SUITE DU MÊME SUJET
Du respect dû à ses père et mère, aux maîlres et aux maîtresses.
1 Prenez garde de causer de l'inquiétude à vos père et mère et à vos maîtres dans ce qu'ils vous défendent, ou dans ce qu’ils vous commandent pour le règlement de vos mœurs. Ils sont telle: ment chargés de votre âme, tellement obligés de veiller sur votre conduite et votre instruction, que, si vous vivez mal par leur faute, ils en sont respon-. sables à Dieu. Q A9 "Vos père et mère, de même que vos maitres et vos maitresses, sont donc obligés en conscience de: vous défendre les occasions du péché, les veillées: dangereuses, les fréquentations des cabarets et des
rsonnes de différent sexe, les. bals, les danses, ’assiduité aux jeux. S'ils étaient négligents jus: qu’à ce point que de vous laisser. vivre à votre liberté, vous ne laisseriez pas que d’exposer votre: conscience en vous trouvant dans ces occasions mais, quand ils vous les défendent, vous faites un péché bien plus énorme en leur désobéissant'en ce: point. | | EST 20V :1Vos mères, filles: chétiénnes, et vos maîtresses, aussi bien que vos: pères:et vos maîtres, sont de: même obligés de na dre votre conduite et sur [vos démarches; de prendre garde que vous'soyez toujours r dés avec modestie, décemment cou-
vertes ; d'empêcher vos vanités, vos conversations moudaines et vos intrigues. Si votre pète et vatse mère ne vous le défendent pas, il pèchent ; vous péchez vous-mêmes si vous faites ces choses. Mais, uand ils vous le défendent, votre péché, par votre ésobéissance, en est plus grand. | Bien plus (remarquez Cet avis, jeunes gens), vous devez tellement respecter les commandements de ceux qui sont chargés de votre éducation, que, quand même vous ne feriez aucun mal avec les personnes que vous. fréquentez, vons ne laisseriez pas que de pêcher en les fréquentant quand 09 vous l’a défendu ; parce que la défense de vos père et'mère, ou de vos maîtres, quand elle est légitime, est pour vous un commandement de Dien même, Si vos père et mère vous donnent mauvais exemple par leurs paroles, par: leur luxe, par leurs vanités, par leurs débauches et par leurs impiétés, ou par leurs larcins et leurs colères, ils sont criminéls ; et gardez-vous bien de les iraiter, S'ils vous maudissent, et s'ils vous. mal édifient, malheur à eux ! Il vaudrait mieux pour un: père et une mère: qu'ils fussent précipités au fond de la mer, que de. -scandaliser ainsi leurs enfants. | Mais aussi malheur à vous si vous: vivez comma; -enx,.et si vous les imitez dans leurs vices! S’ile: se damnent, ne. vous damnez pas: vous-mêmes.
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Priez tons les jours pour eux: vous ne pouves: | ‘exercer une. plus: grande charité que-d'ofiir À Diem, ‘vos prières et vos bonnes œuvres pour leur cons; version, Prenez garde de jamais les:scändaliser : malieur à vous.si vous contribuez à leur colère et à. leur dunetion par votre: indocilité ét votrs:
HI. N'oubliez pas, jeunes gens, que votre pèse:
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et votre mère'ont droit dé vous corriger; ils y soût même obligés quand vous le méritez. Si une légère correction re. suffit pas, ils doivent ‘en ‘emloyerune plus forte, Il est même quelquefois douable aux parents de faire enfermer dans uñe prison, dans une maison de force, un enfant indocile et vicieux. Si vos parents vous ‘corrigent quand vous l'avez mérité, vous devez les aimer avec plus d’affection : ils ne vous corrigent que pour votre bien, et pour vous rendre sages, Si vous n’avez pas mérité cette correction, souffrez-la avec patience, en vous souvenant que vos péchés en méritent bien davantage, et que J.-C. a souffert, sans se plaindre, la croix et la mort, quoiqu’il fût innocent. .i
IV. Ne dérobez rien à vos parents : Celui, dit ke Saint-Esprit, qui dérobe à ses père et mère, et qui dit qu'il n’y a point de mal, est'parlivipant et coupab.e d'homicide. Si vous dérobez pour la vanité, pour la débauche, pour le jeu, votre péché en est plus énorme. ‘
V. Gardez-vous bien de ne jarmaïs mal parler de vos père et mère, ou de vos maitres. Ne vous plaiygnez jamais de votre beau-pète ni de votré belle-mère ; supportez avec charité et en vue de Dieu leurs mauvaises humeurs, leurs imperfettions ; ne parlez point de leurs défauts, ni des disgrâces qu’ils vous font souffrir, Si l’on vous donne quelques chagrins, ayez patience : J.-C. en a bien ge souffert de la part les Juifs. : Regarderiez
us comme un malheur pour vous'de souffrh quelque chose pour $on amour ?
En ün mot, aimez, respectez, assistez vos père etmère; obéissez-leur, et consultez-les dans vos entreprises, surtout pour le choix de votre vocation.