Pofyyynia (tiogt at. tt ploa
Dans la 1 4® classe , la didynamie , les deux ordres sont établis sur la structure de l'ovaire. Dans l'un , cet organe est divisé en quatre parties; on le nomme ggwmœperme, parce qu'il présente quatre graines nues en apparence. Dans le second , les graines sont renfermées dans une capsule ; on le nomme angiotpermie. La tétradynamie se divise aussi en deux ordres : elle est iiliqueiue quand le fruit ( silique ) est au moins quatre fois plus long que large ; elle est silicuUuse quand le fruit est une silicnle.
Dans les six classes suivantes, la monadelphiej f ^
diadelphie , la polyadelphie , ainsi qae dans la gj nandrie, lamonœcie et la diœcie, les ordres sont déduits du nombre des étamines réunies on adhérentes. Ainsi on dit : monadelpkie diandritt triandrie , polyadelphie dodicandrie, etc.
La syngénésie est l'une des classes les pins nombreuses ; elle comprend toutes les fleurs composées, c'està-dire réunies sur un réceptacle commnn. Elle est divisée en 6 ordres. Dans les 5 premiers, les fleurs sont réunies dans un calice commun. C'est ce que Linné appela jio/y^iime. Dans le 6«, les fleurs ont un calice propre : monogarnie.
Le l^c ordre de la polygamie comprend les fleurs syngénésiques qui sont toutes hermaphrodites et fécondes : c'est la polygamie égale. Dans le second, les fleurs du centre sont fécondes, et celles de la circonférence sont femelles : polygamie euperflue. Le 3^ comprend la polygamie frustranée , dans laquelle les fleurs centrales sont hermaphrodites et les marginales stériles. Dans le 4*, la polygamie nécessaire , les fleurs de la circonférence sont seules fécondes. Dans le 5^ ordre , la polygamie sé^ parée , toutes les fleurs sont hermaphrodites ; mais , outre le calice commun, elles sont toutes pourvues d*nn involncre propre.
La 23^ classe se divise en 3 ordres , suivant la disposition des trois sortes de fleurs sur une ou sur plusieurs plantes ; en sorte que l'on a la polygamie monœcie , la polygamie diœeie et la polygamie triœcie.
Enfin la eryptogamie^ qui forme la 24^ et dernière classe, est divisée en 4 ordres déduits du port et des caractères apparents de la plante ; ce sont : leB/augères , les mouesei , les algues et les champignons.
On peut reprocher au système de Linné de rompre certaines affinités très-naturelles et très -évidentes : les labiées , par eiemple , dans lesquelles quelques étamines manquent ou avortent habituellemement , ce qui oblige de les distribuer dans plusieurs classes , malgré leur analogie bien réelle. Mais il faut songer que ce système a spécialement pour objet de faciliter la recherche du nom des plantes, et non leur connaissance approfondie ou leurs rapports généraux. Ce dernier résultat, et Linné l'a annoncé le premier, ne peut être atteint qu'en considérant l'ensemble des caractères qui les distinguent C'est ce que l'on réalise à l'aide de la Méthode naturelle, dont nous allons bientôt parler.
On doit à Linné une réforme tout aussi importante que son système et qui sans doute lui survivra ; c'est celle da la Nomenclature qui , de la botanique s'est étendue à toute l'histoire naturelle et i plusieurs antres sciences. Sa classification, nous l'avons vu, est fondée sur une suite de divisions et de subdivisions qui forment autant de cadres où les plantes viennent se ranger selon certains caractères. Ainsi , il partage l'ensemble du règne végélal en classes , les classes en ordres et les ordres en familles. Chaque famille comprend un certain nombre de genres, chaque genre est lui-même divisé en espèces , parmi lesquelles on distingue encore des variétés. Cependant il fallait , pour chaque individu , se borner à une dénomination courte , qui pourtant put suffire à le faire reconnaître , comme i déterminer sa place dans le système général. Ecartant ce qui le rapporte à la classe , à l'ordre et même à la famille, parce que les divisions en sont peu nombreuses , Linné s*arrêta au genre et à l'espèce , afin de désigner chaque plante par deux mots seulement II donna au genre un nom substantif, générique. Le genre qui sert de type parmi ses analogues, donna son nom à la famille. Le second mot , qui est ordinairement un adjectif, fut le nom de l'espèce, spécifique. Ainsi, prenant pour exemple le lis blanc , lilium candidum , le mot lilium est le nom du genre , et il est facile de se souvenir qu'il est le type principal de la famille des Liliacées. Le mot can^ didum désigne l'espèce et suffit même pour le distinguer
des autres variétés , qui ne diffèrent le pins soiteot que par latailleou la couleur des individus. On voit qu'à l'aide de celte dénomination fort simple, il ne peut realcr ascun doute sur la plante qu'elle sert à designer.
Système de Lamarck. — De tons les rao|eiis imaginés pour arriver à découvrir le nom d'une plante, le plus facile peut-être est le système amalytique ou dichotomique de Lamarck. Ce système, développé ^ appliqué aux plantes de noire climat, dans La dernière édition de .la Flore française, consiste à diviser d'abord le régne végétal en deux grandes classes, au moyen d'un caractère bien tranché, biea apparent ; à séparer ces deux classes en deox parties de U même manière , puis chacune de ces parties en deux astres, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on arrive i n'avoir à comparer que deux plantes , encore distingocea ruse de l'autre par un caractère très-prononcé. On s'appljqne, dans cette suite de bifurcations, à mettre tonjoors en regard des caractères très-opposés , de telle noanière qoc l'un soit exclusif de l'autre , et que Ton ne poisse jamais hésiter dans le choix. « Supposons , dit, U. de Capdolk, le savant collaborateur de Lamarck , qu'un élève , ennaissant les termes , et n'ayant jamais su le nona d'aoenc plante, ait à la main un myrte dont il veut apprendre k nom botanique ; il y sera conduit par les questions saivantes : La plante a-t-elle des fleurs distinctes oo indistinctes ? Prenant le premier parti , il sera conduit par as numéro à une seconde question; savoir ; A-t-dle ks fleurs conjointes, c'est-à-dire réunies dans une enveloppe commune, ou bien les a-t-elle disjointes? Ce dernier oh étant évident, un numéro le conduira de même am questions suivantes : A-t-elle les étamines et le pistil dass la même fleur on séparés ? A-t-elle des pétales on nm a-t-elle point ? A-t-elle l'ovaire libre on dans U corolk . ou bien adhérent, c'est-à-dire sous la corolle ? Cette corolle est elle monopétale ou polypétale? A-l-elle ciaq pétales , plus ou moins de cinq pétales , plus oo moin de cinq étamines? Sa tige est elle herbacée on ligoesse^ At-elle un ou plusieurs styles? Ses feuilles soat-«il« entières ou découpées? Sa fleur est -elle bUnclie oe rouge? etc. Ces diverses questions conduisent nécessairement l'élève au nom de la plante, et l'y oondoisent sxtt une grande certitude, en lui faisant parcourir toas les caractères du végétal qu'il a sons les yeux. «
Ce système a surtout l'avantage de n'exiger daos larrcherche des noms que des connaissances élémentaires, f* de familiariser rapidement avec les détails de Torganographie. La Flore française de Lamarck et de C&ndolle , la Flore de Belgique de Lestiboudois ett»lle d'Orléans, par l'abbé Dubois, sont disposées d'après le système dîcb»* tomiqne et sont évidemment les ouvrages les f^ns commodes dont on puisse se servir dans les berboria»tions.
Méthode naturelle. — Lorsqu'on est parvenu à décwvrir le nom des plantes par l'examen de leurs organes, on est conduit naturellement à chercher la place qu'elle doivent occuper parmi les plantes analogues , c*est4'dirr à les grouper dans l'ordre de leurs affinités, de lenra ressemblances, afin de pouvoir généraliser les observation* qui se rapportent à chaque catégorie. C'est à quoi s'applique la méthode naturelle , objet final de la classification ; non que les botanistes aient la prétention d^nt»^ en cela surpris le secret de la nature , mais parce qor. l'ordre dans lequel les plantes y sont disposées etaat fondé sur la généralité de leurs caractères , les groop« se composent tout naturellement des êtres qui ont eatrc eux le plus d'analogie. Il ne s'agit plus, en effet, de considérer certaines parties de la plante , mais d'étodier, ée comparer tous les caractères pour en tirer des induelions générales. Cette comparaison oblige par conaéqueBi à établir entre les organes une smbordituOwn relative a
fJSl
BOTANIQUE
eor importance. Or^ il est clair que les organes de la latritioo et de la reproduction devront être placés en première ligne ; que tes caractères les plas constants, les >lus généranx , auront aussi le plus de valeur , et qu'en lescendant saccessivement jusqn à ceux qui sont les moins mporlanls, on aura lieu de les faire servir tous à la listributioB des classes , des ordres , des familles , des (f nres et des espèces. G*èst en effet sur ces bases qu*Anoine-Laurent de Jnssieu établit, en 1789, la méthode i laquelle s'attacha son nom , et qui est aujourd'hui géléralement adoptée par lès botanistes.
Peu de mots suffiront pour expliquer les principes (énéranx de cette méthode , la série de ses divisions et lubdivisions , le sens rigoureux des termes qui s'y rapwrtent et les limites des groupes dans lesquels les plantes i sont réparties.
Vespèce est la collection de tous les individos qui se assemblent plus entre eux qu'ils ne ressemblent à d'au* ïes, et qui peuvent se reprodnire, parla gf^nération, avec tontes leurs propriétés et tous leurs caractères. Les indiviios qui naissent des mêmes graines diffèrent souvent par Il couleur, la taille, et par la forme de qnelque organe acresioire. Ces légères modifications qui ne changent rien aux raractères essentiels de l'espèce , constituent les variitiê. La réunion des espèces qui ont une ressemblance évidente dans l'ensemble de leur organisation constitue le jenre. Les genres sont établis sur des caractères d'un ordre supérieur à ceux qui ont servi i former les espèces , c'est principalement dans les organes de la fructification qu'ils sont puisés , et ils portent sur les considérations de nombre , de grandeur, de forme et d'adhérence.
Vne/amiiie végétale se forme de la réunion de tous les genres dans lesquels se retrouvent les mêmes caractères, tirés de tontes les parties de l'organisation. Les familles M composent de l'association des genres voisins , comme les genres de la collection des espèces analogues. Lorsque les familles sont très-nombreuses , il est commode pour Félnde de les diviser en quelques groupes qui reçoifent le nom de tribus, de la même > manière que dans les genres trop nombreux on établit parfois des êeetions.
Knfin , les caractères les plus importants, ceux qui se tirent , comme nous l'avons dît , de l'absence ou de la présence de l'embryon , de la structure des cotylédons et et l'insertion des étamines , servent de base à la division des r!at$ê9 , entre lesquelles sont distribuées toutes les familles dont se compose l'ensemble du règne végétal.
En partant de ces données, Jussieu a établi d'abord trois grandes divisions. La première renferme les végétaux dépourvus d'embryon apparent : il les appelle oeoty" l^donés. La seconde comprend ceux dont le cotylédon est simple : ce sont les monocottflédônéê, La troisième contient ceux dont le corps cotylédonaire est divisé : il les nomme dicotylédones.
Ces trois divisions sont diftribnées en quinse classes, dvol le caractère principal est tiré de l'insertion des étamines. Les végétaux ûcotyiédonés , dans lesquels on n'aperçoit point les organes de la fructification, forment la première classe. Les trois suivantes appartiennent aux pUnles monocotflédonéeSy qui sont tantôt hypogyneSj tan- ^t pirigynes^ tantôt ipigynes. Les onse autres classes sont réservées anx dicotyUdonies ; mais celles-ci peuvent être apétales (à pcrianthe simple), monopétales on polypétales, H dans chacune de ces circonstances les étamines peuvent être faypogynes, périgynes on épigynes. Seulement , dans les monopétales épigynes, on peut former deux claises : Tune des plantes à étammes réunies par les anthères, sjfnanthérées , et l'autre de celles à étamines distinctes, ekorisantkérées. La quiuième classe comprend les plantes dicotylédonées i fleurs unisexuelles ou dielines, Cette elassifieatjon est représentée d'une manière sommaire dans le taMeaii suivant *
Clef de la méthode naturelle d'A.-L, de Jussieu.
LÉMNiiU
AcoTVLàMHÉu 1. AeotfiédtoaM.
IbwooTTv. „ , (JjFpogyne» S. Moaohrpogratt.
( Rpigynn 4. MoaoApigynti.
fKpigyMa 6. EpbUnioéet.
Périgyau. ...... 6. PérittamioéM.
HypogjrBCt 7. Mf poiUmloéei.
iHrp^gyn" 8- Hypocorolléw.
PérigyaM e.PéricoroIléM.
/ toadért î lO.Epieorollécf.
EpigjDei j «ntreelle«.t Sjoanfliéréw.
{EpigyaM li.EpipéUléei.
Hfpogfoes IS.Hjpop^UléM.
PérigjDM 14. PéripéUlie*.
DiclioM I». r "
ApéUlet —
I MonopéUlM •
Le reproche le plus spécieux que l'on ait fait à la méthode de Jussieu , est la difficulté de distinguer les classes sans une connaissance approfondie de Tanatomie végétale et sans le secours des instruments d'optique. A la vérité , les faits importants relatifs k cette distinction n'ont été découverts qu'à l'aide d'observations minutieuses ; mais on a en même temps reconnu que ces faits coïncidaient toujours avec des caractères très-apparents , très-faciles à observer. Ainsi , les principales divisions reposent sur la présence ou l'absence de l'embryon , le nombre des cotylédons, etc. : caractères que l'on ne reconnaît souvent que par l'analyse microscopique; mais , sans disséquer une semence, tout botaniste sait que l'organisation de la graine correspond toujours à la structure de la tige, des feuilles , de la fleur, qui sont les parties les plus apparentes d'un végétal. Il sait que , dans les monocotylées, les feuilles en général sont simples , i ner« vures parallèles, tandis que, dans les dicotylées, elles sont le plus souvent composées et à nervures rameuses ; que, dans les premières, le périanthe (enveloppe florale) est toujours simple ; le calice souvent coloré, et les pièces florales au nombre de trois ou multiple de trois, tandis que dans les autres le périanthe est double (calice et corolle), et que les divisions des organes floraux sont an nombre de cinq ou multiple de cinq , etc.
Il n'en est pas de même toutefois dans l'observation des autres caractères. L'insertion relative des parties florales, la position et le nombre des ovules et des graines, la nature du fruit , la forme de la fleur et ses modifications, tout cela ne saurait être négligé. Il faut, dans tous les systèmes, être familier avec ces détails pour pouvoir déterminer les genres. Néanmoins, il y a un grand nombre de caractères très-apparents qui en impliquent d'antres moins faciles à observer, et tel botaniste exercé peut souvent, à l'aide de deux ou trois caractères, supposer la plupart des autres, à peu près comme un fragment d'os peut suffire à un soologiste pour reconstituer l'animal auquel il a appartenu. Voici quelques-uns de ces caractères apparents qui coïncident avec d'autres plus obscurs ; .ces généralités toutefois sont assujetties à de fréquentes exceptions.
L'insertion des étamines est toujours la même que celle de la coroHe; mais celle-ci est plus facile à observer.
Dans la corolle monopétale , les étamines sont toujours insérées sur la corolle (épipétales) : excepté dans les campanulacées. Parmi les polypétales, les étamines n'adhèrent point à la corolle : si ce n'est, et faiblement, dans les malvacées et les caryophy liées.
L'insertion hypogynique des étamines se reconnatt facilement , en ce que l'on peut enlever le calice sans emporter en même temps les étamines (ex. rulacées , cruel-* fères, labiées). — Dans l'insertion périyyniqve, les éta-mines étant portées sur le calice, et par conséquent autour de l'ovaire, quand on enlève le calice on emporte en même temps les étamines (ex. : rosacées , nerprun , fusain). — L'insertion ipigynique n a lien que lorsque l'ovaire est
infère. Ces deux caractères répondent donc l'an à Fantre. Dans ce cas , le pistil est toujours simple (ex. : ombellifères, mbiacées).
Lorsque la corolle est portée sur l'ovaire, les étamines sont par conséquent épigynes et l'ovaire est adhérent
L'insertion épipitaU des étaminef existe dans des familles entières , telles que les labiées et les composées ; mais il faut se rappeler que l'insertion de la corolle implique celle des étamines. — Quand les étamines (on la corolle) sont sondées à l'ovaire, elles le sont aussi au calice : parce qu'alors l'ovaire est adhérent Mais 'elles peuvent être sondées au calice sans l'être à l'ovaire. — Lorsque les étamines (on la corolle) adhèrent an calice , celui-ci est toujours monosépale. — Quand il y a plusieurs pistils, l'ovaire n'est jamais infère ou adhérent ; mais il peut être pariétal, comme dans la rose.
Lorsque les sépales sont articulés sur leur base, ils ne sont jamais soudés ensemble ; par conséquent ils sont dûtincU.
Toute fleur naturellement terminale, droite et solitaire, est régulière, lors même qu'elle appartiendrait à une famille dans laquelle la fleur est ordinairement irrégulière, etc.
Fauilles. — Il nous resterait à faire l'application des principes exposés jusqu'ici à un certain nombre de végétaux , afin de guider le lecteur dans l'art de déterminer les plantes qui lui sont inconnues. 11 est évident que nous ne pourrions le conduire jusqu'à la connaissance des espèces et même des genres , dont le nombre est déjà si étendu. Qu'il nous suffise donc de signaler quelques-unes des /amiUe* les plus intéressantes de nos climats. Encore bornerons-nous ces descriptions aux plantes Phanérogame», laissant à notre savant collaborateur. If. le docteur Montagne, le soin d'exposer les généralités comme les détails qui se rapportent à la Cryptogamie.
MovocoTVLBBS. — En suivant pour les plantes vascnlaires l'ordre naturel du simple au composé, les monocotylées sont les premières qui se présentent à notre étude. Les végétaux de cette classe se distinguent au premier aspect par les caractères suivants : tige simple , à texture lâche et flexible , tantôt fistuleuse , tantôt pourvue d'une moelle abondante, disséminée et non circonscrite dans un canal médullaire, vaisseaux disposés longitudinalemcnt et non enlre-croisés , feuilles simples , à nervures presque parallèles, fleurs à périanthe simple, souvent disposé en deux verticitles et dont les divisions affectent le nombre 3 ou ses multiples. Cette classe réunit plusieurs familles dont les caractères sont asseï tranchés pour être faciles à distinguer à première vue. M. A. de Jussieu l'a partagée en trois groupes. Dans le l^ se trouvent les monocotylées, dont la graine est dépourvue de périsperme et qui végètent dans l'eau ; dans le 2« on range celles dont la semence est périspermée , mais dont la fleur est dépourvue de périanthe ; dans le 3«, celles dont la graine est munie de périsperme et la fleur périanthée. Dans toute cette classe , la racine offre un tissu souvent riche en fécule. Ce tissu est presque tout cellulaire, au point que la fibre manque parfois tout à fait
Parmi les familles du l*** groupe se remarquent la plupart des plantes aquatiques de nos étangs, de nos fleuves, ou des bords de la mer : le jonc , le butome , le plantain aquatique , la lentille d eau, les naïades, les hf drocbaris , etc. Dans le 2* groupe , on remarque les Cypé" racées, souvent confondues avec les graminées, dont elles diffèrent pourtant par leur tige pleine , en prisme triangulaire, par la disposition trislique de leurs feuilles, sèches , dures , coupantes , à gatne entière ; enfin par leurs fleurs disposées en éptUet terminal.
Les Graminées offrent un intérêt bien supérieur et sont faciles à reconnaître à des caractères très-saillants, bien que leurs dimensions varient beaucoup, depuis le plus
humble gramen jusqu'au bambou gigantesque. Le phss grand nombre d'entre elles forme l'herbe de noc prairies ainsi que les prodoits de nos moiasons. La tige, qui perte le nom de chaume , est caractérisée par des renBeoicnts ou nœuds placés à des dislances régulières et d*oè partest les feuilles. Cette tige est creuse , excepté à la hauteur des nœuds ; les feuilles sont embrassantes , distiques et formées d'une lame longue et étroite. L'infleretceoce se compose d'épis asses courts , formés d'un groape de petites fleurs munies de bractées (glmmes) et de paillettes (balle) qui représentent une sorte d'involucre. L'ovaire nfr contient qu'une loge et un seul ovule (cariopse). La graine renferme nue grande quantité de fécule , qui rend cette famille la plus importante peut être de tout le règne végétal. Les genres et les espèces qui en contiennent k plus, coDune le froment, l'oi^, le seigle, Tavoine, k ris, le maïs, prennent le nom de céréales. Outre U fécidc, le périsperme renferme encore du gluten , matière «lolét qui ajoute beaucoup à ses propriétés nourrissantes. Les débris du péricarpe dont on a retiré la farine formeot k son. Le chaume desséché constitue la pailU, La tige de quelques graminées renferme aussi beaucoup de malien sucrée (exemple : la canne à sucre) qui , sonmise à k fermentation , produit une liqueur alcoolique : le rfana, le tafia ; comme de l'orge on retire la bière, et l'amck de ris fermenté.
Les Palmiers composent une famille remarquable par dei caractères communs à un très-grand nombre d'espèces. Ce sont des arbres de la plus belle végétation , qui font la richesse et Tornement des contrées méridionales. Lear tronc simple , élancé , quelquefois gigantesque , est couronné par une belle touffe de feuilles ailées on disposées e> éventail et d'une dimension énorme. Les fleurs sont le plas souvent dioîques , le périanthe à double verticille ; renveloppe générale des fleurs se nomme un réçiute et contieal plus tard des fruits asseï généralement savoureus. C'est dans cette famille que l'on trouve le chamcrops d'Italie, le doum d'Egypte, le dattier du nord de l'Afrique, Tarer, dont on mange le bourgeon terminal (chou palmiste), et le cocotier qui nourrit les naturels de la Polynésie. L'intérieur du tronc des palmiers contient souvent nue nraelk (fécule) très-nourrissante dont on prépare le sagon. Sa sève fournit un liquide abondant qui , évaporé , se convertit en une sorte de miel ou de sucre dont on fût des boissons fermentées. Le bois et les feuilles sVmploieBl dans les constructions et le tissu fibreux sert à faire des cordages.
La famille des Liliaeées est surtout remarquable par les brillantes couleurs de ce périanthe qui fait Tun des plus beaux ornements de nos parterres. Le lis , l'asphodèle , la tulipe , la jacinthe , l'impériale , la lobéreose , qui en font partie , se distinguent facilement à le«r port élégant , à leurs hampes ( tiges ) droites, élancées, d'antres fois courtes et renflées en bulbes; à leurs feailies allongées, étroites, engatnan tes, à nervures parallèles, àknr périanthe composé de six pièces disposées sur deû rangs, avec six étamines aussi dirisées en deux verticilles. L'sloès , l'yucca , l'agapanthe appartiennent à la famille des Liliaeées, ainsi que Toignon, l'ail, le poireau, l'échalote. aux tiges bulbeuses , dont les socs acres acquièrent psr la cuisson une saveur sucrée ainsi qu'un arôme stinnlant et agréable qui les rendent comestibles.
Tout près des Liliaeées se placent les Iridiés , qui s*e» distinguent en ce qu'elles portent seulement trois étamines opposées aux divisions extérieures du périanthe et que ks trois stigmates s'épanouissent en une expansion pétahM je. Ce caractère est surtout remarquable dans le safran. L'iris , le glaïeul , l'ixia appartiennent encore à cette famille, et en confirment les caractères distinctifiB.
Il serait tout aussi difficile de confondre avec les deos familles précédentes celle des ÙrchUks^ dont les flcvs.
BOTANIQUE
quoique trè»-variéM dut leurs formée , oot néanmoint BD air de parenté qai justifie leur réunion en un groupe oatorel. Ce sont des plantes vivaces , à feuilles simples , eoortes et engainantes , à tige herbacée aiseï épaisse ; elles tout souvent parasites, c'est-i-dire qu'elles empruntent leur nourriture à d'autres plantes sur lesquelles elles M fixent C'est dans cette famille que se trouvent le salep, dont les tubercules renferment une fécule si nourrissante, et la vanille, qui est le fruit de VepUméron vamlla. Le périanthe, adhèrent i l'ovaire, se divise en six pièces qui sffectent la forme labiée ; la lèvre supérieure formée de cinq divisions et la sixième abaissée en sens contraire. Celle-ei (labelle) est la partie de la fleur qui varie le plus dans sa forme et dans sa couleur. On trouve ordinairemeot à la base de la tige deux tubercules dont l'un se flétrit dans l'année , et l'autre portera la tige de l'année loivante.
DicoTVLéis. — Nous savons que les dicotylées se distiogneot au simple aspect des monocotylées par des caractères apparents , qui en impliquent d'autres plus difficiles à observer. Ces caractères consistent dans la tige, presque toujours rameuse, dont le bois, plus dur et i moelle centrale, est disposé en couches concentriques. Les feuilles sont presque toujours lobées, souvent composées, elles nervures i ramifications saillantes; les flears sont le plus souvent à périanthe double ( calice et corolle) et les verticilles floraux affectent la division quinqnennaire. Toutes C4 s circonstances entraînent généralement les modifications de l'embryon et de la graine , qui forment le caractère primordial de leur organisation.
La plus grande partie des plantes phanérogames appartienoeot à la classe des dicotylées , en sorte qu'il a fallu établir entre elles un certain nombre de divisions de premier ordre avant de les distribuer en familles. Aussi les a-t-on partagées en quatre sections : !<> dicotylées diclioes , c'est-à-dire portant les organes floraux sur un seul pied, mais séparés , ou sur deux pieds différents ; 2» dicotylées hermaphrodites apétales; 3** dicotyl. herm. po- If pétales ; 4^* dicotylées hermaph. monopétales.
Dans la première section on trouve plusieurs familles importantes dont nos climats présentent des exemples nombreux. Telles sont : d abord les Conifères, qui comprennent ces arbres résineux, toujours verts, si répandus lor les hantes montagnes ; le pin , le sspin , le cèdre, le mélèse, le genévrier, à feuilles étroites, aciculaires (en aigailles ) , persistantes , quelquefois réunies à leur sommet en houppe ou en faisceau , i fleurs monoïques ou dioîqnes , dont les mâles ont la forme de chatons chargés d'aothères ou d'écaillés staminifères , et dont les ovules DOS et de diverses formes sont souvent réunis en une masse comiqtu , à laquelle ils doivent leur nom. C'est des arbres de cette famille que l'on retire la térébenthine , le itorax, la sandaraque , et plusieurs autres matières résioeoses fort employées dans la médecine et dans les arts.
Les Autentaeée» comprennent aussi un certain nombre de beaux arbres très-communs dans nos forêts : les fleurs mâles en sont également disposées en chatons (amenta) ; les fniits. pour la plupart, en sont propres à la nourriture de l'homme et contiennent beaucoup de fécule ou d'huile ; l'écoroe jouit généralement de propriétés tannantes. Il saffira de citer le châtaignier, le hêtre , le chêne , le bouleau , le coudrier, l'aune , le charme , le saule , le noyer, le peuplier et le platane pour donner une idée des caractères naturels très-apparents de cette famille et de l'intérêt de plus d'une nature qu'elle présente.
Il en est de même de la famille des Urtieées , aujourd'hui partagée en plusieurs tribus, mais qui n'en pràente pu moins des caractères communs faciles à spprécier. Cest l'ortie des champs qui en a fourni le type : toutefois les genres qui la composent ne sont pas tous herbacés ; qoelqnfs-nns même s'élèvent i la hauteur des plus grands
arbres. Parmi ceux qui sont les plus répandus dans nos climats , on peut citer le chanvre , le figuier, le houblon , le mûrier, auxquels il faut joindre plusieurs végétaux exotiques , et entre autres l'arbre à pain des Carolines.
Les Euphorbiacéet se rapprochent beaucoup des deux familles précédentes. Elles s'en distinguent en ce que les étamines et les pistils sont toujours séparés , dans des fleurs différentes, par un ovaire libre et par une semence dont le périsperme est épais , charnu , oléagineux. Cette famille réunit des plantes dont la taille s'élève de l'herbe la plus humble à l'arbre le plus colossal , et dont les propriétés varient de l'aliment le plus doux et le plus sain au médicament le plus actif et au poison le plus violent. Ainsi on y trouve , après les euphorbes , toutes plus ou moins vénéneuses , le ricin ou palma-christi , le croton et le jatropha , si employés en médecine , le janipha manihot, qui fournit la cassave et le tapioka dont on connaît les propriétés alimentaires , en même temps que le manceniliier, qui empoisonne jusqu'à l'atmosphère qui l'entoure, et le siphonia élastique, qui fournit presque tout le caoutchouc employé dans les arts.
Citons encore , dans la même section , U famille des Cueurbitaeies , que l'on ne confondra avec aucune aptre lorsqu'on saura qu elle renferme le melon, la citrouille, le concombre , la pastèque , ce qui la place , sons le rapport de l'usage alimentaire, auprès des céréales, des amentacées , des crucifères et des légumineuses. Ce sont , en général , des plantes herbacées à tiges fistnleuses , grosses , rudes au toucher, rampantes on grimpantes , à feuilles épaisses, velues, lobées; les fruiU, dont la grosseur varie dans d'énormes proportions, se nomment /léponides (pepo, melon). La bryone et la coloquinte ont des propriétés médicinales, ainsi que la calebasse d'Amérique.
Deux ou trois familles , parmi celles de la section suivante, méritent surtout une mention spéciale. Les Lawriniet , auxquelles le laurier noble , le laurier d'Apollon a servi de tjpe, renferment des végétaux arborescents, originaires des contrées équatoriales, dont quelques-uns sont acclimatés en Europe. Ils sont faciles à reconnaître à leurs feuilles simples, alternes, luisantes, souvent persistantes. Les fleurs sont à périanthe simple, les fleurs à étamines périgyue8,'le8 fruits en baie charnue, monosperme. Les Lanrinées sont aromatiques dans toutes leurs parties ; aussi leur doit-on un grand nombre d'aromates , comme la cannelle , le sassafras , la muscade et le macis, le benjoin, le camphre, le ravendsara. Le fruit contient souvent à la fois de l'huile fixe et de l'huile volatile. Il ne faut pas comprendre dans celte fsmille le laurier-rose, qui appartient aux Apocynées; le laurier-tin, qui fait partie des Caprifoliaoées ; ni le laurier-cerise, qui est une Rosacée. La lauréole (dapkne Imtreoia) n'appartient pas davantage à celte famille.
La nombreuse classe des dicotylées monopétales offre plusieurs groupes très-intéressants. Tout le monde connaît l'œillet , qui forme le type des Caryophyllée». Cette famille se caractérise par ses pétales onguiculés , par un ovaire exhaussé sur une sorte de colonne qui porte la corolle , les étamines , au centre desquelles s'élèvent deux à cinq stigmates longs et étroits ; plantes herbacées , à tige presque ligneuse , sur laquelle on remarque des nœuds d'où paHent deux feuilles opposées. Le clou de gérofle est la fleur non épanouie du géroflier aromatique , qui croit aux Moluques et à la Nouvelle-Guinée.
Les Cnui/èret forment à coup sâr l'un des groupes les plus importants du règne végétal. Ce sont des piaules herbacées remarquables par leurs quatre pétales , jaunes ou blancs , disposés en croix , au milieu desquels six étamines , dont quatre grandes et deux courtes (létradynames) portées sur un disque glanduleux , hypogynique. Le fruit est une silique ou une silicule, caractère qui les divise en deux grandes sections. C'est à cette famille qu'appartien-
INSTRUCTION POUR LR PRUPLE.
nflot le chou , le creieon , le nivet, la rmve , qui lont alimenlatrei ; la moutarde , le raifort , le cochléaria , qui ont des propriétés antiscorbutiques ; le coisa, lajulieuoeetla caméline , dont les semences fournissent de l'huile. Toutes ces piaules contiennent de laxote, du soufre, ainsi qu* une huile volatile qui se développe dans certaines circonstances faciles i provoquer , ce qui rend leur emploi très-varié et du plus grand intérêL
Le pavot est le tj^pe de la famille des Papavéraeiti : un calice à deux sépales , une corolle k quatre ou huit pétales diversement colorés , étamines en nombre double ou multiple, style court ou nul, mais stigmate très -développé , tels sont les caractères généraux de la fleur. Quant an fruit, tout le monde connaît cette capsule que Ton nomme tête de pavot , qui contient un si grand nombre de graines dont on retire Thuile blanche ou huile d'œillette. Mais un produit non moins précieux , à d*autres titres , c'est Yopium que Ton obtient de ses tiges et dont les propriétés médicales sont si connues. La chélidoine , Tai^émone et Tactée appartiennent à la même famille.
Les Renoneulaeée» sont faciles à distinguer en les rapportant à la renoncule , qui leurra donné son nom. Qui n'a remarqué le bouton-d'or, dont la couleur éclatante ressort ^avec tant de vigueur sur l'herbe de nos prairies? qui ne connaît l'anémone, la clématite, Tancolie, le piedd'alouette , le napel , qui font partie de cette belle famille, laquelle réunit un grand nombre de genres , dont la plupart croissent en Europe et dont les caractères sont les niivants : calice et corolle à cinq divisions , étamines en nombre indéfini, hypogynes, carpelles indépendants et •upères; plantes herbacées et quelquefois arbrisseaux grimpants, dont la tige renferme un suc acre et caustique, parfois vénéneux, et qui présente à la médecine des moyens très-actifs. .
Les Malvaeées^ aujourd'hui divisées en plusieurs tribus, forment encore une famille très -naturelle dont la manve sauvage résume les caractères, après lui avoir donné son nom. La rose trémière, la guimauve, Thibisque de nos jardins la représentent très- bien aux yeux, quoiqu'elle comprenne en même temps de faibles plantes herbacées et les plus grands arbres du globe , tels que le baobab et le bombax d'Afrique. Le cotonnier et le théobroma , qui fournit le cacao, en font également partie. Les Makacées sont •ortout remarquables par un calice épais muni d'un invo- Incre , par des pétales grands , obliques , tordus après l'épanouissement Les filets des étamines sont réunis en un cylindre et sondés inférieurement , de même que les styles. La plante entière contient beaucoup de mucilage et Técorce de quelques-unes renferme des fibres teitiles.
L'oranger et le citronnier ont fourni le type d'une autre famille de polypétales bypogynes, à placentation axile, les Aurantiaeiei : arbres on arbrisseaux originaires des contrées intertropicales, d'un beau port, et dont les fruits bien connus se nomment des hespiridie» ; tontes les parties en sont criblées de [vésicules transparentes, chargées d'une huile volatile très-aromatique. Les feuilles , simples ou composées , sont alternes ; les pétales épais, charnus, très -odorants. Le bois, dur et d'un tissu qui est serré , est précieux pour les arts.
Parmi les polypétales périgynes , on peut citer d'abord les Téribinthaeées, arbres ou arbrisseaux d'origine exotique, à feuilles ordinairement composées, alternes; k fleurs en grappes , à fruits capsulaires . à graines oléagineuses enveloppl^ dans une pellicule amère. Toutes les parties de l'arbre renferment des sucs résineux et une huile volatile fort employés dans les arts. C'est parmi eux que Ton trouve le sumac , le vernis du Japon , le pistachier et l'acajou.
Nous arrivons à l'une des familles les plus importantes : celle dos Légumineuiet, qui fournit à l'homme tant et de si précieux aliments. Ce groupe nombreux est surtout
remarquable par ses fleura jMpilionqM (toy. coL 569, fig. 28) et par ses fruits en goosses ou UfmmuM, On y compte plus de 4,000 espèces et il renferme des herbes, des arbrisseaux et àtt arbresL Parmi les unes* qu'il aoas suffise de citer le pois, la luzerne» le sainfoin, le trèfle, la lentille, la séhsitive; parmi les arbrisseaux, le geoét, Tastragale, la réglisse; enfin, parmi les arbres, Tacacia, le cytise, le palissandre et le bois du Brésil. Lm légumineuses n'offrent pas seulement d'immeoses resaoortes alimentaires, mais encore une mnltitpde d'antres propriétés. La médecine leur doit beaucoup de médicaments : le séné, le tamarin, le cachou, des buiiea fixes on voUtiles , des gommes , des résines ; enfin elles fonmissent des matières tinctoriales précieuses, comme celles du campéche , du santal et de Tindigo.
Dans la même section se présente une autre famille très-remarquable : les Rosacées, qui contiennent aussi des végétaux de toutes les dimensiona et dont lea prodoiu sont aussi variés qu'importants. C'est la rose des boiisons , l'églantier, qui en forme le type. Rien n'est plus connu que l'organisation de sa fleur, la disposition de ses feuilles et la forme de son fruit Aux Roaaoées appartiennent nos meilleurs fruits comestibles : la pomme, le coing, la pêche, l'abricot, la prune, la cerise. Tamande, la fraise, la framboise, etc. Ce groupe a été divisé suivant que l'ovaire est libre ou adhérent, simple os multiple , que les pistils sont uniques ou nombreux. Ls plupart des Rosacées contiennent dans leur éoorce et leur racine un principe astringent : leurs amandes renferment une huile grasse , abondante, et quand elles sost amères , de l'acide cyanhydrique.
C'est encore parmi les polypétales périgynes qn'esi placée la nombreuse et intéressante famille des OmMU- /hres, qui doit son nom à son mode d'inflorescence (voy. col. 566, fig. 22). Ce sont généralement des plantes herbacées , bien qu'elles s'élèvent parfois à une certaisc hauteur, souvent fistuleuses et marquées de nmods d'os partent des feuilles alternes, profondément divisées, eabrassantes. Les fleurs, disposées en parasol ouvert, manies d'involucres et d'involucelles, sont formées d'un cslice adhérent , de cinq pétales autour d'no disque glanduleux qui surmonte Tovlire , de cinq étamines et deux styles courts à stigmate simple. La graine prcaesk un périsperme, souvent corné, très-chargé d'huile volatile. C'est de cette graine que Ton retire on grand nombre de parfums et d'aromates, comme ceux de l'aoïs. du fenouil, de la coriandre. L'écorce et la feuille inciséei donnent un suc propre, qui fournit tantôt une gomme-nsine médicamenteuse , comme l'assa fcstida , la gomat ammoniaque ; tantAt un suc vénéneux, coumie la ciguë, ou bien pourvu de propriétés aromatiques , comme le cerfeuil, l'angélique, le panais, le céleri.
La troisième section des di<»tylées (monopétales) est divisée en trois classes. M. Ad. ae Jnssieu a réoai toutefois les deux dernières en une seule , Tinsertion pcrigjnique. La première renferme toutes celles dont les étsmioes sont bypogynes, et parmi elles oo reoeootrr d'abord les Primulacées, k feuilles simples, à fleurs axiU laires très-élégantes» dent la précocité fait l'omement de$ prairies et des jardins, comme la primevère, l'oreille d'ours, le mouron et le cyclamen.
6fr9
BOTANiQrK.
liicntM WÀettWt rampIlM d*«ne hmàe volatile, aromafiqa«, qui raod cette famille trèa-précienie. C'eal à elle, eo eifCet, qve w rapportent le thym, la Moge, le serpolet, la lavande, Ia menthe, le basilic, le romarin et nne foule d'antFM plantée , presque toutes herbacées, aussi rocher^ cbéea pour leur élégance que pour Tarome qu'elles répandait. Qnelqnes-^ones sont employées en médecine comme le lierre terrestre, lagermandrée, la sarriette, etc.
Les Borrmfiniet^ dont la bourrache forme le type, se distinguent facilement an premier coup d'oeil par leurs fenilics qui sont alternes, de consistance molle, hérissées de poils, par leur corolle régulière, eo forme de roue, et par renroolement en spirale des rameaux floraux. Les fenilles et les tiges contiennent du mucilage , quelquefois du nttre. La cynoglosse , la vipérine , le grémil et l'héliotrope en sont des exemples très^répandus.
La famille des Solanéei n'est pas moins facile à recoonattre an simple aspect Qui ne connaît les tiges fleuries de la pomme de terre , du tabac , de la belledoDe, dn datura, de la tomate, de la jnsqniame, qui se rapprochent par tant de caractères ? Plantes riches de propnélés énergiques, mais très-variées , car parmi elles se trouvent dee aliments, des médicaments actifs et des poisons terribles* Leurs feuilles , en général d*nn vert sombre, quelquefois velues, sout simples et alternes ; le pé- Hanibe a cinq divisions , les' fruite sont en baie ou en capsule, Ita racines parfois tuberculées. Quelle que soit l'importance des plantée de cette famille, elles sont généralement saapectes et offrent peut-être autant de dangers qoe de propriétés utiles.
5ious ne pouvons passer sous silence la famille des CnnobmUteéêê : végétaux herbacés on grimpants, à belles fleurs en docbe , à capsules à deux ou quatre loges » si bien représentés par le liseron àt% baies, la patete et plusieurs autres plantes exotiques précieuses i la médecine, comme la acammonée , le torbitb et le jalap.
Enfin , la dernière section , celle des mouopétolées périgynes, présente plusieurs familles d'un haut intérêt : les Bubiaeies^ par exemple, qui forment on groupe considérable, représenté dans nos climate par la garance {rnbia)y Taspérnle, le caille-lait, très-reconnaissables i leur tige quadrangolaire, hérissée, rude, à feuilles verticillées, avec stipulée, formant une étoile à chaque nœud. Entre les tropiques , les rubiacéea comprennent des véfétaux très-prédenx : comme le quinquin», l^tpécacuanha et le café , dout les propriétés sont si énergiques et n eonooes.
In mot sur leal^oaijMiinifae^es, à tiges souvent remplies d'où suc laiteux, parmi lesqnellea on remarque les campanules, la raiponce, la lobélie aujourd'hui cultivée dans nos jardins ; et arrêtons -nous en dernier lien sur la fa- Ditle ou plotM la classe des Compùtéeê qui ne comprend pas moins de 9,000 espèces, et qui forme l'un des groupes les plus remarquables dn règne végétal. Les fleurs sont réunies en capitule ou en calathide (voy. col. 586, fig. 23 et 24) avec un involucre simple ou composé , qoe 1*00 appelle aussi calice commun. Ces fleurs sont quelqoefois régulières et leur limbe présente cinq dente : ce toot des JUmrwu. D'autres fois elles sont en languette et on les nomme dem-fintrona ou ligules. Les unes et les antres peuvent être hermaphrodites , tantôt mâles ou femelles, et tantôt neutres. Cest sur ce ^emier caractère que Linné avait établi les ordres de sa polygamie. Toor- Dcfort les divisa en JhieuleuMtê^ iewù'jloteuteuaêê et ro- ^it9. Vaillant et Jnssieu les partagèrent en ehieoraeies , conpÊtbiftrei et cfnoroeépkatêM, La division la plus moderne les range en 3 séries: les liguiijlùres, les labîatijlore» «t les tuhmiijioreê, encore subdivisées en diverses tribus. Les Ckiemnuieg ( Kgnliflores ) , dont la chicorée avait fonmi le type, et parmi lesquelles on compte la laitue, i^ pissenlit, le salsifis et la scorsonère, contiennent nn suc
laiteux nn peu amer et narcotique : propriétéa dont on les prive en partie par l'étiolenieut Les Cf/narœèphaUi peuvent être représentées par l'artichaut, dont on piange les réceptacles charnus, et le cardon aux pétioles comestibles. Enfin les eorymlnftr«$, dont nous avons montré U forme générale (roy. col. 563, fig. 18), et parmi lesquelles sont rangées la camomille, la margoerite, la Unaiste, l'armoise et l'année, contiennent un principe amer ainsi qu'une huile volatile qui leur communiquent certaines propriétés médicales. Leurs graines sont souvent oléagineuses, comme dans le soleil des jardins, et leurs racines féculentes et alimentaires comme celles dn topinambour.
AooTVLiaa. — Les plantes qui composent cette nombreuse daase peuvent être réparties en deux grandes sections : l'une comprend tous les végétaux qui ne présentent dans leur structure que des cellules ; l'autre , ceux qui possèdent en outre des faisceaux fibro-vasculaires. Ceux-ci réunissent un petit nombre de familles qui se rapprochent asses par leur organisafioa et surtout par leur aspect . des végétaux phanérogames , pour que leur étude se lie à celle de ces derniers. Quant aux acotylées cellulaires, elles s'en distinguent par des caractères tellement tranchés, que l'on a dû en faire l'objet d'une étude spéciale et comme nne science à part : la Cryptogamie proprement dite.
Qn'il nous sufBse donc de citer, parmi les acotylées vasculaires, une senle famille, trèa-nombrense à la vérité, celle de» Fougères^ Ce groupe présente, dans les climate tempérés, des espèces herbacées dont la tige souterraine n'émet au dehors que des feuilles (frondeg) d'abord roulées en crosse, à forme pinnée. A la face interne de ces feuilles, on remarque de petits sacs cellulaires (eapsuUi) disposés par groupes (âore») , affectant différentes formes , et distribués sur diverses parties de la feuille, tantôt nus , tantôt recouverte d'une membrane (indusium). Ces capsules sont remplies de granules (apor*») , qui sont les organes reproducteurs. Dans les régions tropicales, les tiges des fougères se dressent en un tronc perpendiculaire qui arrive parfois à une grande hauteur. ( Exempte : la fonjfère en arbre, v. col. 554, fig. 11.) ^ P. -A. CAP.
CRYPTOtiAMIE.
Bâiv les lignes préoédeiites , lus acotfléea ont été divisées en cryptogames vasculo-cellulairea et en cellulaires proprement dites. Nous n'avons à nous occuper ici que de ces dernières. Leur nom vient, comme chacun sait, de deux taioto grecs qui signifient noeet emekiu. Soit que les grands végétaux attirassent toute l'attention des an* ciens botanistes, soit que ceux-ci dédaignassent avec le vulgaire l'étude de cette végétation rudimentaire , soit enfin que l'imperfection des instrumente amplifiante ne leur permit pas de s'en occuper avec fruit, ellea ont été longtemps négligées, et, si l'on fait abstraction des travaux de Micheli , ce n'est guère que vers le commencement de ce siècle qu'elles sont devenues l'objet des investigations de savante spéciaux. Ce n'est pourtant pas quelles ne soient dignes, à plus d'un titre, de fixer nos regards, ainsi qu'on en restera convaincu aprèa la lecture de ce que nous allons en dire.
Il est beaucoup plus aisé d'exposer les différences par lesquelles les cryptogames se distinguent des phanérogames que d'en dooner une définition convenable. Cela tient à l'extrême diversité de formes dH même organe de famille à famille , diversité telle que ces familles sont en apparence plus étrangères l'une a l'autre que les monocotylées , par exemple , ne le sont auxdicotylées. Toutefois ces différences résident principalement dans leur structure purement cellulaire d'une part , c'est-à-dire sans aucun mélange de trachées ni de vaisseanx , et , de l'an-
eoi
tre, dant Wnrt iéminulM privéet de eolylêdmu, et plot eonpftrablei aa potlea det plantet rapérienres qa'à lean grmioM. l*m cryptogames cellalairei ont été eilet-mémet divisées en sthéogames (nœeê ituoUtêi) ou. acrogèoes, et en •mpbiganMS (moeês ambigmêê, ineertmneÊ) on thallogènes. Qnpi qu'il en soit de ces noms qui préjugent des questions non encore' résolues , insolubles peut-être, les plantes dont nous allons dévoiler la structure aussi simple qu'admirable sont uniquement formées par du tissu cellulaire.
llodifiées de mille façons dans leur figure , leur consistance , leur coloration , leur combinaison et leur cohérence, les cellules se présentent sons deux formes principales. Les unes sont cylindriques , tubuienses, pinson moins allongées ; les autres se rapprochent davantage de la forme sphériqne ou cubique. Entre ces deux extrêmes, les variétés sont infinies. De même que les sphériqnes , les cellules allongées peuvent constituer k elles seules la plante entière ; mais, dans la plupart des cas , celle-ci résulte de leur combinaison et de leur agencement variés. Loin d'être toujours simples, on en trouve souvent plusieurs emboîtées les unes dans les autres. Leur contenu n'est d'ailleurs pas moins variable que leurs autres attributs. Ainsi elles renferment tantôt un mucilage avide d*ean , tantôt de la fécule ; le plus souvent, excepté dans les champignons , de la chlorophylle. On y observe , en entre , des matières colorantes et des sucs propres dont la chimie a su retirer quelques produits d'un haut intérêt pour la médecine et l'industrie.
Toutes les plantes constituées par des cellules sont loin d'offrir une égale complication dans leur structure. Il eu est qui, comme VUtilago (nielle des blés) , parmi les champignons, et le Protoeocau parmi les algues , sont presque réduits à une simple vésicule qui en forme à la fois les deux systèmes végétatif et reproducteur. Chacune de ces plantes est le point de départ de deux séries parallèles dont les êtres se compliquent de plus en plus en s*élevant d'une part jusqu'aux agarics , de l'autre jusqu'aux delesseries. Ni les mousses, ni les lichens n'offrent de représentants aussi simples. De la combinaison des cellules entre elles résultent les innombrables formes que revêtent les 1 5 à 80 mille espèces dont se composent les trois ordres des cryptogames cellulaires , c'est-i-dire les muscinées, les champignons et les algues. Jetons maintenant un conp d'œil rapide sur les modifications que subissent dans chaque famille les oi^ganes de la végétation et de la reproduction.
Organe» de végiUtUon, — Los racines vraies , celles qui puisent dans la terre les éléments de la nutrition , n'existent que dans le premier ordre. Il n'est pas une mousse, quelque petite quelle soit, il n'est pas une hépatique qui en soit dépourvue. Ces racines, aussi fines que des cheveux , sont de deux ordres dans les mousses ; les unes , primordiales , naissent en même temps que la plantnie; les antres, secondaires, se développent pins tard et partent tantôt du bas de la tige, dans les espèces dressées, tantôt de toute sa continuité, dans les espèces rampantes. Les hépatiques n'offrent guère que la seconde aorte de radicelles. Les champignons , quoique vrais parasitas , c'est-i-djre vivant aux dépens des plantes qui les supportent , n'ont cependant point de racines distinctes. Le myeeiium , qui en a l'apparence et en tient lieu , n'est atttre chose que le système nutritif de ces plantes. Chex les algues, parmi lesquelles nous comprenons les lichens, il n'y a rien d'analogue aux racines. Ches les lichens, par exemple , faux paruites qui puisent leur aliment dans les fluides atmosphériques , ce sont on des crampons fibreux ou un tomentnm épais qui en font l'office. An lieu de ces fibres rhisodes, quelques lichens présentent un épatement en disque ou en bouclier qui sert à les fixer ; d'autres s'étendent en forme de croûte sur les rochers , les pierres et les écorces. Enfin les algues ou les phycées proprement
dites , on bien flottent libres de tonte adhénnee da» Isi eaux doueei on salées , on bien , conune iea lichens, soit attachées aux rochers dn rivage par des dilatalinns dn boi de la tige ou du stipe , ou par des crampons dont ks dimensions sont relatives à celles de la pbnle , el la pniisance à celle des flots qui menacent de la déraciner.
La tige est un organe très -varié dans les diverses familles à organisation cellulaire. De même qœ les racines , elle n'existe non pins que ches les monooes et les hépatiques; et encore, parmi ces dernières, il en est quelques-unes , nommées pour cette raison mcmbraneeses , où les feuilles , soud^ entre elles et avec la tige , se présentent sons l'aspect d'une expansion orliienlaire oa rnbanée que l'on a nommée /roiuls Ches les licbens, os loi donne le nom de thalle , quelle que soit U forme que revête ce thalle , qu'il soit fmticuleux , foliacé on cm»tacé. Dans la plupart des algues , on ne tronve rien qm ait l'apparence d'une tige ; il faut remonter jnoqu'aax types les plus élevés de chaque famille pour rencontrer det plantes, comme les delesseries et les sargasses, qni ooieae pourvues d'un simulacre de tiges feuillées, Ches tontes les autres plantes de ces familles , qu'elles soient eonatitnées par des filaments on par des membranes , on est convenu de donner le nom de fronde an système végétatif. Ches les champignons enfin , U tige est conapIcIciDCBi nulle et confondue avec les racines dans le mycefi'— . organe de nutrition, qui prend d'ailleurs nne grande multiplicité de formes selon les genres et les napèces. Ce même mycélium a reçu des noms différents salon Ico Umilles et les tribus ; car la classe de fongînéoo est Tnat des plus vastes du règne végétal, puisqu'elle oonfltitBf à elle seule plus du vingtième de la végétation tcrreolrr. Une chose digne de remarque, c'est qu'à mesnre qse l'on s'élève dans cette classe , le mgceUum est d^aatant moins développé que le système reproducteor Test davantage. C'est ainsi que dans les agarics, oà le réeeplarlr semble former tonte la plante , il est ordinairement pe« apparent et caché sons la terre on Fécorce des arbres.
La fronde des plantes cellulaires qui Yivent dans les eaux est constituée dans quelques genres par nne wnle cellule globuleuse , et cette cellnle elle-même est si petite qu'il ne faut pas moins de 30 à 40 mille individus da Protœoeeu» ailantieu» , par exemple , pour cfuivrir une surface d'un millim. can^. Aussi ne voit-on cette plante i l'œil nu que quand elle est réunie en grand mMnbre sar le même point. Mais la fronde n'est paa conaianunent aussi simple , ni exclusivement composée de cellnles spbêriques; on y rencontre souvent mélangés des filamenb ou des cellules tubuienses. Elle présente néanmoins dccx formes principales : dans la première, les cdlnles allongées , placées bout à bout en série simple ou mnltiple . forment des algues articulées , dans lesquelles il est nécessaire de considérer la cloison ou l'endophragnic , Tarticle ou le segment, et enfin l'endochrôme, qne l'en confond souvent avec celui-ci; dans l'antre, tsûtôt les cellules arrondies , cubiques ou polyèdres oont disposées sur un même plan en membrane uniforme coname dans les ulves; tantôt, en même temps sphériqnes et allongées , elles sont combinées de façon i simuler de vraies tiges garnies de feuilles et constituent alors ce qn*<m appàle des algues continues. Enfin, dans les aignes, la couleur de la fronde est d'une telle importance , qu'elle suffit pour distmguer les familles entre elles, tant elle est intimement liée aux antres caractères , soit de végétation , soit de reproduction. C'est ainsi que le vcrt-dair est l'apanage des soosporées, que le vert-olivâtre est prt»pre aux phycoidées on fucacées , el que le ronge dam toutes ses nuances distingue les floridéca.
Le thalle des lichens est formé d'une eooehe médullaire ordinairement filamenteuse , et d'une antre conriie corticale ou extéri^urf|à J|t çpmnPV/i^Vlik laquelle eoo-
^Sl^'^zU^y'^SPOift^''
BOTANIQUE
coartnt d«ax ordrM ée edlolM : les unes arides , ineolorc* ; Isf aoires , vertes , dans lesquelles réside toute la poinsDee de la végétation. Ces dernières ont reçu le nom de foni^ieê , et la cooche continue qu'elles forment celui de eoneki fomimqmê; le tout est enveloppé d'un épiderme. Quant ani formes do thalle , il en est deux surtout i noter : s'il est cyliodracé ou plane et ramiBé , s'il ressemble à un petit arbuste, on le dit centripète ou
fructiculenx ; s'il est, au contraire, membraneux et étalé en rosette , on le dit centrifuge ou foliacé (fig. 1) ; enan il est crustacé , lorsque , étendu uniformément sur son sup- : port, il fait corps atec lui. Dans les collemacées , petite
famille intermédiaire entre les li- D 1 n 1. chcui et les algues ,
** le tbslle est distinct
de celui des vrais lichens par la confusion des éléments des couches médullaire et corticale, souvent reliées entre elles par la présence d'une matière gélatiniforme.
La structure des muscinées est un peu plus compliquée qne celle des tballogènes. Nous avons déjà dit quelles ataient des tiges et des feuilles. Celles-ci, dans les mousses, sont m^me pourvues d'une (fig. 2, è) à deux nervures
(Fig. i.)
«. Orfkotrie dM rochen, §r. n«l. — L« rcfte groNi. qoi manquent complètement dans les hépatiques ; car ce que l'on nomme nervure ( eotui ) dans les espèces membrsnenses on /randeêcenitê n'est autre chose que la tige elle-m^me sur les bords de laquelle les feuilles se sont toadées entre elles de manière à se confondre et à former un tout continu. Les feuilles des mousses sont toujours sessiles, quelquefois décurrentes, presque constamment composées de deux moitiés semblables. Elles sont alternes , et forment sur la tige une ligne spirale dont les dispositions géométriques les plus communes sont : Y, ^ » }' T« i « o ^^ n * I^*P''®t *u reste, n'offre aucune constance danr sa direètion; car, ches la Béme espèce , elle toome quelquefois de gauche i droite sur la ti«(e , et de droite à gauche sur les rameaux , et vice verêà. Les feuilles des hépatiques caulescentes ou munies de tiges n'ont jamais de nervure ; elles sont le plus souvent opposées ou alternes sur deux rangées latérales , abeolnment comme les ailes des oiseaux ou des insectes quand elles sont déployées. Quelques genres offrent une troisième rangée de feuilles qu'à cause de leur position sons le ventre de la tige on a nommées ampkiputreê : d'oik il résulte que les dispositions '|'f i ®^ rare-
(Flg. 3.^
ment \ sont les seules qu'on remarque dans ces plantes. Orgameâ de reproduetiom. — La grande simplicité qui règne dans la composition des tissus des végétaux cellulaires s'étend jusqu'aux organes qui sont chargés de propager Tespèce. Toutefois les familles acrogènes sont plus compliquées sons ce rapport que les tballogènes. puisqu'on y trouve les deux sexes ou quelques organes analogues aux fleurs des plantes supérieures.
Ches les mousses, les flenrs mâles et les femelles sont réunies ou séparées sur le même pied: quelquefois on les rencontre sur des individus distincts. Elles sont conséqnemment hermaphrodites , monoïques ou dioïques. Les flenrs sont monoïques un dioïques dans les hépatiques , mais jamais hermaphrodites. Les fleurs mâles des mousses se composent d'un pirigone formé de feuilles un peu différentes de celles de la tige, d'un nombre va^ riable d'anthères, qu'on nomme ici anihiridiet (fig. 3, a), réunies au centre du périgone , enfin d'une quantité variable aussi de ces filaments cspillaires, cloisonnés, dressés, qui ont reçu le nom de paraphfsei (croissant à cAlé), le tout représentsnt une sorte de bourgeon ovoïde, ou un capitule en forme de disque on de rosette. Les anthéridies des hépatiques caulescentes sont placées dans l'aisselle d'une feuille ordinairement trsnsformée en godet , et sous une simple écaille dans les membraneuses. Ces fleurs terminent la tige ou les rameaux, ou bien elles occupent l'aisselle d'une feuille canlinaire ou raméale , dans toutes les muscinées , à l'exception des hépatiques frondescentes, où c'est le long de la nervure , qui représente la tige, qu'il faut les chercher. La position des fleurs femelles est la même que celle des fleurs mâles, mais leur organisation est différente et voici en quoi elle consiste. Un périehise (autour du pédoncule) , sorte d'involncre composé de plusieurs verlicilles a, Flean mâlM , tt b, flton ff. de feuilles communément ■ell» daPoiyiHetam/iml. plof grandes que celles de P*^^*^^- 1j tige ; un ou plusieurs pistils
réunis au sommet de l'axe canlinaire ou raméal ; enfin quelques paraphyses, telles sont les parties dont la fleur femelle (fig. 3, b) est le plus généralement formée. Mais, ches un grand nombre d'hépatiques, le périchèse est remplacé par un organe plus parfait nommé périamlke. Celuici résulte de la soudure des deux ordres de feuilles qui garnissent la tige et est conséquemment analogue au périanthe de plusieurs monocolylées. Les pistils, tsntdt réduits à l'unité , tantôt s'élevant au nombre de vingt et plus, occupent le centre de la fleur, accompagnés ou privés de paraphyses. Celles-ci sont excessivement rares chet les hépatiques, les seules marchanties en étant pourvues. Il n'y a toujours qu'un petit nombre de pistils fécondés, souvent même un seul devient fruit Aprf s l'acte de la fécondation , ils croissent insensiblement et , arrivés à la maturité , présentent un appareil de fructification où nous avons à considérer la vaginole on gatne , le pédoncule , la coiffe et la cspsule. La tagitmle est un prolongement de l'sse de la fleur femelle dans lequel le pédoncule est fixé comme un pieu. Celui-ci, plus ou moins long , est quelquefois presque nul , et la capsule qu'il porte à son sommet, sessite. Ce dernier orgsne, qu'on a aussi nommé urne (fig. 2, «) et sporsnge, renferme des graines qu'on nomme spores. Il est d'ailleurs très-varisbie quant à sa forme , i sa structure et à son mode de déhitcence. Ainsi , sous ce dernier rspport , d'antsnt plus importsnt que [<^eillbf«ti'elle déhiscente
im
que lont foodéei les principalee divifions de It claiii&cation dei rnooMet, U Cftpnile peut être tstooe (tans ouverture), c ett4-dire rester entière jusqu'à si ditsolntioii oa à SI destmction par les ageats eitérieors. Le plus ordioairemeot pourtant elle s ouvre comme une botte i savonnette, un peu au-dessus des deux tiers de sa hauteur, et la partie supérieure qui s*en détache comme un couvercle prend le nom d'opercule. V opercule^ fort variable d'ailleurs, est en général hémisphérique ou co- . nique , avec ou sans bec. Dans quelques genres , il est séparé de la capsule par un atuieam composé d'une ou de deux rangées de cellules très-bygroscopiques , dont l'usage est d'en favoriser la chute i la maturité. L'opercule tombé , on aperçoit l'orifice de la capsule. Quand cet orifice est nu, on dit la capsule gyranostome. On nomme péristomes le ou les verticilles de dents qui garnissent Torifice et forment à son pourtour une sorte de couronne simple ou double. Dans le premier cas , la capsule est hapiopéristomée on munie d*un péristorae simple ; dans le second, elle est diplopéristomée (fig. 2, d) on pourvue d'un double péristome. Ces dents naissent, celle du verticille extérieur, quand il y en a deux , des cellules qui constituent la couche intérieure de la capsule, celles du verticille intérieur, d'un organe appelé tporange (réceptacle des séminnies). C'est une espèce de sac logé dans la cavité capsulaire et dont l'axe est traversé par la eolmmêUê (petite colonne). Celle-ci, prolongement de l'axe du pédoncule , s'élève souvent jusqu'au sommet de Topercttle, auquel il lui arrive mi^me de rester adhérente. Enfin la coiffe, (fig, 2, e), persistante ou caduque, surmonte l'opercule, qu* elle enveloppe étroitement dans le jeune âge de la plante. Chei les hépatiques, la coiffe, au lieu de se diviser circulatrement à la base et d'être soulevée par la capsule , se déchire au sommet pour laisser passer le fruit et persiste à la base du pédoncule. . Ici la capsule présente un ou deux modes de déhiscence es- (Fig. A.) sentiellement différents de ceux des
mousses. Dans les joogermannes , par exemple , elle se fend du sommet vers la base en quatre valves (fig. 4, a; FmUania ffuiehinsiœ) , qui s'étalent en croix. Dans les marchantiées , ou bien elle s'ouvre en botte k lavoonette , on bien son ^ sommet se fend en plusieurs lanières. Le genre Andreea forme le passage ou la transition de l'une à l'autre famille, les quatre valves de sa capsule restant soudées avec l'opercule, ce qui donne à cet organe quelque ressemblance avec une quenouille. Les spores on séminnies de ces plantes , sont contenues médiatement, c'est-à-dire dans un sac sporophore, dans la capsule des mousses , et immédiatement on à nu dans celle des hépatiques. Mais ches ces dernières il existe un oi^gane de dissémination qui manque dans les mousses , ce sont les élatères, sorte de cellule allongée dont la paroi est sillonnée en spirale par un on plusieurs filaments nibanés et dirigés souvent en sens contcaire. Les spores des muscinées sont formées d'un Mporadermê (peau de la graine) et d'un nueUui ou noyau granuleux et oléagineux. Les algues, qui comprennent pour nous les aérophycées et les bydrophycées , ont un caractère commun qui les distingue éminemment des fonginées, c'est la présence des gonidies.
Les aéropbycées (algues émergées) on les lichens, considérées sous le point de vue de leurs organes reproducteurs , se rapprochent d'une part des champignons , et de l'autre des hydrophytes proprement dites. Ainsi on ne peut méconnaître une analogie manifeste entre les
UroMÎ* G à 8 TuiB.
parmeliées et les peibes , eonae enlK laa veRueaiRS et les spbéries ; mais aons le rapport àm lu vèyétslioii, d existe une affinité bien plus étroite entre l«a liâwos et les algues. Ici cesse d'ailleurs toute apparence île sesntliié. Ches les premiers, le fruit se compose dm deux portioQi distinctes, le îhalûmiwm et rerajNtlwi, qai, réunies, cobstituent le réceptacle. L'excipnlnm est homogèBe qssié il est fourni par le tballe (% 5, a) ; bétérugèoe qvaad il en est distinct, et alors il cet le plus aoevcut noir et carbouacé. 11 pent encore être donbîe , c'cst-4-dire cenposé d'un excipulnm propre, revétn d'un exdpnlnm foarsi par le thalle et dans lequel il est serti k U maaière ëei pierres fines. Ses formes diverses lui ont fait donner da noms différents selon les tribus. iVinsi le réeeptarle tr nomme apotkéeie on scutelle dans les panoeliacees et l» lécidinées, lirelie dans les graphidécs , et pérùkèee dsu
(PIg. 5.)
PanaéUe de Stabloel.
les vermcariccs. Le nnàeu ou thalamionn, qu'il so4 étendu sous forme de disqw orbiculaire comme daoi k\ parmeliées , o& il reçoit Ir nom de Inné proiigère (69.
5, &), ou bien qu'il ocespe la cavité fermée d'une rermcaire, est fonué de IWques et de paraphyses, drai' sées ou convergentes, p!tcées parallèlenaent les sun aux autres, et uniei entrr elles d'nne oinniàre Isdie p»
un mncilaga trèc-avide dluh midité. Cest dans les thèqiic».
sorte de cellules allongées, cylindracées on eonfoniim en massue , que sont contenus, sur une on deux rsogm, les corps reproducteurs qu*on nomme ici ipondte» (%. 5, e) , et dont la forme et la structure sont sojettaâ varier considérablemenL
Dans les hydrophycées (algues submergées), letof ganes reproducteurs ne sont point identiques dsoi ka différentes familles , quoique ces familles offrent toates un conceptacle et des spores. La diversité des cooceptacles est même si grande de genre à genre, que bmi devons renoncer à en exposer les modifications. Qb'3 nous suffise d'énoncer ici que ches les floridées, lei cmceptacles formés par la fronde sont nomméêJktdUt ém
(Fig. 6.)
les céramiées, /ttvtUuUeg dans in ofptonémées, eoeeidie$ dans les deien^ riées, et^r^rmndsidanslesrbodooMlm Dans certaines fncacées (algues oiiTitrès) les spores sont snperiScidlsi m bien renfermées dans des loges atam dans la fronde , nues on entourées de filaments articulés. Ches d*satifs.
comme les Laminaires, le Capet, et., on retrouve quelque chose «TsnslogK à la lame proligèro des licbent dts»
la disposition générale des ntricaln.
entre lesquelles sont plaeées les ipores. Celles-ci résultent le plus souTnit. dans les floridées, de la transforoatioB de l'un , 'quelquefois da dernier cedochrAme des filaments quiviennioi s'épanouir en gerbe dans le eoneeplacle. Il a été observé récemment qvelque chose de plus merveilleux dasi I0 fncacées (fig. 6, Ftiau sedsmf) . bik la plus élevée de tonte la série des signes. Outré la spore normsle (6^- 7, d), qui naît dans une des celloW* pariéules internes du conœptsde, oo rencontre encore sonvent dans ce même conc^ptsflc
BOTA^ilIQIiE.
[ moooclinie ) , quelquefois dans un tatre for le même odividu (dlcliuie), d*aatres organei dignec de fixer in moment noire atlention. Ce tont des filaments con- 'erToîdet (fig. 7» a-c), courts et rameux, dont le derlier article devient i certaine époque le siège d'un sin. ^Iier phénomène. Les corpuscules globuleux (Gg. 7, e\
(FIf. 7.)
(Fif «.)
loDt cet endochrdme est d'abord rempli s*en échappent »4r une ouverture et s'abandonnent à des mouvements pontaués très-vifs. Les mouvements paraissent dépendre le raction de deux cils vibratiles dont ils sont munis à ane de leurs extrémités. On vient de découvrir de emblables corpuscules mobiles dans plusieurs Flo< idées, observation qui généralise leur présence dans ordre entier des hydrophycées. Ces corpuscules jint été comparés aux spermatosoaires des anthéidies des muscinées, on a cru pouvoir en inférer ne les algues jouissaient de la sexualité. Le même phénomène se reproduit fréquemment chex un grand nombre de soosporées, dont les vraies spores s'arment également i la maturité de cils plus on moins nombreux. Ces cils leur servent pour exécuter des mouvements spontanés qui ne cessent que quand elles se sont fixées au lieu où elles doivent germer. Dans cet état les spores en question sont si semblables k des animalcules infusoires qu'il serait difficile de les en distinguer. C'est au point que les Protœocau nivali» et plu" vialii (fig. 8f a) f qui ont été l'objet d'investigations très-curieuses, laissent échapper de leur cellule unique , qui constitue la plante entière, une spore ou un animalcule dont on a fait un infusoire soos le nom d'vlstasia (fig. 8, b et c). Voilà donc no point où les deux règnes organisés, végétal et animal, iennent confluer et , pour ainsi dire , se confondre. Les loridées offrent encore une seconde forme de fruit : >o la nomme tétrasporique et l'organe lui-même tétrade, parce qu'il résulte de l'agglomération de quatre ipores développées dans une même cellule. La séparation le ces spores a lien de trois façons différentes à la maarité, mais chaque spore isolée n'en est pas moins apte i reproduire la plante mère.
Sous le rapport du fruit, les champignons peuvent se liuser en exotpores , ou à spores extérieures et libres , ii en enJosporeê , ou à spores incluses dans une cellule. )a nomme alors celles-ci sporidies. Toutefois, quelle {oe soit l'innombrable dégradation de formes qu'ils aient 1 labir dans les différentes familles , depuis les genres ^«{tric et Moutagnea jusqu'à YUredo et à la nielle des i^lés , deux organes essentiels , le réceptacle et le thalamiom, constituent l'appareil reproducteur. Dans les cooiomycètes , le réceptacle n'est autre chose que les cellalei sons-épidermiques ou les méats intercellulaires, dans lesquels la sommité du mycélium est venue aboutir. Les nocédioées , asses analogues aux algues filamenteuses , ont des spores nues fixées à l'extrémité de leurs rameaux DO incluses dans une vésicule nommée péndion. Les espèces de cette dernière catégorie ont été réunies sons le nom de physomycètes. Ches les gastéromycètes , famille
chère aux gourmands , car elle produit la tmffe, le réceptacle a une origine différente selon qu'on l'examine dans les myxogastres ou dans les trichogastres. En effet, les premiers ont un péridion né de la métamorphose d'une substance gélatiniforme qui constitue primitivement tonte la plante ; dans les seconds, que celui-ci soit simple ou composé, il tire son origine d'un wtjfcelium cotocnçux dont les filaments feutrés le composent en entier. Les hypoxylons ont un réceptacle simple on composé , nu ou enchâssé dans un Urowta formé par le mycélium ou la matrice. Le stroma (matelas) est étalé ou caulescent , byssoïde on subéreux ; c'est dans sa substance que sont nichés les périlhèces lorsqu'ils ne sont pas superficiels. Les discomycètes ont un réceptacle en forme de soucoupe ou de verre à patte, que l'on nomme alors cupule; quelquefois il est étalé et anfractueux, comme, par exemple, dans les morilles. C'est sur ee réceptacle qu'est étendu l'hyménium ou 'la membrane fructifère , toujours tournée vers le ciel , ou , en d'au- (Fig. 0.) très termes , snpère dans
cette grande famille. Le contraire a lieu dans les hyménomycèies , champignons les plus élevés de l'ordre entier, et à la tête desquels marche le genre agaric (fig. •). Ici, en effet, l'hyménium est tonjours tourné vers le sol ou infère. Le réceptacle , infinunent varié, y a reçu le nom d'kywtimophûre (fig. 10, a); trame. Entre toutes ses formes , la plus
»t«Un. «,«r«. . 41.1.. ~»»«»« •» »• P'" P"faite est celle d une ombrelle. Si nous considérons le réceptacle de l'agaric le plus compliqué, de YAwuuùta vtma par exemple, espèce malheureusement trop répandue dans nos forêts , où elle est Toceaaion de méprises funestes, nous y observons dans le jeune âge une double volve, Textérieurf on la plus ample, dans laquelle est renfermé d'abord tout le champignon , comme le poulet dans sa coquille ; l'intérieure, qui l'enveloppe partiellement et dont le résidu forme Tannean ; puis un pédicule ou stipe (pied) , quelquefois excentrique, latéral on nul, an sommet duquel est fixé le chapeau on l'hyménophore. Celui-ei porte à sa face inférieure des feuillets rayonnant d'un point central, et qu'on nomme encore des UamlU*, An lieu de feuillets, on peut rencontrer des pores , des alvéoles et des tubes soudés entre eux et avec le chapeau, des dents, de simples rugosités rameuses ou de petits mamelons. D'autres fois le dessous du chapeau est tont à fait lisse et uni.
Le thalamium est constitué par les organes de la reproduction. On ne commence à le rencontrer que dans les hypoxylées, où il a reçu le nom de nucléus. Renfermé dans le périthèce , il est composé de paraphyses et de thèques , ou de spores libres enveloppées dans un mucilage très-avide d'eau. Les thèques contiennent des sporidies en nombre variable, mais toujours multiple de deux. Dans les discomycètes, l'hyménium étant semblable à la lame proligère des parmeliées, nous renverrons à ce que nous en avons dit plus haut Mais la structure de celui des hymenomycètes est bien différente et exige quelque explication. Il se compose de boiide» (fig. 10 e, e) ou sporopkores (qui porte les spores), cellules juxtaposées parallèlement comme les fils du velours, de cystides (fig. 10, d) ou d'autbéridies, et de paraphyses (fig. 10 6), les unes et les antres intercalées entre les basides, et contribuant avec elles à former une membrane continue qui revêt les lamelles des agaricinées , les pointes des
Avarient muteariuM.
h-e, frarlifictUoD.
hydnes , pénèire dans 1m tabet ou 1m porM dM polypo- (T\f^. 10.) rén^ tapisse 1m aarica-
laires, etc. Qoaot aiu spoi-M ellM-mémM ( fig.
10, e) , ellM sont composées d'an épispore, d'uo endospore etd'on oucléus dans lequel nagent souvent ane on plusieurs gouttelettes oléagineuses.
Nous aurions encore à expliquer la formation des spores et des sporidies , bien différentes quant à
tl I \ H^ f ' ^/^ ^ ^^^^ origine, leur mode de Llmlli -f ij/ germination plus analo-
iyiuJulj7/iif/ go« i l'allongement du
boyau poUinique qu'à la germination des vraies semencM; mais cm détails nous entraîneraient trop loin.
Nous ne dirons plus qu'un mot de la reproduction des crfptogamM cellulaim par des gemmes ou des propagules , mode de propagation asses commun chM les mousses, et surtout les hépatiques. Les marchantiées portent sur leur fronde dM espèCM de corbeilles frangéM dans iMqnetlM se voient de véritablM gemmules susceptibles de reproduire la plante-mère. Dans les lichens, ce sont 1m gonidiea. sous-épidermiquM que la nature charge de ce soin ches quelquM espècM qui ne fructiûent pas dans nos dimala. Sous ce rapport les algues sont encore mieux partagées qne 1m lichens, puisque Ton rencontre chez presque toutes dM moyens de propagation dus à la végétation des cellules de quelque portion de la plante même. Enfin , on a trouvé quelque chose d'analogue i dM gemmM dans le Pénicillium glaueum , mucédinée la plus répandue dans la nature, et qui, se développant sur totttM 1m su!» lincM organiques privées de vie et exposées à la chaleur et à Thnmidité , y forme ces moisissurM verditres si commuuM sur les fromages, le pain, les fruits pourris , les confiturM , etc.
Quant aux fonctions exécntéM p.ir les organes dont nous avons esquissé le tableau , ellM différent peu de celles des autres plantes. Il n*y a guère d'exception que pour 1m lichens et 1m algues proprement dites , dont les éléments propres à la nutrition sont puisés dans les milieux respectifs où végètent ces plantM.
CoHtidiraiioni générales, — D'après Im plus récentM théories sur la géogonie , le refroidissement graduel et successif des couchM extérieures du globe ayant en pour conséq[nence la production du milieu qui réunit toutes 1m conditions nécessairM à leur existence et à leur propagation, il Mt i croire que 1m alguM ont précédé toutM tes aulrM plantM et commencé pour les végétaux une série parallèle à celle qne 1m animilcnlM infnsoires ont ouverte pour le règne animal. Après les alguM sont venns 1m lichens pulvérulents on crustacés , pois les foliaeés. Les moussM et 1m champignons qui croissent sur la terre ont pu se développer à la même époque ; mais il Mt évident que le plus grand nombre de cm derniers , vivant en vrais parasites sur d'aaIrM végétaux , sont nés plus récemment. Cette loi dans l'apparition succMsive des plantes cellulairM a été révélée par l'observation de ce qui se passe sur 1m tles océaniques de nouvelle formation. Le nombre dM plantM cellnlairM forme i peu près la cinquième partie dM végétaux connus. Les recensements Im plus nouvMUx donnent les chiffres suivants : monsses 2,400 espèces; hépatiquM 1,000 à 1,200; champignons 5 i 6 mille; lichens 1,000 i 1,200;
alguM , en y comprenant Im diatoméM , 3,3S0. Noai allons jeter un coup d'ceil sur ces plantM et iadiqafr succinctement leurs usagea.
Lm mousses sont cm joliM petitM plaalM dont l« port élégant , Im furmM délicatM et la belle eouknr ivrto charment nos yeux lorsque toute antre verdure a disptn et que la nature semble morte. Ce sont ellM qui fomml CM tapis moelleux et comme veloutés anr lesquels bou aimons à nous reposer dans Im bois. KUm brateot lo . hivers Im plus ngourenx et fleurissent même tous U i neige. Partout où une parcelle de terre permet i Icsn ' raciuM de s'enfoncer, on peut être certain d'en reDeontrer. Kl les croissent aussi sur les écorcet mgoMtn da • vieux arbrM, toujours plus aboodantM du cb\t qai r^ } garde le nord , comme si la nature Im avait chargées dt \ servir d'abri contre le froid. EIIm remplissent des foo^* \ tions importantes dans l'économie de la nature. Cest et i leur détritus que se forme l'humus , cette terre vêgeliie sans laquelle Im plantM munîM de cotylédons ne pourraient se développer, de même qne les camivorei at sauraient subsister sans Im MpècM herbivores. Comoi Im phanérogamM , elles contribuent paÎMammeot à re»> tituer à l'air atmosphérique, sous Tinfloence de U Is* mière , le gu oxygène qui lui a été soustrait par U mpiration dM animaux. C'est à raccnmnlation de eertaioei espècM que l'on doit la tourbe employée dans quelquei localilés comme combustible. Leurs autrM usages tc«t peu importants et on en peut dire autant des hépatiqnei
Il n'en est point ainsi dM champignoni ; cm vcgéUii, connus de tout le monde , sont d'un haut intérêt posr l'homme , qui trouve en eux un aliment agréable ao ^ et très-nourrissant. Si l'on se promène dans soe font par un beau jour d'automne, lorsque la nature laiigsJH santé commence à dépouiller son manCean de verdart, ils attirent l'attention et égaient la vue par la siognUrils de leurs fonoM autant que par la vivacité et la vsrtfiî de leurs couleurs. Dans nos climats, le prinlempi.il surtout l'automne , sont Im saisons favormblM à leur croiisance , parce qu'il leur faut en même temps de la cbslcsr et de l'humidité. Sous Im tropiquM, leor végétation eit continue et les espèces se succèdent sans inlemiptiofi Partout la rapidité de leur croissance est devenue proverbiale. Il en Mt de filamenteux , de charnus et de lobéreux ; Im champignons charnus sont seols comesUU» et parmi ceux-ci on n'emploie guère à Paris comme aliment que l'agaric de couche {Agariem* cam^ttrii , L) . espèce cosmopolite , la morille (Morckella eteuienia ] et la truffe (Tmber cibuHum). Lm règlements de police «rf fait sagement de défendre l'introduction dTancnne ao^ espèce sur Im marchés. Chacun est libre à sm risque* rt périls d'en aller cueillir d'aulrM dans Im bois voisim df la capitale. Quand on Im connaît bien , on peut Itmk^ dans ceux de Meudon et de Ville-d'Avray dM ceps (Bùtthu eduliê) , qui sont on manger délicieux au dire des gourmets, des giroIlM (Cantkarell^ eibmrimâ), descooleuvrellM {Agarieut proeenu)^ des clavaires , etc. Toat«^ fois, si l'on redoute Im accidents nombreux aoxqarH donnent lieu les méprises , on fera bien de se tenir cor ses gardM. Il vaut mieux s'abstenir qne de s'exposer i payer de la vie une erreur facile ; car il u'mI malhenreaf^ • ment que trop avéré qu'il n'existe aucun caractère eertaa à l'aide duquel on puisse distinguer dM MpêcM véiKOfoses relies dont l'usage n'est accompagné d'aucun danger.
L'agaric de couche Mt cultivé en grand dans pretijBe toutes Im csrrièrcs des environs de Parts. Le nombre dfi individus qu'on y récolte et qu'on apporte chaque jour au marché s'élève au chiffre énorme d'environ 200,000. qui sont vendus , terme moyen , 39 à 40,000 francs. Eu Italie , on cultive pour la table le Polypcrm» tmkeraMtr ce champignon se développe sur un tuf argileux saque! I .0 donne le o^^.^de ^^rt.^içyQ,g p^quon a», à U
roi
BOTANIQUK.
rave en preoant le toin de Tarroter convenablement; on 'n fait à 3iaples nue grande consommitiott.
Mais lei champignons ne sont pas pernicieui pour 'hoDome seul ; les antres animanx et les végétaux enxnèooes en ressentent quelquefois la fnnesle influence. Unsi le Botrytii Bauiana peut envahir les magnaneries rt détruire , sons le nom de wnueardiue , tons les vers k me qu'où y élève , sans qu*on puisse y trouver d'antre tmède que des soins hygiéniques. Nous avons publié lagaère sons le nom é'in/têUuu nue antre espèce de Boryii« qui attaque les tiges et les feuilles de la pomme le terre. Les avis sont partagés sur les effets délétères de ;e champignon, les uns lui attribuant une grande inlueDce sur la production de la maladie du précieui tnbercole, les autres le considérant an contraire comme le rétolut de Taltération de la plante. Tojqit le monde connaît les maladies des céréales auxquelles on a donné les ooma de charbon et de nielle des blés ; elles sont causées [>ar des champignons pulvérulents de la tribu des nstilagioées. L'ergot du seigle lui-même a une origine analogue ; le pain dans lequel il se trouve parfois mélangé peut produire de grands ravagea dans l'économie , tandis qu'administrée à petite dose, cette production peut rendre de grands services i l'art médical. On croit enfin que la teigne et le muguet des enfanta sont produite ou entretenus du moins par la présence de champignons microscopiques. Ce n'est pas chose facile que de définir les lichens. Leur physionomie est, en effet, extrêmement variable : tantôt ils consistent en croûtes arrondies, fixées par une de leurs faces sur la terre, les rochers , les pierres et l'écorce des arbres; tantAt ce sont des lignes noires, simples ou rameuses , assex semblables à des caractères arabes ; d'intres fois enfin ils présentent des folioles rayonnant d'un centre commun on des expansions arborescentes terminées par des entonnoirs on de petits renflements dans lesquels est contenu le fruit. Peu difficiles sur le choix de leur support , ils croissent sur tous les corps de la nature , même les plus polis.
Loin de mériter les mépris du vulgaire , les lichens , ces humbles plantes , sont au contraire dignes d'exciter l'intérêt par leur incontestable utilité , soit dans l'économie domestique, soit dans les arts industriels et la médecine. C'est effectivement des BoceeUa tinctoria, Evernitt prwutstri, Leeanora pareila^ etc. , que la chimie retire ce principe incolore nommé oreine, qu'il suffit du contact de l'ammoniaque pour changer en ronge -amarante ou cramoisi , et dont les arU tinctoriaux ont mis à profit les précieuses propriétés. Comme plus prochainement ntile à l'homme, vient ensuite le fameux lichen d'Islande (Cetraria iêUmdieu) qui se dislingue de ses congénères par son thalle foliacé d'un roux châtain , lacinié , et à lanières garnies de cils , et par le disque bai -brun de ses apothécies. Les Islandais, qui en font usage comme •liment , le moissonnent par un temps humide tous les trois ans, ce laps de temps étant nécessaire au développement complet du lichen. Pour s'en servir , on lui fait sobirune macération de vingt -quatre heures afin de lui enlever son principe amer ; puis on le mange bouilli et réduit en gelée dans du lait frais on aigri , on bien , tprès l'avoir pulvérisé , on le mélange avec de la farine pour en faire des galettes. On peut même le mêler au pain ordinaire dans diverses proportions. Cet aliment est sûn et très-noarrissant La médecine emploie avec succès la décoction ou la gelée édulcorée de cette eubstauce , soit dans les affections pulmonaires chroniques, soit dus les convalescences, comme aliment doux et restaurant tout à la fois. Enfin la cladonie des rennes (Cladomia rangi/erina) que la Providence a semée avec profusion près du pôle , là où toute autre végétation est arrêtée , ne rend pas de moins grands services. Si le lichen d'Islande Nrt de nonrritare à l'homme Ini-méme , la cladonie est
l'alimcnl unique des rennes pendant les longs hivers de la Laponie. Sans ce précieux lichen , ces contrées deviendraient inhabitables. Nous ne saurions passer non plus sous silence le Liekm eacuUntuê , ({écouvert par Pallas dans les montagnes arides et calcaires des déserta de la Tartarie , et qu'on a retrouvé l'an dernier , dans nos possessions d'Afrique, autour du Djebel » Autour. Ce lichen , qu'en raison de ses propriélés alimentaires ou a soupçonné devoir être la manne des Hébreux, est susceptible , dans des temps de disette , de rendre de grands services par sou mélange avec les céréales pour la confection du pain. Il contient une asses grande proportion de cellulose que l'on sait être isomérique à la fécule.
Il existe incontestablement de pins belles plantes que les algues ; il n'y en a point de plus jolies. Ornement de nos collections, elles y conservent , avec leurs formes et leurs brillantes couleurs, toute l'apparence delà vie. Ce sont des plantes extrêmement variables dans leurs formes, leurs dimensions, leurs couleurs, ete. Quant à leur forme , elles présentent tout ce que l'on peut imaginer à la fois de pins simple , de plus élégant on de plus bisarre ; quant à leur dimension , l'extrême petitesse d'un Protocœau comparée à ces immenses macrocystes de l'océan Pacifique qu'on dit atteindre jusqu'à 500 mètres de longueur ; quant à la couleur, toutes les nuances du vert et du rouge , en passant par le vert-olivâtre. On rencontre des algues partout où il y a de l'humidité : le pavé des cours , le bas des murs exposés au nord , les pierres des fontaines , les fossés , les bassins favorisent leur végétation. C'est surtout an printemps que se développent sous nos yeux ces conferves qui nagent en flocons verdâtres dans tons les creux où l'eau séjourne. Parmi elles , il est une tribu tout entière , celle des «enjuguéeêj dont la reproduction s'accompagne de phénomè» nés dignes d'exciter au plus haut point la curiosité. Le* filamenta simpleset cloisonnés des Zygnema^ par exemple, se rapprochent deux à deux de manière , non à simuler, mais à effectuer nue sorte d'accouplement véritable. Entre chaque segment des deux filaments rapprochés naît un tube de jonction qui , passmt de l'un i l'anlre , les unit et permette passage des granules -de l'un, toujours donnant, dans le tube de l'autre, toujours recevant et des- ' tiné à mûrir les spores.
Pour ce qui est de leurs usages, les algues ne jouent pas dans l'économie de la nature un rûle moins important que les antres plantes cellulaires. Toutefois nous ne mentionnerons ici que ceux auxquels on les fait servir dans l'agriculture , l'industrie et la médecine. Les fucacées , connues sons les noms vulgaires de goémon et de varec , sont employées comme engrais pour fertiliser les terres. A certaines époques , on les met en coupes réglées sur nos eûtes occidentales. Elles se reproduisent heureusement avec une grande rapidité. Dans les contrée^ pauvres , une foule d'algues sont usitées comme aliment et même comme fourrage. C'est ainsi qu'eu Islande et en Ecosse on emploie dans les cas de disette les Rkodywumia paiauitaj Akuria eêeuUnla, Iriâaa edmlis, et plusieurs antres encore. Les Chinois mangent en potage le NoMoc edule, et le Piocaria Uehenoidee sert i faire des gelées qui ne le cèdent en rien à celles que l'on sert sur nos tables. Jusqu'au moment où la chimie a retiré des fucus l'iode , ce principe actif au moyen dnqnel on comliat le goitre , on s'était servi avec succès pour le même objet du Fweu» veaieulotus en substance. On emploie encore la mousse de Corse comme vermifuge. Hais le brume et surtout la soude , qne l'on extrait abondamment des bydrophytes, sont les produite les plus précieux que ces plantas puissent fournir, et qui leur assurent , sous le rapport de l'utilité, une prééminence marquée sur beaucoup d'autres.
SbyHeîlî^ie