‹ Instruction sanitaire contre le cholera-morbusChapitre 3 sur 3 · IV. Choléra sec (Choiera sicca · texte numérisé non relu

IV. Choléra sec (Choiera sicca

Dans les cas où le après de vains

efforts pour vomir, est subitement saisi de crampes, où son nombril est rentre et enfonce, qu’accablé de douleur, il replie ses genoux jusqu’à la poitrine, qu’il crie et gémit; quand lipécacuana qu’on lui administre ne fait plus du tout , ou ne produit qu’imparfaitement son effet, que les crampes augmentent continuellement, que la figure devient bleuâtre, que la poitrine est oppressée, que la respiration devient de plus en plus pénible, que la voix s’éteint, que les yeux deviennent ternes, il faut alors , sans perdre de temps , appliquer sur le ventre, depuis les parties génitales jusqu’au thorax , des cataplasmes bien chauds faits de farine de moutarde et de vinaigre. Pour leur donner encore plus de force, on y ajoute du raifort (rad. armorac. ).

Il faut aussi, sans perdre de temps, administrer des frictions sur les extrémités. Si de suite on n’aperçoit pas des effets manifestement salutaires, il faut le plus promptement

possible mettre le malade dans uu bain alcalin très-chaud, dans lequel on jettera un peu de chaux vive.

( ly- )

Oji couvrira ensuite soigneusement le malade dans sa baignoire juscju’au cou, de manière que la tête reste libre. Bientôt on verra les heureux résultats des soins qu’on aura donnés. La roideur des membres dimimie, la peau se ramollit et reprend son élasticité; la fixité du regard se dissipe, l’œil redevient clair et transparent, et le malheureux, arraché à la mort, renaît bientôt à une nouvelle vie.

Paris, le 5 avril i832.

D" BOTII.

IMPRIMBHlE DE FIRMIN BIDOT FRhUhS,

RWR JACOB, N® 24

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