CHAPITRE XV
De la médisance et de la calumuie.
I. Mévime, c’est faire connaître un défaut ou une faute du prochain, capable de nuire à sa réputation, Si le mal qu’on dit du prochain est faux, c’est calomnie ; si le mal qu’on dit est vrai, et si ce mal n’est pas connu, c’est médisance, quand on le fait connaïître sans raison légitime ; tandis que la faute d’autrui est secrète, c’est lui faire injure
que de la faire connaître à ceux qu#me la savent
point ; et quand même elle serait publique, c’est ordinairement manquer de charité que. d’en parler. Les jeunes gens doivent d’autant plus.craindre ce vice, que peu de personnes en sont exemptes : et, ce qui est déplorable, souvent même des gens éclairés n’en font aucun scrupule, On tombe dans ce péché en plusieurs manières, et très-souvent sans attention, parce. qu’on ne veille pas sur soimême. de 1°: On y tombe lursqu’on dit positivement du mal d’autrui, ainsi que nous venons de l'expliquer. 20 Lorsqu'on exagère, qu’on augmente : uñe