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Instruction pour le service des phares lenticulaires

1. Lés appareils lenticulaires employés à l'éclairage des phares se Trois oedre» d'ap. divisent en trois ordres, d'après leurs dimensions et le calibre de P areis leurs lampes ®.

<■> Cette instruction reproduit la majeure partie de celle qui a été rédigée par M. L. Fresnel et publiée eu i835. Les modifications successivement introduites, depuis cette époque, dans les appareils d'éclairage et dans diverses parties du service , ont obligé à quelques additions et changements de rédaction.

< 2 ' On pourrait former un h° ordre des petits appareils caladioptriques, servant à l'éclairage des entrées de ports; mais il n'est ici question que des phares proprement dits, et le service des fanaux ou feux de ports fait l'objet d'une instruction spéciale.

Phares. a

École Nationale des Ponts et Chaussées

Partie optique ot 2. La partie optique de ces appareils se compose de panneaux lenticulaires et de panneaux caladiop triques ou de miroirs. Ces pièces sont assemblées au moyen dune armature, qui a pour support une colonne creuse en fonte.

Le diamètre intérieur d'un appareil de i cr ordre est de. . i m ,84

Celui d'un appareil de 2 e ordre est de 1 4o

Celui d'un appareil de 3 e ordre est de i oo

Lampe mécanique. 3. Chaque phare lenticulaire est illuminé par une lampe mécanique, dont le bec se place au foyer commun des pièces de la partie optique.

q^ire espèces de /j Quatre espèces de lampes mécaniques sont en usage, savoir :

lampes mécaniques.

i° La lampe à mouvement d'horlogerie;

2° La lampe Henry-Lepaute ;

3° La lampe Wagner;

4° La lampe modérateur à poids.

Les trois premières, qu'on peut désigner sous le nom de lampes mécaniques à pompes, ne diffèrent entre elles que parle mécanisme d'horlogerie qui a pour objet de faire monter l'huile dans le bec, au moyen de pompes qu'il met en mouvement. Ce mécanisme a pour moteur un poids extérieur qui descend dans la colonne de l'armature.

La lampe modérateur se distingue des précédentes par la suppression du mécanisme d'horlogerie. L'ascension de l'huile dans le bec y est simplement déterminée parla pression qu'exerce un piston descendant dans le cylindre du corps de lampe, à la manière des lampes à modérateur du commerce, avec cette seule différence qu'au lieu d'un ressort, c'est un poids qui agit sur le piston.

Parties principales 5. Les lampes mécaniques comprennent cinq parties principales,

des lampes mécaniques, savoir :

Le réservoir d'huile, Le mécanisme ,

Le corps de pompes,

Le bec,

La cheminée.

6. Le réservoir ou corps de lampe est formé par un seau en ferblanc ou en cuivre.

Pour les trois premières lampes indiquées ci-dessus, ce seau occupe la partie moyenne de la monture , et peut contenir le double de l'huile nécessaire à un éclairage de 1 5 à r 6 heures.

Pour les lampes à modérateur, sa hauteur et sa contenance sont doubles, et il descend jusqu'à la base inférieure de la monture.

7. Le mécanisme se compose, selon le système dans lequel il est établi, des pièces ci-après désignées :

i° Lampe à mouvement d'horlogerie. Un treuil portant la grande roue dentée , deux arbres horizontaux dont le premier porte la roue moyenne, et le second une roue d'angle; un arbre vertical, muni d'une autre roue d'angle à sa partie inférieure, lequel traverse le réservoir d'huile et met en jeu les pompes alimentaires, au moyen de quatre petites roues qui engrènent les unes avec les autres. Le régidateur de ce mécanisme est un simple volant à ailes.

2° Lampe Henry-Lepaute. Un treuil portant une roue de champ, garnie sur ses deux faces de chevilles à rouleaux qui font échappement avec quatre becs de leviers coudés. Ces leviers communiquent par des bielles à deux arbres verticaux qui traversent le réservoir d'huile, et qui, au moyen de deux leviers fixés à leur extrémité supérieure, mettent en jeu les quatre pompes alimentaires.

Ce mécanisme a pour régulateur un petit orifice qui est percé dans un diaphragme placé à la partie supérieure du corps de pompes par lequel l'huile passe pour arriver au bec.

Dans quelques lampes de cette espèce, on a ajouté au corps de pompes une petite vis terminée par une pointe, laquelle, en péné-

Késervoir d'huile

Mécanisme.

Lampe a mouvement d'horlogerie.

Lampe Heiiry-Lcpaute.

trant dans l'orifice régulateur, permet de restreindre au besoin l'écoulement de l'huile.

Lampe Wagner. 3° Lampe Wagner. Un treuil portant la grande roue, et deux

arbres horizontaux, munis des engrenages ordinaires aux mouvements d'horlogerie, dont le second transmet le mouvement à deux arbres verticaux, au moyen de bielles. Ces derniers arbres traversent le réservoir d'huile, et mettent en jeu les quaires pompes alimentaires, par l'intermédiaire de deux leviers fixés à leur extrémité supérieure.

Le régulateur est, comme pour la première lampe, un simple volant à ailes.

Celte lampe porte en outre, comme la lampe Henry-Lepaule , un appareil destiné à restreindre au besoin l'afiluence de l'huile dans le bec. Il consiste en une vis mobile, placée sur le corps de pompes, qui réduit, â mesure qu'on la fait avancer, l'ouverture ménagée pour le passage de l'huile.

Lampe modéra- A Lampe modérateur à poids. Un piston en fonte, garni d'un cuir

leur à poids. ' . ' ,. \ , ., °

embouti sur sa circonférence, dispose de manière a se mouvoir a frottement doux dans le corps de lampe ou réservoir, et relié à un arbre horizontal situé à la partie supérieure de la monture, au moyen d'une chaîne, qui est fixée vers le bas sur le piston, et à l'autre bout sur la gorge d'une poulie occupant le milieu de l'arbre.

Sur le piston sont disposés des poids en fonte et en plomb destinés aie faire descendre, lorsqu'il est remonté à la partie supérieure.

En faisant tourner l'arbre au moyen d'une manivelle, la chaîne s'enroule sur la poulie et le piston remonte ; on n'a plus ensuite qu'à l'abandonner à lui-même pour que la pression qu'il exerce sur l'huile fasse remonter cette dernière jusqu'au bec.

Le régulateur consiste en un orifice de petit diamètre dans lequel passe une aiguille de forme conique, qu'on engage plus ou moins, selon qu'il s'agit de diminuer ou d'augmenter le débit.

Ce mécanisme supplémentaire, qui est disposé habituellement de

manière à fonctionner seul, a pour objet de compenser l'accroissement de charge que la pression du piston doit vaincre à mesure que le niveau baisse clans le réservoir, par suite de la consommation d'une certaine quantité d'huile.

A cet effet, l'arbre servant de remontoir porte une vis à filet carré sur laquelle est engagé un écrou, qui est maintenu par une coulisse, de manière à lui assurer un mouvement parallèle à l'axe de l'arbre, lorsque celui-ci vient à tourner.

La tête de l'aiguille conique traverse cet écrou, et lorsque le piston descend et fait dérouler la chaîne, l'axe tourne, et l'écrou ainsi que l'aiguille se meut de manière à dégager de plus en plus l'orifice d'écoulement.

Dans quelques lampes, le mouvement de l'aiguille est indépendant de celui de l'arbre et s'opère simplement à la main. Le gardien peut ainsi régler plus commodément le débit de l'huile, suivant le plus ou moins de fluidité de ce liquide.

Un robinet disposé sur le tube d'ascension de l'huile , vers l'extrémité supérieure, permet en outre soit de régler l'écoulement, soit de l'arrêter tout à fait dans certaines circonstances.

8. Le corps de pompes est la partie du mécanisme portant les Corps de pompes, pompes alimentaires dont il a été fait mention ci-dessus, pour les trois

premiers systèmes de lampes mécaniques.

Il communique avec le réservoir d'huile au moyen d'un tube aspirateur garni inférieurement d'un petit filtre. Les pistons, au nombre de trois ou dé quatre, sont formés de valvules en peau de veau, et les clapets sont de simples rondelles de même cuir.

9. Le bec de lampe porte des mèches concentriques, au nombre Bec de lampe. de deux, de trois ou de quatre, selon qu'il appartient au 3 e , au 2 e

ou au 1 er ordre,

Le bord inférieur de chacune de ces mèches est fixé par une

Phares. 3

tal.

bague sur un support circulaire , qui s'élève ou s'abaisse au moyen d'un petit cric.

L'huile arrive aux mèches par un tuyau qui forme la tige du bec, et qui s'ajuste sur le corps de pompes au moyen d'un raccord à vis garni d'une rondelle de cuir.

Cheminée décris- 10. La cheminée de cristal est portée par une robe cylindrique, qui s'élève ou s'abaisse selon qu'on la tourne à gauche ou à droite. Sur le sommet de la cheminée se place une allonge en tôle, dans l'intérieur de laquelle est ajusté un registre ou obturateur, qui sert à modifier à volonté l'ouverture du tuyau. Dans quelques phares, ouïes cheminées sont très-courtes, cette allonge est maintenue par un collier en fer fixé à l'appareil; dans les autres, on la fait reposer simplement sur la cheminée , qu'elle emboîte à frottement.

11. La consommation d'huile d'une lampe mécanique entretenue en plein effet s'élève par heure, savoir :

Dans une lampe du i er ordre, à. . . 760 grammes; Dans une lampe du 2 e ordre, à. . . 5oo Dans une lampe du 3 e ordre, à. . . 175

Ascension d'huile. 12. Pour que la flamme prenne tout son développement, et qu'en même temps la couronne du bec soit suffisamment rafraîchie, il est nécessaire que le mécanisme élève par heure au moins quatre fois autant d'huile que la lampe en consomme, c'est-à-dire :

Pour le i cr ordre 3\o4o;

Pour le 2 e ordre 2 ,000;

Pour le 3 e ordre o ,700.

L'huile excédante est dégorgée par le bec et retombe dans le réservoir.

13. Pour les lampes dont le poids moteur est extérieur, ce poids Poids moteur, doit être moufle, c'est-à-dire suspendu à la chape d'une poulie .

mobile.

Lorsque le mécanisme de ces lampes a été bien exécuté et est convenablement entretenu, le poids mou/lé nécessaire pour le faire régulièrement fonctionner n'excède pas,

Dans les lampes du i er ordre. . . 35 kilogrammes;

Dans celles du 2 e ordre 3o

Dans celles du 3 e ordre 20

14. Dans les phares à feu changeant, la partie tournante de l'appa- Machine de rota-

.,-.,,,. . . ,. T , ,. lion des phares à feu

reil d éclairage est mise en mouvement par une machine de rotation, changeant, qui a pour régulateur un volant simple ou un volant-pendule.

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