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IL ny a personne qui n ’estime la vertu; mais ily en a peu qui s’empressent de l’acquérix. Pour lac: érir, il faut la connaître, et discerner la. véritable : qe scernement que tous ne font pas, On voudrait être vertueux, et souvent on ne, sait ce que c’est que vertu, parce que chacun s: en forme une idée selon son inelination. Les : uns : s’imaginent qu a st vértueux quand On n’est pas vicieux et méchant es autres id Cons ster | a. Ex ibstenir.
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veulent pas prendre la peine de les remarquer. D’autres enfin croient avoir de la vertu, parce qu’ils pratiquent certaines actions extérieures de piété, tandis qu’ils négligent l’intérieur de leur conscience et les devoirs de leur état. Les uns et les autres sont dans J’erreür, ét sont d’autant plus à plaindre,
ue, croyant être dans le chemin du ciel, ils sont she le chemin de la perdition. 1! y a une voie, dit le sage, quê semble droite à l’homme, dont les extrémités conduisent à la mort.
La vertu, mon fils, ne dépend pas de l’idée: des hommes; c’est de Dieu qu’il en faut prendre la règle, parce qu’il n’y a que lui qui puisse prescrire comme il veut être servi. Ecoutez ce qu’il dit luimême dans les divines Ecritures ; il vous apprendra que la sagesse et la vertu consistent à craindre Dieu, et à fuir ce qu’il: lui déplait. Le Tout-Puissant, dit Job, a enseigné à l’homme que la crainte de Dieu est la vérilable sagesse, et que la parfaite intelligence est dans celui qui s'éloigne: du péché. Celui qui craint le Seigneur est donc véritablement sage'et vertueux.
Craignez Dieu, dit le Saint-Esprit, ef observez $es commandements, car cela est tout l’homme, c’éstà-dire tout le devoir, toute la vertu, toute la perféetion et tout le bonheur de l’homme : c’est pour cela qu’il est né; voilà sa fin en cette vie, et ce qui Ye conduit à sa véritable félicité. (C’est pourquoi a ‘erdinte de Dieèu est appelée dans lEcrituré, tantôt le commencement de l’amour divin, tantôt le commencement de la sagesse, tantôt, la sagesse méme, la plénilude et la couronne de la sagesse. IT." Cetté crainte de Dieu n’est pas celle qui est ou servile, c’est-à-dire qui craint la peine vans détester le péché ; mais elle est cette crainte
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