La PBBUBNTATION VISQUBU8B OU GOIUIBUSS , OO celic
qui est caractérisée par une production de matière goomeuse ou mucilaginense ; elle se manifeste dans les t'uu blancs qui tournent à la graisse et qui deviennent filants ou comme huileux ; elle se reproduit, en été, dahs des potions ou juleps contenant de l'eau , du sucre et quelques matières organiques , dans les infusions des tanneries , dans les eaux sûres des amidonniers , dans les eaoi de lavage des raffineries et dans nombre de sncs végétaux.
6. La PBRUBNTATiON AUi'GDAUfHJB , OU cdle quî transforme Yamygdaline , matière azotée neutre existant dae» les amandes amères , en huile essentielle odorante et cb acide prussique ou cyanhydrique.
7. La FERMENTATION 8INAPISIQUB , OU Celle quî provoque la formation d'une huile acre et très-volatile dans la farinr de moutarde noire, qui n'a par elle-même aucune âcreté.
8. Enfin la fbrukntatiox pltridb on la PUTRirAcnov. dibtincte des précédentes en ce que les produits auxquels elle donne lieu sont nombreux et plus ou moins infects. On s'oppose, en général, à celte désorganisation des mttières organiques et on les conserve pour les besoins dr la vie ou de l'industrie, par différents moyens, et notaioment par la dessiccation, la cuisson, le boucanage, remploi du sucre , de Tesprit-de-vin , du sel marin , du sulfate d'alumine, des acides faibles, etc.
L'éRiuAGAusiB diffère de la fermentation et de la pBtré> faction proprement dites en ce qu'elle n'a pas lien sans le concours de l'air, qui y agit en vertu de son oxygène. C'est une espèce de combustion lente qui, dans toutes les circonstances , dégage de la chaleur et qnelquefob de la lumière. C'est la cause de ces mille transformations qsc les substances organiques sont susceptibles de subir par un séjour prolongé à l'air ou par suite de l'absorption de l'oxygène. La pourriture sèche du bois , la dessiccation des huiles employées dans la peinture , la conversion du bois en terreau, la production du salpêtre , la conversioa du vin, de la bière, du cidre ou mieux de resprit-de-«in contenu dans ces liquides en vinaigre ou acide acétique. etc. , sont des cas particuliers de décomposition par in-
UACAUSIB.
Tels sont les faits les pins généraux de la science q»' j'avais mission de faire connaître. C'est dans les traité» complets que mes lecteurs pourront, si je suis panreiiu à leur inspirer le goût de la chimie , compléter leor cdscation scientifique. Quant aux arts chimiques proprement dits . nous nous eu occuperons dans un traité spécial. J. GinARDIN,
Profeiteor de cliiniie i Rouen, coiretpoadul de riutitiit
rARifl. — TYPOcsApHii PLON rtiacs, avi di VAVctaâiB. M. j
pAtIf.
INSTRUCTION POUR LE PEUPLE. — CENT TRAITÉS. DUBOCHST, LKCHKVALIER it Ob, 60, RUK RICHELIEU.
• S 5 CINTIMU.
CHIMIE APPLIQUÉE
PIdi que touU autre science, la chimie eft féconde en applicitioos , et, comme le disait Berthollet, il n'est aucuoe occupation humaine qu'elle n'éclaire de son dambeaoL Les sciences naturelles, la médecine, la pharmacie, ragiicolinre, les arts industriels ne peuvent se passer de son concours. L'accroissement du bien-être matériel de U société aussi bien que le progrès intellectuel sont totimement liés à la marche et au développement de cette science, que le célèbre Fourcroy nommait, avec leothousiasme d'une conviction profonde et d'une admintion réfléchie, la sciixci umivbrsilli.
Presque tous les arts doivent leur naissance au hasard; ils ne sont, en général , ni le fruit des recherches, ni le résultat des combinaisons ; mais tous ou presque toiu ont un rapport plus ou moins marqué avec les sciences, et notamnaent avec la chimie; cette dernière, surtout, peut en éclairer les principes, en réformer les pratiqoes vicieuses , en simplifier les moyens , en hâter les progrès.
Habile à tout transformer , i tout utiliser , la chimie sait donner de la valeur i des matières qui n'en ont pas dans leur état primitif, et très-souvent elle crée des. indoitries lucratives, en tirant parti de substances inertes , mcofflmodes oa nuisibles. Cest ainsi que nous la voyons extraire de résidus immondes un sel ammoniacal nécesaire à plusieurs arts ; qu'avec les os et les cornes des uinoaax , les débris de nos vêtements de laine, les cada- <rrfl des vieux chevaux , elle fabrique un sel jaune d'une superbe cristallisation qui sert à produire l'une de nos plut belles couleurs minérales, le bleu de Pruue; que dn résidus de garance épuisés par la teinture , elle parvient i retirer presque autant de matière colorante rouge qae celle qui a passé dans les bains de teinture. Du sel nario , on fait de la soude ; de la pomme de terre , du locre ou de Teau-de-vie ; du colon , de la poudre ; du <&if, delà bougie qui rivalise avec la cire pour l'éclairt^e ; do bois, un excellent vinaigre ; de la mélasse et de la fécale , un acide puissant , l'acide oxalique , qui sert aux indienneurs dans la confection de leurs charmantes peintures sur toiles, etc.
Tontes ces merveilleuses créations font comprendre i intérêt que doivent inspirer la chimie et tous les arts qui en dépendent.
Dans un premier traité, nous avons exposé Us principes et les lois de cette science , indiqué les caractères généraux des corps simples et de leurs principaux compotes, montré comment, avec un petit nombre d'agents, le
chimiste parvient à sonder les mystiiti do la nature , à détruire et à recomposer , i créer mémo des substances que nous ne trouvons pas à la surface de la terre. Maintenant nous allons nous occuper spécialement des industries chimiques proprement dites, c'ett-i-dire de toutes ces opérations pratiquées en grand dans les fabriques pour obtenir les produits liécessaires i nos divers besoins journaliers. La liste en est longue. Mais comme plusieurs des arts chimiques nécessitent des développements plus considérables en raison de leur importance , nous renverrons à des traités particuliers l'exposition que nous en devrions (aire. Nous ne parlerons donc pu, en ce moment, de la fabrication des engrais, du vin et des autres boissons fermentées, de l'industrie du fer, des arts céramiques et de la verrerie , de la teinture et de l'impression des tissus, de l'exploitation des mines, des carrières et des salines. C'est dans les Traitit 04, 78, 80, 81, 84, 85 et 87, qu'il faudra lire tout ce qui concerne ces différents sujets.
Nous rangerons sous deux titres principaux les matières premières et les industries chimiques que nous avons i étudier :
1. Produits et arts chimiques dérivant de l'exploitation du règne minéral.
2. Produits et arts chimiques dérivant de l'exploitation du règne organique.