MARINE — ÉCOLE NAVALE 3I
2* Epreuve. — Acuité visuelle des deux yeux. Vision binoculaire, — Le masqueest déposé sur la chaise et on adresse à Texaminé l'invitation suivante :
ligne horizontale de droite à gauche ou de gauche à droite, N*"
Lisez la ( ou
ligne verticale de haut en bas oti de bas en haut, N°
Pour se conformer à cette invitation, le candidat doit d'abord chercher et trouver le chiffre indiqué qui est vert ou rouge, et lire ensuite les lettres de la ligne qui lui correspond ; il témoigne ainsi de son aptitude à voir les couleurs et les caractères sous un angle déterminé.
L'expérience est faite sur deux lignes de couleurs différentes.
A. — Ceux qui sans hésitation désignent couramment toutes les lettres peuvent être considérés comme possédant l'acuité visuelle et chromatique exigée.
B. — Ceux qui hésitent, cherchent le chiffre, ne le trouvent pas ou se trompent, mais qui, remis dans la voie par le médecin, lisent couramment les lettres, ont une acuité générale suffisante, mais doivent être soupçonnés de n'avoir qu'une acuité imparfaite pour les couleurs.
Ces deux catégories seront soumises aux épreuves daltoniques d'appellation et de reconnaissance des couleurs, et à l'épreuve de confusion.
C. — Ceux qui hésitent, se trompent non seulement pour la recherche du chiffre, mais aussi pour la lecture de 18 lettres sur 24, ont une acuité insuffisante.
Quelle qu'en soit la cause, ils sont déclarés impropres.
3* Épreuve, — Examen chromatique des deux yeux, —
L'examen du sens chromatique, d'une importance si
3l6 DISPOSITIONS RÉGLEMENTAIRES
capitale pour les officiers de marine et pour certaines catégories de marins, ne peut être soumis à des règles aussi nettes et pour ainsi dire aussi mathématiques» que celles sur lesquelles est basé Texamen de Tacuité visuelle, tant sont différents les résultats suivant Téclairagei la couleur, la nuance, la distance. Quelques détails de plus sont donc nécessaires.
Il faut que le candidat prouve :
1° Qu'il reconnaît les couleurs à une certaine distance et sous leurs dimensions minimum pour cette distance, avec le bénéfice pourtant de la réductiende V = 2/5;
2° Qu'il sait leur appliquer les dénominations usuelles;
3° Qu'il ne commet aucune confusion entre elles.
De là, trois épreuves : la première à' acuité^ la deuxième à! appellation ^ la troisième de confusion. Les deux premières à la lumière artificielle, une par réflexion, l'autre par transmission et dans des conditions analogues à celles où se trouve le marin, la nuit; la dernière, au grand jour.
A. Première épreuve d^ acuité chromatique, — Elle a déjà été faite : la réponse à l'invitation de lire, à 2 mètres, telle et telle ligne d'un numéro vert et d'un numéro rouge, a permis de constater le degré d'acuité chromatique, acceptable pour le service, des deux couleurs fondamentales, dont l'appréciation incomplète ou nulle constitue presque toujours la dyschromatopsie ou l'achromatopsie. Mais cette constatation ne suffit pas. La lecture muette que l'examiné a dû faire prouve bien qu'il a vu à 2 mètres, le numéro vert et le numéro rouge, mais non qu'il les a vus en tant que vert et rouge, plutôt que comme simples surfaces lumineuses.
Il faut donc une deuxième épreuve complémentaire, soit en lui faisant dénommer ces couleurs à la