RÈGLES GÉNÉRALES POUR L*AMÉTROPIE
Elles se réduisent à quelques propositions fond amentales que je répète en terminant.
« L'impropriété au service ne peut être attribuée à « un état amblyopique qu'aux conditions suivantes : « il faut qu'il arrive à un certain degré, qu'il soit posi- « tif, et non susceptible de correction ou de guérison.
« Ce degré a été expérimentalement fixé à 1/4 pour « Toeil droit et 1/12 pour l'œil gauche dans l'armée» « Pour ses inscrits, la marine a dû élever ce chiffre « à 2/5.
« La constatation d'une anomalie de la réfraction « suffit a expliquer son existence : on dit alors l'am- « bliopie fausse ou réfractionnelle.
« Il n'est pas besoin d'une autre constatation pour « l'hypermétropie et l'astigmatisme qui, avec pareille « acuité, ne peuvent être suffisamment corrigées. « Pour la myopie, ilfauten outre déterminer le degré: « il ne peut être au-dessus de 1/6, à moins de compli-^ « cations, pour les soldats et pour les hommes du « recrutement de la marine.
« Quant aux marins qui ne peuvent porter lunettes,. « et pour lesquels, par suite, toute correction est im- « possible même pour la myopie, on peut s'arrêter à « une formule plus générale encore : Est Impropre « au service de la marine, tout inscrit, c]iej{ lequel une « amétropie manifeste quelle qu'elle soit abaisse Vacuité
« au-dessous J^ 2/5. »
Note I. — Comme il sera question à chaque page de ce chapitre des notations diverses qui désignent le degré des amétropies soit en pouces, et sous forme de
fractions ( ^ j soit en dioptries et sous forme de chiffres
entiers et décimaux (N dioptrie), il sera utile d'en donner tout d'abord l'explication.
La force ou la puissance réfringente d'une lentille est inversement proportionnelle à son rayon de courbure, plus ce rayon est court, plus le foyer est rapproché, plus aussi elle est puissante et réciproquement.
Or, dans l'ancien système, les verres de nos boîtes étaient numérotés par pouces, celui dontle foyer était à I pouce était pris pour unité, et sa force réfringente était égale à i. Ceux qui suivaient, n°* 2, 3, 10, 15 ayant leur foyer à 2, 3, 10, 15 pouces, étaientdonc plus faibles
de --, etc., et Tamétropie qu'elles corrigeaient et à
laquelle elles servaient de mesure, comparée à celle qui eût été corrigée par le verre n° i étant plus faible que celle-ci, devait être représentée par une fraction, d'où les formules :
Mou H = -- -.
Dans le nouveau système métrique, c'est la lentille dont le foyer est à i mètre, ou 100 centimètres, qui est l'unité; sa force réfringente est égale à i dioptrie. Si le rayon de courbure augmente, et par suite le foyer se rapproche de manière à ne plus être qu'à o^ijo, o™,25, o'",i2, etc.. sa force augmentera progressivement de manière à devenir 2, 4, 8 fois plus grande,
NOTES EXPLICATIVES lai
îst-à-dire égale à a, 4, 8 dioptries, etc., et le degré ! Tamétropie sera représenté par les mêmes chiffres