‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 74 sur 291 · UN · texte numérisé non relu

UN

(Fig. 18.)

(Fig. 14 )

(Fig. 15.)

égaux : rhomhaidrr ( li.;. 1 :,). ^'^^^ ^^ VJlD^S'l'^^»

Le rhomboèdre est le plus syiDClrique de tous les solides engendrés avec les axes obliques, et c'est , comme dans le cas du cube, celui qui donne lieu aux dérivations les plus complexes. Pour bien comprendre ces dériva* tions, établissons les conditions de symétrie du cristal rapporté à un axe vertical , d'après la seconde définition que nous en avons donnée.

Les éléments constituants sont, 1 ' deux espèces d'angles, savoir : deux angles aux sommets , et six angles latéraux ; 2® deux espèces d'arêtes, savoir : six arêtes aux sommets et six arêtes disposées en ligzag et symétriquement autour de l'axe ; en tout, quatre systèmes de modifications , dont nous signalerons les plus importantes.

^^^ ^ Plaçons le rbomboè-

(Fig. 10.)

iquiaxt , au

dre verticalement, et menons six plans tangents aux arêtes du sommet (Bg. 16) ;cela reviendra à circonscrire un nouveau rhomboèdre obtus dit rhomboèdre primitif. On pourrait en inscrire un, en considérant les six plans du rhomboèdre primitif comme tangents eux-mêmes aux arêtes du rhomboèdre inscrit, qui est plus aigu, et prend le nom de rkowtboèdre imverge.

Si nous modifions par un biseau les six arêtes en xigxag, nous créons un solide formé de douze faces k triangles scalènes ; c'est le dodécaèdre wUUutatique (fig. 17). Faisons passer par les six arêtes en xigxag six plans parallèles à l'axe ; nous déterminons un prisme à six faces, et, comme ces six faces forment entre elles des angles égaux de 120<>, c'est lepritme

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(Fig. 18.)

(Fig.ao.)

(Fig. I»)

htxaèdre régulier. On l'obtiendrait de même en faisant passer des plans tangents aux six angles symétriques.

Ces trois principaux ordres de dérivés, les rhomboèdres , les wUtMUUiquei et les pritmes hexaèdres, se combinent ensemble, de manière à produire des cristaux mixtes. Le prisme hexaèdre, pyramide du quarz (fig. 19), et le cristal de chaux carbonatée (fig. 20) , où se retrouvent à la fois les faces du solide primitif indiquées par les lettres PP, du métastatique et du prisme, sont les meilleurs exemples qu'on puisse citer.

CiMQDi&UB svsTàin caiSTALLiN. Trois axés obliques ; deux égaux, un inégal : prisme rhomboidal oblique.

Ce système , auquel se rapportent beaucoup d'espèces minérales, se trouve en partie calqué, quant aux modifications, sur le prisme droit rhomboidal, dérivé du prisme rectangulaire. On peut donc en déduire des prismes rectangulaires obliques, des prismes à six pans (fig. 21), à huit et àdonxe pans, également obliques, en modifiant les deux systèmes d'arêtes du prisme , mais sans modifications sur les angles et les arêtes du sommet.

Si l'on étudie en effet le cristal, on voit, en considérant ooe et ses bases , que les deux aogifs opposés qui se trouvent à Textr^ mité de la diagonale indÏMe .

sont d'espèce différente ; de sarw qu'un seul peut se trouver modifié, ainsi que fodiqoe la 6g. îi Les deux ucia situés à Tnlrpmité de la dixgooale borixont&ir sont au eontnirr de même especr de aorte que Uv

modificalioo

donne lieu à è»

biseaux qui pei-

vent se troove

disposés CQciar

(Fig. W.) (Kig. i\.\ rindique U %

S S, les faces primitives du prisme où sont marquées Ul

En combinant ces diverses modifications, on poarn

obtenir des octaèdres obliques , à base rfaombe oo mt-

angulaire.

Un caractère essentiel de ce cristal , c'est qo'oo ^% plans diagonaux «n toujours perpendicilaire ao plan àt )t base, caractère fcî résulte de ce que disi un rhombe les diag»nales sont nécesoirt^ i ment perpendicoJaim entre elles.

(KJg.w.) (Fig. -2:>.) Les deux figure» f«

et 25, qui appartiennent au pyroxène et à l'amphibole, représentent le type modifié sur les arêtes du prisme et sur les angles du sommet.

SixiivB svsTÈm CRISTALLIN. Trols axes obliques inégaai. prisme oblique non symétrique.

Ce type est le plus simple de tous , par le fait mèm de l'absence complète de symétrie. Aussi, tontes les parties étant dissemblables , les modifications sur une ém

(Fig. 27.)

(Fig. 26.)

bases seront toujours uniques et ne se répéteront «p sur l'arête ou l'angle opposé à l'autre base, ainsi qv l'indique la figure 27.

Applications de la cristallographie, — Les principes qnf nous venons d'éoumérer reçoivent une application directe par cette règle : que chaque substance est caractérisée par une forme primitive spéciale, par des angles qui lui soa propres, par des dérivés plus ou moins variés, enfio ^ des clivages disposés soit parallèlement aux faces, soti suivant des plans diagonaux et faisant entre eux des sDgirdéterminés.

Les faces des cristaux ne doivent pas être considerres comme assujetties à des conditions de régularité rigoureuse, il y en a toujours qui s'étendent et se dilatent ttu dépens des faces voisines ; mais les angles sont rigoorfosèment exacts et identiques pour les cristaux d'une mèiiH'

MINERALOGIE.

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obftonce. La mesura d*un ou de pluiienrt âoglei est donc ! ligne le plot caractêritUque qu'on poitie mettre en évience ponr détfenoiner une tnbttaoce minérale^ car il y a en d'exceptions à celte règle : Il n'est point de substance linerele laos cristal.

Poar apprécier un cristal, il faut en examiner les faces ; les comparer, de manière i reconnaître celles qui sont [iD«'lriqnes. Les modifications uniques sur le demi-cri»> tal ne penvent dériver que du prisme non symétrique ou de certains cas du le rbomboidal oblique : les modifications multiples de deux , ainsi que l'indique la figure ci-jointe, qui représente un cristal de gypse, se rapportent soit au prisme rhomboïdal oblique, soit au prisme droit rectangulaire ; les faces multiples de trois révèlent le rhomboèdre ; les multiples de quatre le prisme carré ; enfin, les cristaux sphéroidaux , c'est-àdire symétriques par rapport à un centre, appartiennent an cube.

Dans certains cas on a tiré un parti taaU^eox des juxtapositions de cristanx appelés kémi" 9pia. In cristal hémitrope est composé de deux moitiés de cristaux dont Tune aurait fait un demi -tour relativement à l'autre.

Le cristal ci-joint, qui appartient au feldspath albite, est un exemple d'hémitropie qui détermine un angle rentrant à un sommet , tandis qu'il y a angle saillant au sommet opposé. Kn réalité ce sont deux demi-cristaux juxtaposés en sens inverse ^ et le caractère 1 angle rentrant sert ici à distinguer l'albite de l'orlue, dont l'hémitropie ne présente pas U même particuirîté ; de telle sorte que la forme indique ici la présence I Ift fonde substituée à la potasse.

cABAcrteas cbuiiqubs dis inviR.<\i'x.

Les caractères chimiques ne doivent être considérés en Boéralogie que comme des moyens accessoires, employés lofl certains cas douteux, ou pour quelques essais quaniitifs. Anssi la première condition des caractères embf^èi ett-elle une grande simplicité. Ainsi, l'on essaie •ec Tscide si une substance est attaquable ou si elle ne «t pu ; si elle fait effervescence, etc. C'est surtout par oie lèche qu'on emploie les caractères chimiques, et pour eU 00 a recours à un instrument à la fois simple et por- ■tif qn on appelle ekalumeau. C'est un tube recourbé , eroiaé par une petite tuyère : on souffle k l'aide de ce tbe lor la flamme d'une chandelle ou d'une lampe , de nanière à produire un petit dard de flamme dont les pro- ■riétés ûlTrent des ressources variées pour les essais :

1* Par la température élevée de ce dard on peut confier, nir un petit éclat du minéral , s'il est fusible ou ifniible , et distinguer ainsi , par exemple , les roches ^ddspsthiqoes des roches qoarseuies. On voit également B ooe rabstance se décolore, décrépite au feu, etc.

2« En mettant un peu de la substance a essayer dans 10 tabe et chauffant à travers ce tube , on reconnaît si ^e est hydratée ou anhydre, en voyant s'il se condense if tesa dans la partie du tube qui n'est pas chauffée. On >frraeD outre si ce minéral est volatil, s'il donne de To- <^r, s'il détermine des réactions acides ou alcalines.

3 ' Aiec l'addition de quelques réactifs, on obtiendra des nsoltats bien plus variés encore et non moins significahfs. Avec le borax et un peu du minéral pulvérisé on oh- ^ot aa feu du chalumeau des verres ou des émaux di- 'cneoenl colorés, et les couleurs propres des oxydes i»éUHi({iies apparaissent avec beaucoup de netteté ; ainsi, le DMin^èse est accusé par un violet très-intense, le ro- I

balt par le bleu, le enivre par une teinte verte. Avec addition de sel de phosphore (phosphate double de sonde et d'anmioniaqne) on décompose tons les silicates au moyen de Pacide phosphorique rendu libre, et l'on isole la silice sous forme d'un squelette caverneux. Enfin , en fondant les parcelles dn minéral avec la soude, et l'exposant i la flamme intérieure réductive , on réduit les oxydes métalliques et l'on arrive i obtenir des boutons métalliques. Nous nous sommes un peu étendus sur les caractères généraux des minéraux, parce qu'on ne doit aborder l'étude spéciale des espèces qu'après s'être bien pénétré de ces caractères par quelques exercices pratiques. Cela faiK la distinction des espèces et de leurs variétés sera beaucoup plus facile , parce que l'esprit déjà préparé i en faire l'analyse méthodique appréciera immédiatement les signes distinctifs de chacune.

GLASSIPICilTIOV BT DBSCRIPTIOM DBS HIN^RIUI.

Supposons un minéralogiste entouré d'une collection nombreuse de substances minérales non étiquetées et non classées. La ni.'ii''he qu'il devra suivre pour arriver k débrouiller ce chaus cA indiquée par ce qui précède. Opérant d'abord en grand, il formera deux catégories, l'une des substances qui lui paraissent appartenir aux métaux, l'autre de celles qui lui semblent faire partie des minéraux lithoides ; puis il cherchera k classer ces deux catégories en réunissant tous les minéraux qui lui paraissent analogues par les bases.

Ainsi , en mettant ensemble tous les minéraux k base de fer, tons ceux à base de cuivre, de plomb, de sine, etc. , en formant également des familles de tous ceux qui contiennent de la chaux, de la baryte, de la strontiane, etc. , il suivra précisément la marche indiquée par la nature , qui a groupé les minéraux de la même manière.

Parmi les substances minérales, il y en a qui jouent le rÂle d'acide ; ainsi : le carbone, qui forme l'acide carbonique et tous les carbonates ; le soufre, qui forme l'acide sulfnrique et tous les sulfates ; la silice, qui forme tous les silicates ; etc. . .

Enfin, il est beaucoup de minéraux où l'acide est toujours la silice et dont les bases sont souvent multiples ; de telle sorte que leur classification devient très-difficile : on a fait un groupe isolé de ces silicates, en distinguant seulement les silicates alumineux de ceux qui ne le sont pas.

La description méthodique de toutes les espèces minérales , qui , ainsi que nous l'avons dit , sont au nombre d'environ 450, exige un certain développement; nous avons cherché k tourner cette difficulté, d'abord en passant sous silence toutes celles des substances rares qui n'ontqn'un intérêt purement scientifique, et réunissant les autres sous forme de tableaux, dans lesquels se trouvent résumés et mis en regard les caractères de chacune (1).

Parmi les minéraux dont les tableaux ci-joints contiennent la description , il en est qui ont divers degrés d'importance. Ainsi les substances autopgides^ c'est-à-dire douées de l'éclat métallique , présentent un intérêt d'autant plus grand que les métaux sont plus usuels et plus précieux ; ces substances se trouvent très-rarement en assex grande abondance pour qu'on puisse les considérer comme parties constituantes de l'écorce terrestre et leur donner la dénomination de roehei.

Parmi les substances hitiropiidei , c'est-à-dire d'un aspect généralement lithoïde, il y en a seulement dix ou douze qui constituent à elles seules la majeure partie des roches, ainsi qu'on peut le voir dans le traité de

GiOLOGtX.

(I) Datii cmUMmui minéralngiqari, la oompotitioa des labslanoM rti indiquée par les lettrfi initUIr* des corps simples , le oombre des •tomes éUot désigoé par les eopffieieots ou des etposaots. li'osla^ne seul n'est pas indiqué dans cea fomnles , les caractères incHnes^l|^^

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