III. DBS yéréoRis aqdkux
Soos ce nom , le météorologiste comprend toutes les manifestations atmosphériques dans lesquelles l'eau joue le rôle principal. L'eau s'y présente i l'état de vapeur, à Fétat liquide ou à l'étal solide.
Hygrowiétriê, — Cette partie de la météorologie s'occDpe de la mesure de la quantité de vapeur d'eau contcnae dans l'air. Cette quantité varie singulièrement : ainsi l'air peut dissoudre d'autant plus de vapeur d'eau que M température est plus élevée. Voici le poids de vspeur d'eau que peut dissoudre un mètre cube d'eau depuis 20® aa-dessotts de séro jusqu'à 39® au-dessus.
Considérée d'une manière absolue, sans avoir égard à is température , la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air ne nous apprend rien sur sa sécheresse ou son hamidtté : ainsi , en été , par un beau jour, l'air nous parait plus sac qu'en hiver avec un ciel brumeux, et cependant il contient 5 i 6 fois plus de vapeur d'ean en été qu'en hiver. L'air nous parait humide lorsqu'il est presque saturé, c'est-àp^ire lorsqu'il contient presque tonte la quantilé de vapeur d'ean qu'il peut dissoudre : ainsi, en noas reportant 4 la table précédente, nous lerrons que de l'air i la température de — 10® nous semblera humide s'il contient 2 grammes de vapeur d'eau par mètre cobe ; à la température de — 20^, il devra en renfermer 18 grammes pour qu'il fasse la même impression sur nos sens. L'humidité météorologique est donc le rapport qui existe entre la quantité de vapeur d'eau contenue daus l'air et celle qu'il peut contenir 4 la même température. On désigne ordinairement cette quantité par 100, et l'humidité relative est indiquée par dn nombres an-dessous de 100, mais qui oscillent ordinairement entre 60 et 90.
Les deux meilleurs instniments hygrométriques sont raspiralcnr de 11. Regnanlt et le psychromètre d'ÂugusL L'aspiratenr est un vase de 30 à 100 litres de capacité qoi communique avec trois tubes recourbés en U remplis de fragments de pierre ponce imbibés d'acide sulfuriqne. Ce vase est rempÛ d'eau et muni d'un robinet. A mesure que l'eau s'écoule , elle est remplacée par de l'air qui, en traversant les tubes en U, y dépose tonte l'humidité dont il est chargé. L'augmentation de poids de ces tubes, ou le plus souvent du premier seulement, indique la quantité de vapeur d'ean qui était contenue dans l'air.
Le psychromètre se compose de deux thermomètres , l'un nu, l'antre entouré d'une gase humectée d'eau. Le second, dont la boule est refroidie par l'évaporation. se tient pins bas que le premier : de la différence de ces deux thermofliètres on conclut l'humidité absolue et relative par des formules indiquées dans la traduction du C9urs complet de wtétéorologie de Kaemti, p. 78.
L'humidité relative varie à tontes les heures , on pourrait presque dire i tous les instants de la journée. Elle est à son maximum avant le lever du soleil , et à son minimum an milien du jour. JS\\e n'est pas la même dans les différents mois de l'année. C'est en décembre que Tair est le plus humide , et en juillet et août qu'il est le plus sec, (|Aoique l'on puisse prouver que c'est dans ces deoa derniers mois que l'air contient la plus grande quan«
tité de vapenr d'ean , à cause de l'évaporation plus active des eaux courantes et tranquilles qui sont à la surface de la terre.
Sur les câtes, l'air est , toutes choses égales d'ailleurs , plus humide que dans l'intérieur des continents : cette règle se confirme dans les quatre continents. C'est dans les steppes , les déserts et les pampas que l'on a observé les plus grandes sécheresses connues. Sur les montaguA , l'air a quelquefois une sécheresse extraordinaire ; mais , en moyenne , il est plus humide que dans la plaine. Voici les résultats comparatifs que nous avons oblenas, U. Bravais et moi , sur le Faulhom , en Suisse, à 2 4^5 mètres au-dessus de la mer, pour l'intervalle compris entre le 16 juillet et le 5 août 1814 : HumidiU relative.
Faulhom. . . .
Zurich
Milan
L'humidité relative varie suivant les vents ; c'est ce qui constitue les vents secs et les vents humides.
Dans le centre de l'Allemagne, le vent le plus sec est celni d'est ; le plus humide , celui du nord. Ces règles changent si on les examine dans les différentes saisons : ainsi , en hiver , c'est celni d'est qui est le plus humide , celui d'ouest qui est le plus sec. Kn été , au contraire , celui d'ouest est le plus humide , et celui d'est le plus sec. Ces différences tiennent 4 la température de ces vents ; ce sont les plus froids qui sont les plus humides.
Botie, gelée blanche. — Lorsque l'air est humide , la vapeur d'eau passe i l'état liquide an contact des corps froids. C'est ce qu'on voit en été lorsqu'on remplit une carafe avec de l'eau fraîche ; en peu d'instants elle se couvre d'une couche d'eau qui n'est autre que la vapenr d'eau contenue dans l'air qui est passée 4 l'état liquide an contact de la surface froide du verre. Le phénomène de la rosée est dû 4 la même cause. Par une nuit sereine , le gaxon , la terre , les feuiUes se refroidissent plus que l'atmosphère , et les vapeurs contenues dans l'atmosphère s'y déposent 4 l'étal liquide. Lorsque cette rosée cristallise , alors elle prend le nom de givre on de gelée bkuuke. La gelée blanche ne s'observe que dans les froides matinées de l'hiver qui succèdent 4 des nuits sereines ou extrêmement humides.
Brouillards , nuages, — L'eau qui forme les brouillards et les nuages est 4 un état particulier qu'on nomme vésiculaire. Ce sont de petites sphères pleines suivant les uns , creuses suivant les autres , et dont le diamètre varie entre 0»»,OUet 0">»,035. La formation des brouillards et des nuages est le plus souvent due 4 la rencontre d'un courant d'air froid avec un courant chargé de vapenr d'eau , ou 4 l'abaissement de la température de l'air humide. En Angleterre, les brouillards sont très-épais, et 4 Londres, ils se mêlent 4 la fumée du charbon de terre, qu'ils empêchent de s'élever ; de 14 une obscurité qui nécessite souvent l'emploi de la lumière en plein midi. La composition des brouillards et des nuages est la même ; mais les formes de ces derniers sont fort variables : cependant Howard a distingué quatre types principaux :
1 ® Le stratus , ou nuage allongé , semblable 4 une bande parallèle 4 l'horison ;
2® Le cirrus , on queue de chat , des marins, nuage semblable 4 des flocons de laine très- légers on 4 un réseau très-délié ;
Le cirro-stratus se compose de bandes légères, étroites 4 l'horison , étendues an sénith ;
3o Le cumulus, ou nuage d'été, grand nuage aux formes arrondies imitant des montagnes couvertes de neige.
Le cirro-cnmnlus, intermédiaire entre les deux précédents , constitue le ciel pommelé ou moutonné, n [^
40 Le Dimbas est le naage noir orageux chargé on de pluie, de grêle, de gréiil , et quelquefois d'éclairt et de tonnerres.
De tous cet nuages , les cirrus sont les plus élevés ; leur élévation n'est jamais au-dessous de 5 000 mètres. M. Kaemtz Fa trouvée, en général, de 6 500 mètres. Ils
sont probablement presque toujours oompoiét de oeîgc. Les eirrui et les cirro-iiratmt anooneeot U ploie; iii sont amenés par les vents du S. ou du S.-0. Les ooMiiiu sont formés des vapeurs qui sont entraioéea dans les régions supérieures par les courants ascendants. Us deviennent souvent le foyer d'où sortent les orages d el^.
Cuinalot.
Cirrat.
Pluie. — Lorsque les vésicules des brouillards passent a l'état de gouttes d'eau , alors elles tombent sous forme de pluie. Leur grosseur augmente i mesure qu'elles s'approchent de la terre : ainsi partout la quantité de pluie qui tombe sur le sol est plus considérable que celle que l'on recueille à une certaine hauteur. A Paris, le pluviomètre situé sur la terrasse de l'Observatoire recueillant une quantité de pluie égale à 1 , celui qui est dans la cour à 39 m. au-dessous en reçoit une qui est représentée par 1,27.
La quantité d'eau qui peut tomber dans une averse varie considérablement. Voici quelques exemples qui prouvent que cette quantité peut être énorme. M. de Humboldt vit tomber sur les bords du Rio-Negro 0"S47 d'eau en 5 heures. L'amiral Roussin , à Cajcnne , 0">,S77 en 10 heures; à Bombay, on a recueilli 1<",108 en un jour; à Joyeuse (Ardèche). 0'",25 en un jour; à Gènes, 0'°,81 dans le même temps; à Genève, 0">,16 en trois heures; à Marseille, 0'",04 en 25 minutes le 21 septembre 1839.
Meige. — Les gouttes de pluie cristallisées prennent le nom de neige. Leurs formes varient beaucoup suivant la température , la direction et la force du vent , etc. Elles sont ordinairement en étoiles , en cônes ou en lamelles. La neige tombe rarement par les grands froids, elle est alors très-fine. On observe les gros flocons lorsque le thermomètre est voisin de zéro.
Distribution des pluies dans Us différentes saisons. — Entre les tropiques il y a une saison sèche et une saison humide. Dans l'Amérique méridionale, située au N. de l'éqnateur, la saison sèche coïncide avec l'alise de de TE.-N.-E pendant les mois de décembre, janvier et février. La saison humide règne avec l'alise de l'O.-N.-O et s'annonce par des orsges. Au Sénégal , la saison des pluies règne de juin en décembre. Dans l'Inde les pluies ies plus abondantes tombent en juillet pendant la mous-
son de S. -0. La saison sèche correspond i la mousson du N.-E. C'est dans ce pays qu'il tombe la plus grands quantité d'eau, ainsi i liahabuleshevar , à 1370 m. au-dessus de la mer, dans la presqu'île de l'Inde, il tombe par an , de juin A septembre, 7"*, 77 d'eau. A la Guadeloupe cette quantité est de 7^,30. Il est des pays où il ne pleut qu'en hiver, tels sont le midi du PoHogal et de l'Espagne, le cord de l'Afrique, l'Algérie et l'Egypte exceptées. La sone i pluies continues comprend presque toute l'Europe et l'Algérie. Dana cette région, la ville où il pleut le moins paraît être Ifadrid, où il ne tombe que 0">,25 par an. Celle 00 il tombe le plus d'eau est Bergen en Norvège , la terre y reçoit par an 2"',24 d'eau. A Paris cette quantité est de 0",546. U Terre de Feu , celle de Van Diemen et la Nouvelle-Zélande forment une xone de pluie continue dans rhésBtsphère austral. Enfin , il est des pays où il ne pleut jimais : tels sont le Sshara, le désert de Gobi, la Californie, le Mexique , le Pérou , la Plala , la c6le de Patagode . et le cap de Bonne-Espérance.
Les vents pluvieux en Europe sont ceux qui sonfDeat de l'O. ou du S.-O, car ils entraînent avec eux les Tapeurs qu'ils ont balayées à la surface de POcéan. Les vents d'E. et de N.-E., qui ont traversé le conlioeot-, sont au contraire secs. Pour Berlin, M. de Bnch s calculé que 100 pluies se partageaient de la manière saivante entre les différents vents :
Nord
Sod
Eat
Oowt
La répartition de la pluie -dans les diverses saisons est de la plus haute importance pour ragriculture et les travaux publics. Si l'on exprime par 1 00 la quantité qai tombe dans le cours d'une année, 00 a les ooakrei
UÉTÉOROLOGIE.-^ PHYSIQUE DU GLOBE
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