Instruction sanitaire contre le cholera-morbus
Pour répondre au désir de plusieurs médecins distingués de la capitale, je viens communiquer au public ma manière de traiter le choléra. Je ne ferai que donner fidèlement le résultat de mes expériences , en désirant que le succès de ma méthode soit ici aussi satisfaisant qu’il l’a été en Hongrie ma patrie , où j’ai eu le bonheur de sauver un nombre considérable de malades.
Sans vouloir donner une description toùtà-fait détaillée des symptômes du choléra ,'qui, au reste, sont maintenant assez connus des médecins , je crois cependant nécessaire de faire quelques remarques sur l’ordre et la marche que suivent ces symjitômes , puisque c’est sur cette marche que je base le traitement de cette cruelle maladie.
Le choléra est une maladie qui , ordinaire-
ment ( à très-peu de cas d’exception près ) , après des symptômes précurseurs de malaise, commence par le dévoiement , par le vondssement, par le dévoiement et le 'vomissement à la fois , ou, dans l’absence de ces accidents, par des spasmes subits.
Il est facile , d’après cela , de .comprendre que cette maladie , offrant un grand nombre de variétés , il serait insensé de vouloir lui trouver un remède universel. Il est réellement très-rare de rencontrer deux cas de choléra toutà-fait semblables. Exiger donc de la médecine un seul et même remède applicable et salutaire à tous les cas serait une absurde prétention ; l’ignorance et le charlatanisme oseraient seuls en flatter la crédulité.