CLASSIFICATION
11 y a dans les sciences deux procédés générani. L'dq est Yanalgêe, qui consiste à observer, à analyser, k distinguer parmi les objets d'étude ; l'antre est la tpukiu , qui s'applique à comparer, à réunir, à généraliser. Cdu* ci est l'objet spécial de la philosophie des sciences , el n particulier des classifications.
En botanique , la classification a pour but de résoedn ce double problème : une plante quelconque étant doo* née, 1^ trouver le nom qni lui est assigné par les bota* nistes, 2° déterminer la place que cette plante do4 occuper dans la distribution méthodique des espèces.
On arrive au premier résultat à l'aide des synôui» on parvient au second au moyen de ce que l'on nomiM la méthode naturelle.
Un système botanique est an procédé artificiel imigiei dans le but de découvrir le plus promplement poMiUi le nom d'une plante , par l'examen de quelques-ont d« ses caractères apparents. Parmi les systèmes les plu «► lèbres , on distingue surtout ceux de Tonmefori et di Linné. Celui de Toomefort a pour base prindpsle la considérations qni se rapportent à la corolle. La premwn distinction qu'il établit entre les végétaux repose lor II grandeur et la consistance de la tige. Ainsi il place dia| une première division les herbes et les «ws-orfrrixsrnv, et dans la seconde les arbrisseaux et len arbrt*. b plantes herbacées fournissent les dix-sept premières di» ses , et les plantes ligneuses les cinq antres. Parmi l<l classes de la première division , quatorxe renferment iaA plantes pourvues de corolle (on de calice coloré) ; i) la appelle pétalées. Les trois antres en sont déponnsrs ti se nomment apitalies. An nombre des plantes berbatm munies de corolle, on compte onse classes dans K»qnelles les fleurs sont simples, et trois on elles moI composées , c'est-à-dire réunies sur un réceptacle coomun. Parmi les plantes dont la fleur est simple, il ta est dont la corolle est monopitale; d'antres dont la fleur BBi polypétale. Les monopétales penvent être riguHm* ou irrigulières f et chacun de ces caractères sert encwr à les subdiviser. Les plantes ligneuses qui composeotb cinq dernières classes sont fondées sur des considéralio» semblables ; par conséquent elles sont divisées en p^tAJif) et apétalées, en monopétales et polypétalea , en rrgulicM ou irrégnlières.
Les classes sont subdivisées en sections et en orJm Les caractères de ces subdivisions sont tirés des modilications de la corolle , ainsi qne de la forme , de U toosislance , de la composition et de la disposition des frsiU et de la feuille.
Le système de Toumefort donna dam le temps not grande impulsion à la botanique. Son apparition diU de la fin du 17^ siècle, et déjà, à l'aide de sa classifintion , l'auteur avait pu décrire près de sept cents geom et pins de dix mille espèces végétales. Il émit sur qoelques grandes familles des idées générales qni sont reste*'} dans la science. Les inconvénients de ce système toot. d'abord , sa division générale en plantes herbacées et n plantes ligneuses, qni sépare des genres, et mêmes desrtpèces trop évidemment analogues. La même plante. d'Ailleurs , selon la culture et le sol, peut être tantôt ligneas* et tantôt herbacée. La forme de certaines corolles n'est pis non pins tellement arrêtée qne l'on ne puisse les confoodre entre elles : c'est ce qni est arrivé surtout à plosiciin monopétales régulières. (Continué à lafeuiUe suitWÊtc )
P.-A. C\P, rsais. — TTrossAran run vaÉaas, ws os VAssnuu». 9&
INSTRUCTION POUR LE PEUPLE. — CENT TRAITÉS. Pâitt.— DUBOCHET, LECHEVALISR ir C", 60, RUB RICHELIBU. — S5
BOTANIQUE (suite).
SifUme linnéeu. — Linné fonda ton tyêlèwu iexuel or U considération des éUmines et lenrs rapports avec t pùtil , snr leurs rapports entre elles , soit de granlenr , soit d*adbérence , et enfin sur leur nombre. Il litiu l'ensemble du règne végétal en 24 classes ; les 23 iremières appartiennent ani plantes dont les organes de eprodoction sont très-apparents ; on les appelle phairogames. La dernière renferme tous les v^étanx dont » orgtoes reproducteurs sont cachés ; ce sont les cry/H tfama.
Les 20 premières classes comprennent les Qenrs hermaèrodites , et les 3 suivantes les fleurs unisexuées. Les 3 premières classes sont fondées uniquement sur le 9mhre des étannines. Ce sont :
9^ L'Bnnéandrie (oMf «tamioet) 10. La DécamdriÊ (dit étamioM).
ll.LtDodétaMéria (d« Il i 19
éUmiDM).