IX. — Le porte-lumière et son usage
• Je décrirai dans le Chapitre deuxième les appareils destinés spécialement à l'étude du spectre solaire, mais je dirai dès à présent quelques mots d*un nouveau modèle de porte-lumière imaginé par M. Duboscq. Les chimistes qui, sans s'occuper de recherches spéciales sur la constitution de l'atmosphère solaire, voudraient s'assurer par .euxmêmes de la coïncidence de certaines raies brillantes des spectres des corps simples avec des raies obscures du spectre solaire, pourront le faire très-facilement à l'aide du spectroscope précédemment décrit et du porte-lumière de M. Duboscq. Il n'est pas toujours possible de diriger la lunette du spectroscope dans la direction du soleil, et lorsque la disposition du laboratoire le permet, les observations ne peuvent jamais être que de très-courte durée. L'usage du porte-lumière de M. Duboscq obvie complètement à ces in-
(1) Voir pour plus de détails, p. 64.
Digiti
convénieius. Cet appareil, représenté par la Jig. 9, consiste essentiellement en un miroir M doué de deux mouvements rectangulaires que Ton peut déterminer à distance à Taide des deux tiges C et B. On place le réflecteur sur une tablette fixée en dehoVs de la chambre noire ; deux trous de î centimètre de diamètre pratiqués à une hauteur convenable dans le volet donnent passage aux tiges C, D que l'observateur peut alors faire mouvoir de sa place sans quitter l'oculaire de l'instrument; il peut ainsi à volonté et sans se déranger diminuer ou augmenter réclat.lumineux de la fente. Je renverrai pour la comparaison des spectres des corps simples avec le spectre solaire aux pages 44 ^^ suivantes, où je décris les procédés mis en usage par M. G. kirchhoff dans son beau travail sur le spectre.