II. DES VEMTS
Cest d'après la moyenne mensuelle que l'on a établi les saisons météorologiques. L'hiver se compose des trois mois les pins froids de I année, décembre, janvier et février ; l'été des trois mois les plus chauds, juin , juillet et août. Les six antres se partagent également entre le printemps et Tantomne. Toutefois il existe des pays où il n'y a que deux saisons sans intermédiaire , et d'autres où le printemps et l'automne se réduisent i un mois tout au plus.
Température moyenne annuelle, — Si l'on divise par 12 la somme des moyennes mensuelles, le quotient est égal à la moyenne de l'année ; élément important sur lequel nous reviendrons dans le chapitre de la distribution de la température à la surface du globe.
La moyenne de Tannée peut varier dans certaines limites ; c'est ce qui constitue les années froides et les années chaudes. A Paris , la moyenne la plus haute que l'on ait observée, de 1806 i 1841, a été celle de 1806, qui s'est élevée i 12<*,08. La plus basse est celle de 1829, où elle est descendue à 9<*,39. La moyenne de ces 36 ans est 10o,74. A Marseille , la moyenne annuelle la plus élevée, de 1823 i 1842, a été de 15o,I en 1828; la plus basse de l3o,l en 1837.
Les climats des diverses régions du globe étant en grande partie aubordonnés i la direction des vents régnants , nous ne saurions continuer l'histoire de la température sans parier d'abord des mouvements de l'atmosphère qui la modifient si profondément Les courants aériens sont dus à des ruptures d'équilibre dass la masse de l'atmosphère , ruptures d'équilibre dues elies-mémes à des différences de température constantes ou accideotelles. Ouvres la porte d'an appartement chand qui communique avec une pièce froide , et places deux bougies en haut et en bas de la porte entrebâillée; vous veira 4 la direction de la flamme des bougies que l'air chaud de la diambre sort par en haut , tandis que l'air froid entre par en bas. Il en est de même dans Tatmosphère , dont toutes les parties sont in^alement échauffées sv les différents points du globe. Ainsi la difiérence de température entre la mer et la terre produit les brises de terre et les brises de mer, la différence de température entre l'éqnateur et le pèle engendre les vents aliséa.
Viteese du vent, -^ La vitesse du vent varie de 1 à 30 mètres par seconde ; le mistral , ce vent dn nord si violent de la Provence, qui enlève des cailloux, renverse des murs, abat des charrettes lourdement chargées, et dénude tous les coteaux de cette province , ne parcourt guère que 20 mètres par seconde.
On appelle vents aliâée des vents constants qui soufflent entre les tropiques dans l'Atlantique et le Grand- Océan. Us sont dus à réchauffement et i l'élévation de l'air sous l'équateur, qui, se déversant sur des concbcà plus froides , se dirige vers le pèle ; sa direction est modifiée par la rotation de la terre. Dans f océan Indieo on trouve les mousion», qui changent suivant les saisons et sont engendrées par la différence de température qai existe entre les plateaux déserts des revers septentrionaux de l'Himalaya et l'océan Indien. La Méditerranée a ses moussons, connues sons le nom de venu élinens, qui soufflent du nord en été, dn sud en hiver; ce qui tient à ce qu'en été le Sahara est plus chaud que la Méditerrannée, tandis qu'en hiver il est plus froid.
Dans le nord de la France et sur toute la c6te occidentale de l'Europe , le vent de sud-onesi est le veut qui souffle le plus communément ; ce veut n'est rien autre chose que l'alise de l'océan Atlantique, qui , dans las latitudes moyennes, s'abaisse vers la terre. Voici dans l'ouest de la France la fréquence relative des différents vents.
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£n Russie et en Hongrie , c'est l'ouest qui est le vest régnant; dans l'Amérique du Nord, c'est le nord-oiiesL
Les saisons ont une influence réelle sur les vents; ainsi, en Europe, la direction générale des vents, pendant l'hiver, est plus australe que dans le reste de Tannée ; au printemps elle incline à l'est ; en été et en automne. surtout en juillet, les vents soufflent en général de l'ovest En Egypte , le vent souffle toujours du nord ; 'û est violent en été, et accumule alors sur les aonti^goes de l'Abyssinie les gas et les vapeurs qui se cmideosent en nuages, se résolvent en pluie et déterminent les crues périodiques dn Nil.
Les vents sont chauds ou iVoids suivant la températuR des régions d'où ils soufflent. A Paris c'est le N. 18« K. qui est le vent le plus froid , le S. 17« E. qui est le plus chaud. Dans la Norvège septentrionale c'est le S.-E. q«i amène les plus grands froids, parce qu'il descend do plateau lapon. La bise en Suisse ; le borm en Istrie cl en Dalmatie, le mistral en Provence, sont des waU
METEOROLOGIE. --PHYSIQUE DU GLOBE
do ooni égaleoient redoutés ponr leur violence et poar leur âpreté. Dans le désert, les veats ont qoelqoefois tane température très-élevée, due à leur échauffemenl en passant sur d'immenses plaines de sable. Ces vents sont désignés par les Arabes sons le nom de sawunm, lU ne lont dangereux que par la quantité du sable qu ils enJèrent avec eux et qui reste suspendu dans l'air brûlant que le voyageur est forcé de respirer.