même étaient versées sur la voie publique. Cet état de choses ne pouvait que compromettre, de la manière la plus fâcheuse, la salubrité.
Les matières déposées dans les voiries (enviroQ 700 mètres cubes par jour), sont l'objet d'un marché passé avec la ville. Les adjudicataires actuels lui payent 500,000 fr. par an. Kn 1815 le volume des matières annnellement extraites des fosses était de 45,000 mètres cubes; en 1828, il était de 90,000 mètres; en 1^41, de 180,000 ; aujourd'hui ildépasse 250,000 'mètres. Cette augmentation provient notamment du meilleur mode de construction des fosses, du système des lieux d'aisances avec réservoir d'eau et du grand emploi que Ton fait de l'eau par suite des facilités que l'on a de l'obtenir cbei soi et à peu de frais.
En même temps que l'administration donne tous ses soins au nettoiement du sol , à une distribution constante et abondante des eaux nécessaires an lavage des rues et aux besoins des habitants , elle s'occupe avec une sollicitude non moins constante de l'amélioration de la voie publique, à laquelle elle consacre près de 2 millions par an. L'adoption des chaussées bombées , la construc- ' tion des ruisseaux sous les trottoirs , les nombreux perfectionnements adoptés après de longues étndes, dans le système de pavage , l'élargissement des mes (la prAaière rue qui ait été élargie est la rue des Arcis , en 1670) , ont contribué puissamment à l'assainissement de la voie publique , à la liberté et à la sûreté de la circulation qui devient de jour en jour plus actite.
C'est, surtout en veillant avec sévérité à l'exécution des ordonnances concernant les alignements et la hauteur des maisons que l'autorité municipale arrivera à la suppression des causes les plus graves d'insalubrité qui existent encore dans la ville. On sait que la hauteur des façades des maisons bordant la voie publique est déterminée par la largeur des mes.
Le maximum de ces hauteurs, y compris les corniches, on entablement, ainsi que les attiques construits à plomb desdites façades , est :
De 11*^70 pour les voies publiques d'une largeur au*dessous de 7°>47.
De 14°>62 pour les voies publiques de 7™47 et audessus , jusques et y compris 9<"42.
Et de 17™55 pour les voies publiques au-dessus de 9°>42. (Ordonnances dn roi des 10 avril 1783 , 24 décembre 1823 et 2â novembre 1826 ; arrêté du préfet de la Seine du 1*' novembre 1844.)
Quant au pavage , la règle générale est que ce fmtîi incombe pour les frais de premier éiaMisecmcnt m propriétaires riverains ; après cet établissement et U réception, l'entretien se fait aux frais de la ville on de l'Etal. En ce qui concerne les trottoirs, la ville aeeorde des eneouragements pour les faire eenstmire.
Ajoutons à ces dispositions , qui doivent assnrar la salubrité de la ville, les plantations nombraues que Fséministrmtion fait faire sur les quais et sur Iobs les points où cette mesure peut être adoptée, la eonaervatioo êci anciennes plantations partout où cela est possible, persuadée de l'heureuse influence des niasses do verdsrc ter la pureté de l'air qu'une agglomération considérable àe population tend sans cesse à vicier.
Ces soins de l'adminiatration sont d'autant pins loasbles qoe la plupart des anciens jardins qui «xistaieat dasi Paris sont remplacés par des constroctioBS qui, nom devons le dire, n'offrent pas toujours les oondilions d'hygiène et de salubrité désiraMus.
L'administration ne pourra donc faire trop d'efiorti pour contre-balancer les peinieieux effets que cet étst df choses ne manquerait pas d'avoir pour la santé pabtiqet La superficie totale des places, quais, boolevsrdi, promenades , jardins publics , est déjà d*eoviron J oiJlions d'ares ; plus ce chiffre augmentera, plua les coadï* lions générales de salubrité seront salisfaiaantea.
Les détails dans lesqueb nous venons d'eulrer ceacirnent plus particulièrement la voirie, rassainissementét k voie publique.
Il nous reste à dhe quelques mots des arnéborstim introduites , au point de vue de l'hygièno et de U tabbrité , dans les marchés ; des mesures prises par fséuinistration pour l'éloignement de l'inlérieiir de la fib d'établissements qui contribuaient en première ligiir, ainsi que nous l'avons déjà dit, à vider Tair et à iag«odrer des maladies ': nous voulons parler des cimclièrci, des tueries , des amphithéâtres de dissection.
Nous ne remonterons pas à l'origino des nardwi Nous dirons seulement que pendant pinaieura sièda iU étaient établis en plein vent ou sous de vieux abris mé disposés , dans des mes étroites , fangeuses et svec toals les conditions d'insalubrité. La plupart des mardnsds avaient leurs halles particulières, ce qui a dooot \m nom à on grand nombre de mes de Paris : tellei qi^ celles de la Toilerie, de la Cordonnerie , de la Liogeric. de la Poterie, etc. Mais les balles les plus importeatef. et dont l'établissement remonte à Philippe -Angnite, étaient celles qui couvrent l'emplacement compris catR le marché des Innocents, la me de la Peronncrie H la pointe Saint-Eustache. On constraisit tout autour da maisons à galerie couverte, dont une partis existe esevr aujourd'hui sous le nom àepiliert des kaUes. On y wnitA par des portes fermées pendant la nuit
Ce fut au commencement de ce siècle qu'on coostrsù^ les marchés sur des pisns uniformes , et que Ton cobmença à les approprier à leur destination , autant dis* l'intérêt des marchands qne dans celui des acbetesr»; ainsi on constraisit sucœssivemtet les mardbés Siiot- Honoré, Saint-Germain, des Carmes, des Blaoev-Voteaux , de la volaille. On songea sérieusement saisi à l'agrandissement des bslies dn centre qui occvpsieBtt et les choses ont peu changé aujourd'hui , un eoipisc^ ment entouré de mes tortueuses , encombrées de naiioas mal bâties, insalubres, ok les habitants sont plntêt fstassés que logés. Un décret du 24 février 1811 ordoost qu'il serait constrait une grande halle qui devait resiphcer les halles actuelles, mais les années mslfaenres^v qui suivirent la promulgation de ce déeret ne permireiit paa qu'il fut mis à exécution ; on ne put ^'io^Mtff autant qu'il était possible l'état de choses existsBt (>p«dant l'administration municipale n a point un ssul iastsnl
SALUBRITÉ PUBLIQUE
d)«odoniié le projet dont nom Yenont de parler; elle en a confié Texemen à une commission spéciale composée de MM. Lafanlotte, Lahure, Say, Michan, Lanqoetin, PeUusf de l'Onsle , Grillon , Galis et Bontron , membres dn conseil municipal, et, snr le rapport fait an nom de cette commission par M. Bontron ^ rapport qni renferme les renseignements les plus curieux et les Yues de la plus hante portée , elle a décidé Tagrandissement des halles centrales d'approvisionnement sur leur emplacement ac- (hel. L'exécution de ce projet donnera naissance à Tnn des établissements les plus considérables et les plus utiles dont l'administration aura doté Paris.
Les mankh de Pari» se divisent en marchés dits d'opprotisionmemenii et marehé» de détail.
Les marchés dits d'approvisionnements sont affectés principalement à la vente en gros des denrées destinées à la consommation journalière des habitants de Paris.
Là se rendent les marchands de la ville qui achètent ponr revendre, soit dans leurs boutiques, soit dans les petits marchés ; là vont aussi s'approvisionner les grands consommateurs , tels que les établissements publics , les pensionnats, les restaurateurs , et tons ceux qui trouvent de l'économie à acheter plutdt de la première main qne de la seconde.
Les marchés d'approvisionnements ne sont pas mohis utiles aux producteurs et aux marchands forains, qui, toujours domiciliés an loin , s'y rendent habituellement aux époques déterminées par la nature des denrées qu'ils récoltent, qu'ils préparent ou recueillent dans les marchés hebdomadaires de leur pays ou de leur département ; ils opèrent avec d'autant plus de confiance qu'ils sont toujours assurés de trouver dans les marchés en gros de la capitale le nombre et l'espèce d'achetenrs qui leur conviennent, c'ett-à-dire ceux qui peuvent acheter tout ou partie de leurs apports. Ces marchés leur offrent encore l'avantage de pouvoir apprécier en parfaite connaissance de cause les besoins de la consommation et de régler leurs envois en conséquence.
Là point de crédit : la vente est faite an* comptant ; le produit en est payé marché tenant. L'administration surveille toutes les opérations de manière à préserver le producteur et le consommateur des eombinûsons de la mauvaise foi et dn monopole.
Les denrées achetées dans les marchés d'approvisionnements sont vendues dans les marchés dits de détail par petites quantités, suivant les besoins journaliers des habitants.
Dans cea marchés , chaque marchand ne débile asses ordinairement qu'une seule espèce de marchandise ; mais la réunion de toutes celles qui servent habituellement à la nourriture de la population est toujours en rapport avec les besoins du quartier dans lequel le marché est situé. Ces besoins sont si bien connus, qu'ils ne sont en souffrance que lorsque les arrivages ont été suspendus ou entravés par l'intempérie |des saisons. ( Voy. Ntmi>eau dietionnaire de police par MM. Elonm, Trébuchet et Labat. )
Gomme on le voit , les marchés , dont le nombre est de 32, constituent à Paris une des parties les plus importantes du service public ; pour ne parler que de la salubrité » les soins qu'ils réclament sont de tons les instants , nonseulement pour qu'ils ne présentent aucune cause d'insalubrité , mais encore pour que les marchandises qu'on y débite soient d'une bonne qndité.
Ainsi il est enjoint à tous les marchands établis dans les halles et marchés d'entretenir dans un état constant de propreté l'intérieur et les abords de leurs places.
Il leur est défendu de jeter, dans les passages réservés pour la circulation, des psilles ou débris quelconques ; ces débris doivent être rassemblés dans des seaux on paniers pour être déposés anx endroits affectés à ces dépôts dans chaque marché.
Il est défendu de placer sur les entraits dn comble des abris , des coffres , des paniers pleins ou vides , et généralement des effets , marchandises on matériaux quelconques , rien ne devant gêner la circulation de l'air sous les combles.
n est défendu d'élever les étalages latéralement, de manière à intercepter la vue et la circulation de l'air d'une place aux places voisines.
Il est défendu de conserver dans les étalages des marchandises avariées , impropres à la consommation.
Tous les mois , et plus souvent si cela est nécessaire , les marchands doivent , à des jours désignés par l'administration , déplacer leurs étalages et ustensiles quelconques pour nettoyer à fond le sol qu'ils recouvrent (ordonnance de police do ]<^ avril 1832).
Indépendamment de ces mesures, qui s'appliquent d'une manière générale , comme nous favons dit , à tous les marchés, il en existe qui sont spéciales à chaque mar» ehé : ainsi , par exemple , les tripiers et marchands d'abats, les marchandes de marée ou de poisson d'ean douce, les marchandes de salines , etc. , doivent , au moins une fois par semaine , gratter et laver avec une solution de chlorure d'oxyde de sodium on de chlorure de chanx leurs tables , seaux et baquets : pour préparer dn chlorure de chanx liquide, on prend une livre de chlorure de chanx sec ; on met le chlorure dans un pot de grès ; on verse dessus une vote d'ean que l'on agite à plusieurs re» prises ; la liqueur claire qui surnage an dépdt blanc est le chlorure de chaux liquide avec lequel on doit laver les objets qu'on veut assainir. On se sert , pour opérer ce levage, d'une éponge, d'un linge ou d'une brosse. Lorsqu'on a enlevé tout le liquide clair, le résidu , jeté dans le ruisseau , sert encore à l'assainissemenL
Le chlorure de chaux liquide peut être conservé dans le pot même en le bouchant bien , ou bien tiré à clandans des flacons bouchés en liège. •
On ne saurait trop populariser ces moyens d'assainissement , peu coûteux et (f un emploi facile.
Il est défendu aux marchandes de viandes cuites de jeter , soit dans l'intérieur de leurs places , soit dans les passages ou sur la voie publique , aucuns débris de leurs marchandises. Il leur est enjoint de ne conserver et de n'exposer en vente que des viandes saines. Il leur est enjoint aussi de ne renfermer les marchandises qu'elles con* servent d'un jour à l'antre que dans des coffres disposés de manière que l'air puisse s'y renouveler : ces coffres doivent être nettoyés , au moins une fois par semaine , en les lavant avec une solution de chlorure d'oxyde de sodium ou de chlorure de chaux préparée , ainsi qu'il est dit ci-dessus.
Il est défendu d'amener sur les marchés des grains et grenailles mélangés et falsifiés ; d'y apporter des fruits et des légumes pourris, défectueux on de mauvaise qualité; les mêmes défenses concernent les beurres , œufs , fromages , poissons et , eu général , toutes marchandises apportées sur les marchés; elles sont, du reste, visiléies 1 avant l'ouverture des marchés , afin qu'on puisse détruire celles qni sont reconnues Mn de mauvaise qualité et qu*il puisse être procédé contre les vendeurs conformé^ ment aux lois et règlements.
Indépendamment de ces prescriptions, qui concernent uniquement la salubrité , les marchés sont soumis à '. des dispositions nombreuses qui ont pour objet de régler ce qui touche anx arrivages , anx approvisionnements , à ! la bonne tenue de ces établissements» I A la poliee sanitaire des marchés et des comestibles ^ se rattacnent les nombreux règlements rendus pour préve* nir les accidents auxquels peuvent donner lien certaines préparations ; tels sont eeux qui concernent les sucreries i coloriées : ils défendent l'emploi de substances minérales I ponr la coloration dea dragées, sucreriea , pastillages, et
indiqoent les substances végéUles que les confiseurs peuvent Wployer avec avantage et sans danger pour la santé des personnes qui font usage de sucreries ; Fordonnance sur les sels , dont la falsification est devenue si fréquente et qui peut occasionner des désordres gravés dans l'économie animale; les ordonnances concernant les boissons, les vases et ustensiles de cuivre , les charcutiers , les bouchers , la police des abattoirs.
Ces établissements, créés en 1 8 1 9, contribuèrent puissamment à l'assainissement de la ville en amenant la suppression des nombreuses tueries particulières qui existaient dans rintérieur de Paris.
Les abattoirs sont au nombre de cinq pour les bceufs, vaches, veaux et moutons.
En ce moment on construit deux abattoirs pour les porcs.
Du reste, dès la fin du siècle dernier, on se préoccnpait vivement de la suppression des tueries qui existaient dans l'intérieur de la ville; et, chose assex remarquable, les projets élaborés à ce sujet comprenaient également les cimetières. Il était même question de confier i une seule et même entreprise l'administration des cimetières et celle des abattoirs ; ainsi on mettait en regard ce que rapporterait une concession de terrain et l'abattage d'un bœuf.
Quoique les tueries particulières présentassent de nombreux et de graves inconvénients , leur suppression était cependant moins urgente que celle des cimetières ; aussi , dès l'année 1785, ceux-ci furent éloignés de Paris : dn moins on admit ce principe , que les timetières ne devaient pas exister dans l'intérieur des villes; on commença par le cimetière des Innocents,
Ce cimetière servait depuis plusieurs siècles de lien de sépulture, lorsqn'en 1186, Philippe-Auguste le fit .clore de murs. En 1218, suivant la statistique publiée par le préfet de la Seine , on fut obligé de l'agrandir , et depuis il continua de servir à 20 paroisses de Paris. An milieu du siècle dernier on y enterrait 3,000 personnes par an, dans des fusses commuifes, contenant 12 à 1,500 corps; les sépultures particulières n'étaient alors annuellement que de 150 à 200. En ne calculant que sur 2,000 inhumations chaque année à partir de 1 186, on trouve que depuis ce temps jusqu'à celui de sa clôture en 1785, on y aurait déposé 1,200,000 corps. En 1720, une supplique adressée au lieutenant de police pour en obtenir la fermeture porte que le grand nombre de corps en avait élevé le terrain de 8 pieds au-dessus des rues et des habitations voisines.
Les ossements que ce cimetière contenait ont été i diverses reprises, depuis 1785, transportés aux catacombes, de même que les ossements extraits des autres cimetières qui existaient dans l'intérieur de Paris. Après l'exhumation des cadavres et des ossements dn cimetière des Innocents , on renouvela le sol , on l'exhaussa , on le pava, et cet emplacement, de plus de 5,500 mètres de surface, fut affecté à un marché.
Ces cimetières ont été remplacés par trois grands cimetières, savoir: le cimetière du Nord eh 1798 ; celui de l'Est en 1804 ; et celui dn Sud en 1824.
Il est question en ce moment de la création d*nn nouveau cimetière à l'est de Paris, dans la commune -d'Ivry.
Ce fut à la même époque que l'on s'occupa de la suppression des salles particulières de dissection qui infectaient certains quartiers.
L'arrêté du gouvernement du 3 vendémiaire an VII (24 septembre 1798) ordonna qu'aucune salle de dissection, soit publique , soit particulière , aucun laboratoire d'anatomie ne fussent ouverts sans la permission de l'autorité municipale; mais ces amphithéâtres particuliers ayant donné lien i des réclamations très-vives de la part des habitants voisins, et étant devenus des foyers d'infec-
tion, une ordonnance du préfet de police du 15 oclo> bre 1813, le 11 janvier 1815, et en dernier lien renouvelée le 25 novembre 1834, défendit les snpliithéâtres particuliers , soit 4 domicile, soit dans les hôpitaux, hospices, maisons de santé, infirmeries, msisoai de détention et en quelque localité que ce fut, à l'exception toutefois des hôpitaux militaires régis par des rèjtemeots spéciaux. Les dissections ne purent avoir liea que du l®** novembre au 31 avril , et seulement dtni la pavillons de la Faculté de médecine et dans TamphithéâtR des hôpitaux établi sur l'emplacement de l'ancien cime* tière dit de Clamart^ près du Jardin*des-Plantes.
Ce cimetière, qui avait succédé pour le service des bôpitaus au cimetière de la Trinité , situé me Saint-Denti, au coin de la rue Grenetat , avait été fondé en 1672 loss le nom de cimetière Sainte-Catherine.
Le nom de Clamart, qu'il reçut ensuite , lui vint d'oor croix appelée CUmart élevée sur le carrefour forme pv les rues de la Muette, des Fossés -Saint -Marcel et éf Poliveau. Sous Charles VI, cet emplacement faisait pirtif d'une maison de plaisance appartenant aux sires de Ûsmart. Les suites de Tinvasion de 1814 ayant comblt b dernière grande fosse de ce cimetière , les morts des hôpitaux et les corps des suppliciés furent portés au cimeliàt de la Charité , situé au delà du boulevard de la barrière de la Santé.
C'est dans le cimetière de Clamart que fut iahmiM. en 1802, le célèbre Bichat, dont les restes ost àf transportés, le 16 novembre 1845, au cimetière de l'Est , dans un terrain concédé à perpétuité par la riHe de Paris. C'est également dans le cimetière de ClsiDait que fut transporté Pichegru : on y voit encore le aumolée que sa fille lui fit élever en 1815.
Nous voudrions parler, ^6n de compléter ce que asai avons dit des mesures prises pour assurer la salobrité k Paris, de la législation des établissements insalobrsi.et des nombreux efforts de l'administration pour éloigner k la ville les fabriques qui , par leurs exhalaisons , peanol être une cause grave d'insalubrité; des étndct etdetfccherches auxquelles elle s'est livrée pour rendre certess travaux moins insalubres , pour empêcher qu'ils oe coopromettent la santé des ouvriers qui s'y livrent, notasment les travaux des fabriques de céruse : mais ce njd demanderait des développements que ne permctteot ptf les bornes de cet article.
Nous aurions voulu également entrer dans qo^se* détails an sujet d'une institution que l'on doit aoi pre* fets de police et qui a rendu à la ville de Paris , neai pourrions dire à la France entière, dea services qoi d«vent lui mériter la reconnaissance publique : nous vooloai parler du Conseil de salubrité.
Fondé en 1 802, le Conseil de salubrité , qui a conpte et qui compte encore dans son sein des noms illosin* dans la science et dans la médecine , a été rinstigslev de la plupart des grandes mesures qui ont ci pnisnoment contribué à l'assainissement de la ville; ses %vs dans les questions relatives à l'hygiène privée n'oot pM été moins utiles , n'ont pas en des résultats moins via»' faisants. Aussi la collection de ses travaux, que les préM< de police ont successivement publiée depuis l'origise, forme-t-elle un code presque complet d*hygièoe et de » lubrilé, avidement rech<!rché en France et à rétrsoger.
Pendant longtemps Paris a été la seule ville qoi si| (* un conseil de salubrité ; mais , depuis quelques innctf^ cette utile institution s'est répandue dans la piopsrt êe nos départements, et on doit espérer que, daaf sa temps très -rapproché , aucun n'en sera privé.
Ad. TRÉBUCHBT.
raais. — nrofiaaraii pm« raiais, ist sa vavsnuns. M-
INSTRUCTION POUR LE PEUPLE. — CENT TRAITÉS. ?UM, ^ DUBOCHET, LECHEVALIER it C», 60, RUE RICHELIEU. —85 cbntimu.