‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 90 sur 291 · I. Race caueasimne · texte numérisé non relu

I. Race caueasimne

Les traits communs assignés à cette race sont les sui-* vanta : blancheur de la peau avec un ton couleur de chair : la teinte de la peau peut devenir plus ou moins brune sons l'influence de la chaleur et de la lumière ; cheveux longs , ondulés de teinte claire ou foncée ; barbe abondante; crâne volumineux relativement à la face; angle facial de 80 à 85« ; forme sphéroidale du crâne , ovalaire de la face ; nés mince plus ou moins arqué, saillant; dents perpendiculaires ; lèvres médiocrement développées ; menton proéminent , mince et arrondi (voir la figure 3).

Les nations que Ton rapporte à cette race occupent toute l'Europe, moins la Laponie, la Finlande et nue portion de la Russie, l'Asie occidentale , la Turquie, l'Arabie , la Perse , la Tatarie, l'Afghanistan et l'Hindoustan, l'Afrique septentrionale et orientale, la Barbarie, l'Egypte, la Nubie et l'Abyssioie.

On a supposé que toutes ces nations avaient pour souche commune une tribu ou un ensemble de tribus qui auraient primitivement habité la chaîne du Caucase, et qui de là se seraient répandues par des migrations tue-

cetttTei en Europe, en Asie et en iUriqne. On a admit aussi que les diverses infloences dont Taction a été indiquée , et sortont l'inflaenoe des climats , suffisent pour expliquer les difTérences que présentent ces diverses nations , et n'ont pas suffi pour effacer complètement le type primitit La considération de ces différsilces , surtout de celles qui portent sur les langues , a motivé , dans cette grande famille de nations, indépendamment du lieu actuel d'habitation , sa subdivision en groupes secondaires.

On a reconnu, entre les langues -mères de l'Europe et de l'Asie occidentale , le sanscrit , le tend , le grec , le slave et l'allemand , des analogies de construction grammaticale et des ressemblances de vocabulaire qui ont permis de les considérer comme des dérivations d'une même langue primitive ; et on a été conduit à réunir dans un même groupe , sous le nom de famille indo - européenne , les peuples qui , parlant ces langues ou des langues dérivées , paraissent ainsi liés par une parenté de plus , celle du langage. Cette grande famille a été subdivisée en plusieurs branches. En Asie, on a distingué la branche persane, dont les langues se rapportent au send, qui comprenait, dans l'ancien monde, les Perses, les Mèdes , les Bactriens , et qui comprend , dans le nonveau , les Persans , les Afghans , les Kurdes , les Arméniens, et la branche hindoue, dont les langues dérivent du sanskrit, et qui comprend aujourd'hui les peuples qui parlent le cachemirien, le marashde, le talenga, le tamulien , le malabarien , l'hindoustani , et qui boitent le Sindhistan, le Ganghistan, le Decan et l'Ile de Ceyian. . Une troisième branche est formée par les nations européennes dont les langues se rapprochent dn sanskrit et du lend psr des affinités plus ou moins prononcées , et peuvent être rapportées aux langues grecque, latine, slave , allemande et Scandinave. Ces nations constituent pour la plus grande partie la population de l'Enrope et habitent la Grèce, l'Espagne, Is France, la Russie, la Pologne , l'Allemagne , les lies Britanniques , les Pays- Bas , la Suède , la Norvège et le Danemark. Des nations anciennes, dont les langues différaient du type indoeuropéen, bien qu'elles appartiennent à la race caucasienne , ont concouru à former et ces peuples modernes , et les langues vivantes de l'Europe. C'est ainsi que les Basques, au pied des Pyrénées , ont conservé un dialecte de l'ancienne langue ibérienne ; les habitants de l'Irlande, de l'Ecosse , du pays de Galles et de la Bretagne, des dialectes de l'ancienne langue celtique*

Parmi les nations qui habitent aujourd'hui le Caucase et qui offrent dans leur oi-ganisation les caractères généraux asngnés à la'race caucasienne , il n'en est qu'une , celle des Osselet, qui se rattache par le langage i la famille indo-européenne. Les antres parlent des langues qui ont jusqu'ici échappé aux classifications tnalogiques, les Circassiens, les Lesghis, les Géoi^iens et les Mingre-

Les langues araméennes qui ont pour caractères communs l'abondance des sons gutturaux, la richesse du vocabulaire , la multiplicité des inflexions du verbe et la simplicité des autres rapports grammaticaux , comprennent le syriaque ou araméen, le cbaldéen, le phénicien, l'hébreu , l'arabe , le gheez et l'amharîque. Aux nations que l'affinité de leurs langues a conduit à rapprocher dans un même groupe sous le nom de famille araméenne ou sémitique, se rapporteraient dans l'ancien monde les Assyriens, les Chaldéens, les Phéniciens, les Hébreux, les Arabes, les Libyens, les Numides, les Gétnlet et une partie des Éthiopiens, et se rapportent aujourd'hui quelques tribus du Liban qui parlent le syriaque , les Arabes répandus dans l'occident de l'Asie et le non! de l'Afri* que, les Juift dittéminés dans toutes les régions du globe et lot Abystint, qui parlent le ghoes et l'ambarique.

L'anliqae aatioB égyptienne qm te séparait de toota let antres par ta langne, aossi bien qne par ses nistitii* tions, et dont le type physique s'est conservé dans wi monuments et ses momies , panît devoir être rapporta à la race caucasienne par la forme du crâne et les traiti du visage. Couleur foncée de la peau , front large , menton arrondi, nés droit, yeux grands, lèvres grosses, oreilles hantes et très-détachées, rareté de la barbe, tels sont les caractères des anciens Egyptiens qu'on retrouve encore aujourd'hui avec l'usage de la même langue chcs les Coptes, et que rappellent plusieurs tribus de la Nubie et de l'Abyssinie, notamment les Barabras.

(Fig. 14.)

S. Race mongole.

Les traits caractéristiques de celte race sont : coolear jaune de la peau ; cheveux plats, noirs, rares ; face aplatie , élargie dtos U région des pomBi«ttetti^t-SBillantes,oei court, large, aplati; paupières obliqo^ ment fendues; inter valle des yeux oooà* dérabie; firool ê^ primé; crâne spbérique ou pyramidal

Let nations npportéee à cette rt« occupent l'Asie septentrionale et onntaie, le nord de ri;»^ rope et le nerê ^ l'Amérique.

On admet qu'elles dérivent de tribus nomades qui* ds plateau oentral de l'Asie, se. seraient râpaiidues ao oonL

1 roeeident et à Toneiit i divenet époqiwf , dont pkkon ont été oonsenrées par Thistoire.

(Fig. 14.)

HISTOIRE PHYSIQUE HB L'HOHHK.

Tét« d« CbiBoiA.

La coDiidérstion des lao^aes motive dans cet nations ne labdivision en trois branches principales que distin- Ittent aussi quelques caractères organiques.

Les Ungaes seythico-tarmatiques, le finnois, le lano, fetthonien, le livonien, le permien, le madgyar, emblent lier en une famille distincte , par la parenté du ugage, les peuples du nord de l'Europe qui habitent la 'iolande , la Laponie , TEsthonie , la Livonie , les proineei russes voisines des monts Onrals et du Wolga , la rnoiylvanieet la Hongrie, d'ailleurs rapprochés par leurs mctères physiques des Wogouls, des Ostiaks, des Sasoièdes et des Kamstchadales du nord de l'Asie, des ttqvimaiix et des Groenlandais du nord de l'Amérique.

Les langues turque, tatare, mongole et mantchoue, qui le rapprochent à certains égards des langues de la race sncasienne par leur système grammatical , notamment nr l'existence des coqjugaisons et des déclinaisons, sépa- «Dt da groupe des nations & langues monosyllabiques n peoples de l'Asie centrale, parmi lesquels les Mongols 't lei Kalmouks offrent le type organique de la race ; tan- 1» que les Turcs , les Buchariens et les Tatars de la Si- ^ie se rapprochent davantage, peut-être, de la race ftacasieiioe par leurs caractères physiques.

Oo trouve d*nne manière très-tranchée tous les traits ]ç la race mongole dans le groupe de nations que réunit ^ji eo une même famille la communauté des langues ditei monosyllabiques. Ces langues, qui manquent généralement des moyens de marquer directement les cas, les genres, les nombres , les modes et les temps , compren- Bcnt le thibétûn, le chinois , le birman, le siamois, Tani^ique, sont parlées par les habitants de l'Asie orien* ttle, da Thibet, de la Chine, de l'empire des Birmans, ^ Siam , du Gttnboge , du Tcuquin, de la Gochinchine , <^ It Corée. Par leur langue, d'un Système moiui impar-

fait^ les Japonais tendraient à se séparer de ce groupe, auquel les rattachent les caractères de leur organisation.

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