‹ Instruction sur l'histoire de France: augmentée et continuée jusqu'au règne de Charles X; etChapitre 1 sur 30 · PAR DEMANDES ET PAR RÉPONSES · texte numérisé non relu

PAR DEMANDES ET PAR RÉPONSES

Demande. Qu'est-ce que Thistoire?

RÉPONSE. V/iisioire est le rëcit véritable des événements dignes de mémoire. Elle nous est utile en ce qu'elle nous tient lieu d'expérience par la connaissance qrfdle nous donne des hommes, de ce cju'ils oiic'fait de bien, pour le suivre , et (ïê çp cfà-jls pût fait de mal ,

pour l'éviter. '*V- ,V.\ *

D. Quelle est rhisTôVre^ ^tfâl îious importe le plus de savoir ? ..-

R. C'est celle de notrô'ïialîoîi, pai^e qu'elle a plus de liaison avec les 6l*oses quvèë passent parmi nous , qu'elle nous touche de plus près , et qu'il est plus honteux de l'ignorer.

D. Que doit-on d'abord remarquer, en étudiant l'histoire d'une nation ?

A. Od doit observer son origine et son gouvernement.

L'origine d'nne nation compTend le lieu d'où elle est sortie, et le temps où elle a commencé à paraître. Son gous^ernement comprend la constitution de Tëtat.

Les Francs ou Français son t sortis de TAllemagne, qui s'appelait autrefois Germanie. Le gouvernement est monarchique. Le royaume de France a été fondé Tan 420 de Tère vulgaire. Bossuet prétend que le nom de Francs dérive de Tamour de ces peuples pour la lil^erté.

p. Combien la France a-t-elle eu de rois ou monarques ?

jR. Elle en.^^ eu soixante et dix, qu'on partage en tr4$}|^*«races ou dynasties. La première race , èiXerdtsj^Af^POjyingiens y tire son nom de 3/<eHf()ëeV'troiSièhie roi de France.

Elle renferme vil)!g^4*^f souverains.

La secofidie ,' ^\ié:à^i^%£arlovingiens , a reçu son nom 4eti^^A^3^^/^?^^/^^ , qui en fut le second roi^^Èlle compte treize monarques.

La troisième, dite des Capétiens j doit son nom à Hugues Capet^ qui en a été le premier roi. Elle renferme trente-cinq souverains.

D. Les filles des rois de France peuventelles succéder à leur père ?

R. Non : et de là vient cette expression consacrée par son ancienneté, que la couronne de France ne peut tomber en quenouille. On croit communément que c'est la loi Salique qui le défend. Mais cette loi ne règle pas ex« pressément le droit de succession au trâne^ elle porte seulement que , par rappott à la terre salique ^ les femmes n'ont nulle part à H héritage: ce qui ne regarde point la maison royale en particulier; car on appelait généralement terres saliques toutes celles qu'on tenait du droit de conquête. Mais on en a conclu qu'à plus forte raison les femmes étaient exdues de la succession à la royauté, qui est le plus noble de touts les biens. Un long usage, soutenu par les principes de la nation, s*esl changé en loi de Tétat.

On attribue l'institution dé J4 loi Salique à Pbaramond. D'autres a:û)eUts prétendent qu'elle fut rédigé(

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