‹ Instructions chrétiennes pour les jeunes gens [microforme]Chapitre 10 sur 97 · F INSTRUCTIONS · texte numérisé non relu

F INSTRUCTIONS

‘En quelque état, en quelque. âge que vous:soyéz, oubliez jamais que Dieu vous commande de les honorer: Si vous le faites, soyez assuré que Dieu “ous récompensera, et qu’il bénira votre famille. ‘Au contraire (je vous le répète), si vous donnez du chagrin à vos père et mère, si vous leur êtes dur et méchant, si vous les abandorinez, tôt ou tai Dieu vous punira dans votre personne ou dans vos enfants, : Lisez l’exemple suivant, et profitez des instructions importantes qu’il renferme.

EXLE:TPLE.

Une dame de qualité, veuve, nommée, Alexandrine, ‘avait deux fils. L’aîné, qui n’avait que dix ans, commençait déjà à dire de petites impertimences, des paroles sales et des jurements. Sa mère le reprit, et lui dit : ‘“ Quoi, mon fils, vous “tenez de pareils discours en ma présence !, Est- ‘“ moi qui vous ai appris à parler de la sorte ? et “ quand même je serais assez malheureuse pour “ dire de telles paroles, vous ne devriez jamais les ‘“ prononcer. Apprenez que de tels discours ne “ conviennent qu’à des misérables, à des esprits ‘ mal faits, à des enfants sans éducation et sans “ honneur.?? AELS L'enfant profita de cet avertissement, et n’osa jamais plus dire aucune mauvaise parole en pré- | sence de sa mère ; mais il continuait d’en dire avec ses petits compagnons. La mère en fat avertie, et dit à son fils: Vous ne dites plus de mauvaises paroles en ma présence, mais vous:

dites devant les autres, et vous n’avez pas de honte de les scandaliser, : Eh quoi! mon fils, vous perdez donc la crainte de. Dieu! Ne savez-vous pas ique

OUR" 62, de dede que Dieu tre famille.

donnez du ur êtes dur tôt ou tard ju dans vos profitez des

née, Aleæanvait que dix es impertiments. Sa on fils, vous sence !, Est- » la sorte ? et ureuse pour :z jamais les discours ne des esprits ation et sans

ent, et n’o8a

ait d’en dire ère en fut dites plus de ais vous en bas de hônte vous perdez

ous pas que

arole en pré- |

Dieu vous entend et vons voit, partout? Vous n’osez parler mal devant moi, et vous l’osez devant Dieu ! Sachez quevous devez craindre Dieu plus que moi: ilest votre créateur, votre premier père, votre juge : il vaudrait mieux, dire cent mauvaises paroles devant moi, que d’en dire une en la présence de Dieu. Changez de conduite, mon: fils; car J'aimerais mieux vous voir mort à mes pieds, que. de vous voir vivre dans une telle habitude ; et je vous défrnds. de ne jamais plus fréquenter les compagnous qui vous ont appris à parler de la sorte... ;,

Ces paroles firent une telle impression dans l’esprit de cet enfant, qu’il se corrigea,.et;fut toujours soumis à sa mère. Dieu récompensa.sa soumission: étant en âge, ilentra en religion, où il fit de grands progrès dans les sciences et dans la vertu. à HIT ES

Le second fils d’Alexandrine ne. fut. pas: d’un si bon naturel que aîné: mais il ne es pas d’être plus aimé de sa mère (car il arrive souvent que les pères etles mères s’aveuglent, et.qu’ils aiment plus un enfant vicieux. que les autres) Alexandrine reprenait son fils ; mais il se moquait de tous ses avis, et fréquentait, malgré elle, de jeunes libertins qui lui gâtaient l’esprit, ne lui parlaient que de divertissements et de plaisirs, et ne lui inspiraient que du dégoût pour le travail,

Let du mépris pour sa mère,

De pareilles conversations pervertirent tellement le cœur de ce jeune homme, qu’il perdit enfin tout respect pour sa mère, s’abandonna à la débauche, à l’impureté ét aux jeux. La mère en; pleurait, et l’avertissait ; mais ce n’était pas assez, il aurait fallu le corriger sévèrement quand il était temps...

Ce jeune homme, malgré la défense de sa mère,

a V3 ANSCRUCTIONS.

fréquentait ane jeune fille qui l’attirait, et qui ne jai conveñait pas. Ilse maria avee elle, fit même

an procès à Alexandrine, sa mère, pour jouir du we bien de feu son père; mais il n’en jouit pas longe à témps. Etant un jour allé à la promenade avec de sa nouvelle épouse, il fit un faux pas, se laissa at tomber à la porte de la ville, et fut écrasé sous les fa foues d’un carrosse qui passait. La nouvelle en. pa fat d’abord portée à la mère. Ah mon Dieu do s'écria-t-elle, voilà la punition des désobéissances il

de mon fils, et des chagrins qu’il m'a causés. Je nes demande, au moins, au Seigneur que cet enfant di misérable aît le temps de se reconnaître, et de rentrer

dans la'oyüce de Dieu. Cette mère éplorée courut S sers son fils. : À peine fut-elle arrivée, qu’il expiré o

entre ses bras, sans parole, sans confession et sans sacrements.

‘N'oubliez jamais cet exemple ; et souvenezvous que si vous donnez du chagrin à vos père et mère, tôt ou tard il vous arrivera quelque accident funeste. Celui-là est maudit de Dieu, dit l’Ecrie ture, qui chagrine sa mère.

Page 1