‹ Instruction pratique sur l'analyse spectrale: comprenant 10 la descriptionChapitre 17 sur 38 · C. Au dernier tiers du rouge · texte numérisé non relu

C. Au dernier tiers du rouge

D. Raie double à la limite de l'orangé;

E. Dans le vert ;

F. Au milieu du bleu ;

G. Au commencement du bleu ;

H. Deux larges raies à la fin du violet.

(1) Bibliothèque britannique (Sciences et Arts), t. XXVI, p. 2*59.

(a) On sait que les raies rouges^du rubidium sont situées au delà de A.

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Un coup d*œil jeté sur la PL II et sur la Planche chromolithogiraphiée montrera la position de ces raies.

Depuis Fraûnhofer, un certain nombre d'observateurs, parmi lesquels il faut citer M. Brewster, M. Kuhn et M. Glasdtone, ont décrit et figuré un beaucoup plus grand nombre de raies obscures. Mais c'est M. Kirchhoff qui nous a donné le premier un portrait aussi Adèle que possible du spectre solaire. En augmentant considérablement, par remploi de quatre prismes, l'amplitude du spectre, il a pu dédoubler un grand nombre des groupes confus qu'on aperçoit lorsqu'on fait usage d'un seulprisme* Je renverrai les lecteurs de cette Notice aux Mémoires de ce savant physicien. [Mémoires de V Académie des Sciences de Berlin^ 1860 et 1862. Voir V Appendice.) Les quatre belles planches qui les accompagnent donnent l'idée la plus fidèle du spectre qu'on a sous les yeux lorsqu'après avoir réglé le speciroscope à quatre prismes avec le soin désirable, on observe dans la lunette B. Je ne puis entrer ici dans la description de ce spectre; je me bornerai à donner quelques indications pratiques sur la manière d'en observer les différentes régions et de mesurer l'écartement respectif des raies qu'il présente.

En raison de la dispersion considérable qui résulte de remploi de quatre prismes, il faut faire varier la position de la lunette B [Jig. i, PL /), suivant qu'on veut examiner telle ou telle région du spectre. Il faut aussi modifier légèrement la position des prismes, afin de les mettre autant que possible au minimum de déviation pour chacun des rayons qu'on étudie. Je recommanderai spécialement l'usage d'un verre coloré en bleu violet pour l'étude des deux régions extrêmes du spectre. Le petit chapeau destiné à couvrir la fente porte en son milieu une lame de ce verre: on mettra ce chapeau pour examiner les rayons rouges et les rayons violets. Pour le rouge, ce verre, qui a la propriété d'absorber tous les rayons verts, jaunes et orangés, permettra de voir très-bien au delà de A; en absorbant, les rayons réfléchis par les prismes dans riniérieur de l'appa-

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reil, lé verre violet est également très-utile pour étudier la région ultra-violette.

Pour observer le spectre solaire, il faut faire usage d'une fente très-étroite, dont on diminuera d'autant plus la largeur qu'on y enverra plus directement la lumière du soleil. On peut se servir pour éclairer la fente , soit d'un héliostat, comme M. Kircbhoff l'a fait, soit du porte-lumière décrit p. 32. L'emploi de l'béliostat est très-commode en ce que, l'instrument Une fois réglé, on peut poursuivre l'observation pendant plusieurs beures sans avoir à se préoccuper de la disposition des appareils; mais dans presque tous les cas on peut lui substituer avec avantage le portelumière de M. Duboscq : cet instrument coûte beaucoup moins cher que l'béliostat, son installation est des plus simples, et, de plus, son emploi permet de faire varier avec la plus grande facilité Tintensité de la lumière qu'on envoie sur la fente, ce qui, dans certains cas particuliers, est trèsutile, comme on le verra plus loin.

Pour voir nettement les raies obscures situées dans le rouge ou dans le violet, il faut beaucoup plus de lumière que pour observer les raies de la région moyenne du spectre. Il est indispensable, lorsqu'on fait usage de l'appareil à quatre prismes, de projeter sur la fente du collimateur, à l'aide de l'béliostat ou du porte-lumière, de la lumière émanant directement du soleil.

L'absorption résultant du passage de la lumière à travers quatre prismes est considérable ; on ne peut donc songer à faire usage de la lumière diffuse que dans des cas exceptionnels.

Lorsque le spectroscope est bien réglé, que la fente est très-fine, quand, en un mot, toutes les précautions indiquées plus haut sont remplies, l'observateur a sous les yeux l'un des plus beaux phénomènes naturels qu'il soit possible de voir. Je n'oublierai jamais l'impression que j'ai éprouvée lorsque M. Kircbhoff m'a rendu témoin, pour la première fois, dans son laboratoire, de ce magnifique spectacle.

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44 CHAPITRE n.

lEeMure de l'écartement des raies. — La vis mi-

cromélrique h représentée en avant de la lunette B dans la^^. I, PL /, sert à mesurer Técartement respectif de deux raies très-voisines, et ainsi de proche en proche la distance des raies du spectre les plus éloignées les unes des autres. Le filet de la vis w est égal à \ millimètre, le tambour m est divisé en 5o parties égales, de -telle sorte qu'on peut évaluer sûrement un centième de millimètre. Dans Tintérieur de Tocuiaire de la lunette B, se trouve un réticule dont les fils font avec les raies obscures un angle de 4^ degrés. Supposons pour fixer les idées quMl s'agisse d'évaluer la distance qui sépare les deux raies qui constituent ce qu'on nomme la raie D. On amènera d'abord ces raies au milieu du champ de la lunette ; puis on placera le point d'intersection des fils sur la raie de gauche, par exemple ; on lira sur le tambour la position occupée par cette raie, puis, à l'aide de la vis A, on amènera l'intersection des fils sur la seconde raie ; on lira le déplacement nécessité pour obleni/ cette nouvelle coïncidence, et l'on aura ainsi, à un centième de millimètre près, la distance qui sépajre les deux raies. C'est le procédé que M. Kirchhoff a employé pour dessiner le spectre.

V." — Spectres électriques des corps simples. — Disposition des appareils.

J'ai indiqué dans le premier Chapitre les principaux caractères des spectres des métaux que l'on peut étudier aisément à l'aide du spectroscope horizontal et des sources de lumière dont j'ai parlé. Il ma reste à décrire les appareils qui permettent d'observer les spectres des éléments qui ne donnent pas de spectre dans les conditions précédemment décrites, mais qui en fournissent de très-brillants sous l'influence de l'étincelle d'induction.

Le spectre de l'étincelle électrique a été étudié pour la première fois par Fraûnhofer qui y a constaté l'existence de plusieurs raies brillantes; Wheatstone dès *835, Masson, Àngstrom, Van der Willigen et Plûcker, ont publié d'impor-

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tantes recherches sur les spectres électriques. Wheatstone a découvert que le spectre varie avec la "nature des électrodes. Masson a bien étudié et dessiné le spectre électrique d'un grand nombre de métaux. Àngstrôm a trouvé que les raies brillantes de Tétincelle appartiennent à deux classes, les unes dépendant du gaz que traverse Tétincelle, les autres des métaux qui servent d'électrodes. M. Plûcker, soit seul, soit en collaboration avec M. Geissler et tout récemment avec M. Hittorff, a étudié les spectres des gaz raréfiés dans les tubes qui portent le nom de leur ingénieux inventeur; il a mesuré la position des raies brillantes ainsi produites et indiqué la coïncidence de quelques-unes d'entre elles, notamment de certaines raies de l'hydrogène avec des raies solaires. Masson, en i852, a rendu l'étude du spectre électrique beaucoup plus facile, en substituant la bobine de Ruhmkorff à la machine ordinaire employée par les physiciens qui l'ont précédé. M. Foucault a exaifiiné les spectres de l'arc électrique éclatant entre deux cônes de charbon et ceux de divers métaux ; il a appelé l'attention sur le grand éclat que présentent certaines raies des métaux et spécialement la raie verte si remarquable de l'argent. Enfin M. Kirchhoff, par les remarquables travaux qui ont eu dans ces dernières années un si grand retentissement dans le monde savant, a relié les recherches de ses devanciers aux siennes propres, et par la théorie qu'il a proposée, donné aux anciennes expériences faites sur ce sujet une valeur qu'elles ne pouvaient avoir tant qu'elles n'ont constitué que des faits épars et qui n'avaient pas reçu d'explication.

Il reste sans doute beaucoup à faire encore dans la voie si briHamment ouverte par les travaux du savant physicien de Heidelberg, et c'est pour cela même qu'il est important de savoir bien se servir des appareils avec lesquels on peut continuer une étude si pleine d'intérêt.

Les corps simples dont M. Kirchhoff a jusqu'ici fait connaître les spectres électriques et dont il a cherché à constater la présence dans l'atmosphère solaire, comme je l'indiquerai plus loin, sont au nombre de trente-deux.

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Ce sont les éléments suivant^:

i . Sodium.

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