APPLICATION AUX SPÉCIALITÉS DE LA MARINE
1 obstacle au recrutement, ce qui ne se présen-
rait pas très vraisemblablement (i).
3** Catégorie exigeant une grande supériorité de la
1 2 à I ^ sion VR = ^ et V intégrité du sens chromatique
Ch = — . — Il est enfin, d'autres professions pour les-
uelles la portée, de la vue doit encore être supérieure, e sont à bord les timoniers, les pilotes, tous ceux ui doivent remplir les fonctions de vigie et à terre es guetteurs de sémaphore. Je me range ici complèement à Tavis du docteur Maurel, et je formule avec uices deux propositions que je complète.
« Pour les pilotes et les guetteurs, on ne saurait dmèttre une vue moyenne inférieure à 13 mètres
oit'-l.
« Pour les timonniers, elle doit être de 12 mètres
insi que pour tout homme gabier ou matelot qui est
1 2 ppelé à remplir les fonctions de vigie, soit — . »
Il ne saurait suffire aux hommes qui peuvent se raner dans cette troisième catégorie de jouir d'une acuité ipérieure, il faut encore qu'ils puissent distinguer à istance les couleurs. A bord tout homme depuis officier jusqu'au timonier qui doit veiller à la marche : à la sûreté du navire doit à la fois posséder et acuité pour la lumière et l'acuité chromatique. De
(1} L'instruction ministérielle du 23 mars 1888, exige pour le canonnier uno i normale et accorde pour le fusilier une tolérance de 3/5 pour l'œil ttch3 avjc V = 1 pour l'œil droit.
la fausse interprétation d'un signal, d'un feu, dun pavillon, peuvent dépendre la bonne ou la mauvaise exécution d'une manœuvre, et, ce qui est autrement grave, le sort du navire et de tous ceux qu'il porte. A ce point de vue, on pourrait dire avec le docteur Favre, que le daltonisme qui peut amener cette erreur est un péril social.
Du DALTONISME. — L'importance de ce sujet m'oblige, avant de formuler les desiderata d'un examen spécial, à vous donner quelques notions succinctes surTachromatopsie en rapport avec la profession maritime, et je ne peux qu'être heureux d'avoir à vous signaler eijtre autres travaux que j'aurais à vous résumer, l'excellente étude que notre confrère le docteur Féris a publiée dans les Archhes de médecine navale de
Nous possédons presque tous la faculté de distinguer les couleurs et les nuances qu'engendrent leurs combinaisons. Tous, sans doute, nous n'avons pas la même finesse, et de même que telle oreille peut distinguer le son de deux diapasons qui donnent l'un I 200 vibrations et l'autre i 201, de même il est des privilégiés qui peuvent distinguer des nuances variant à l'infini, tandis que d'autres y sont plus ou moins insensibles. Mais entre celui qui peut connaître les 14420 tons existant d'après Chevreul ou les 18000 nuances qu'on a comptées dans les peintures du Vatican, et cet autre qui, frappé d'une véritable cécité pour les couleurs, voit tout dans la nature comme en grisaille, ne peut distinguer un tableau d'une photographie, il est une foule de degrés.