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chose qui est déjà connue, et qu’on en fait conmaître plus que les autres n’en savent, PRIE
89+ Lorsqu'on tourne en ridicule la çonduite, les manières ou la famille d’autrui; lorsqu'on donne un mauvais sens à ce qu’il dit et à ce qu’il fait, et, ce # est bien plus criminel, lorsqu’on interprête mal ses bonnes intentions et ses bonnes œuvres, ou qu’on en diminue l’estime. Combien de gens
ui passent pour vertueux tombent dans cette
aute, et n’y prennent même pas garde, parce que l'envie les aveugle. à
40 On peut même par silenee tomber dans la médisance. Voici le cas:on loue en votre présence une à dar qu’on sait être connue de vous, et vous ne dites rien, ou vous ne la louez que faiblement; votre silence ct votre affectation ont penser qu’il ÿ a quelque chose sur le compte dé cette personne dont vous carhez Îles bonnes qualités, Un silence qui serait plus marqué serait vnoore plus criminel : par exemple, si j’os@is parler, l'aurais bien des choses à dire sur le compte de cette MEYSUNNE ; MES) ges ne pas blesser la charilé, je %eux me taire. Un tel discours est une médisance los plus malignes, qui fait penser d'autrui plus de tal qu’il n’y én a. je . © 8e, D'autres médisent par compassion: Wous ne savez pas, disent-ils ; ah / que! dommage ! ‘quel ‘malheur ! de si honnétes gens ! une fille si sage:! ‘ne servante si fidèle ! l'auriez-vous eru ? ‘telle . Ghose'est arrivée. Une pareille médisance, fûüt-elle “Rortie d’une bouche dévote, est, dit saint François de Sales, comme un trait envenimé qu’on trempe dans lhaile; afin qu’il passe plus avant.
‘Ge Enfin un geste, un souris, un was, un coup . le tête; un petit air de mépris ou de dédain, un
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soi mot:eh purlant d'autrui, suliserit pour en faire om A tin ponte ne. vaudrait, ot pour porter coup
M Le: je nr et le. motif de le médisanoe n’est le:kiôrne dans tous : les uns médisent par pars Les, pér haitie, par sr Pi po rs 2 pes et sr : nt a s-aûtres, indisorétion, reté d’es et par une Éoilité de dire Fou ce qu’ils ir:
Quoique les prerniers soient les plus criminels, les secotids tie sotit pas sans. péché, puisqu'ils sévin Sént-épalement la réputation d'autrui.
Il faut cependant remarquer que ce n’est rhédisañice dé découvrir an vice ou un défaut d'autruf, lorepie v’est pour le bien de Pétat, pout Yhontiéur dé l& religion, pour l'édification Fes ättrea; où pour l'avantage de celai de qui on parlé; où potit empêcher qu’il né nuise à d’autres, pourvu | qu’on wèn parle qu’à des pursvhnes rcitenies dl : a
puissent ÿ à er rémède ; c’est même e dei parlér dé ld sorte, et quelquefois il ÿ a obli:
#ation: Ué séraif une charité écrupuleuse et mal tégiéé que de ménager mal à propos la réputation un hornme de mauvaise {oi Fat d’un mélees re À ést préjudiciable au publie.
Si lé médisañce est légère et de pet dé Ste es : eHé n’est que péché véniel; rhais:là médisanéé en matière de cobséquencé ést uà nee considérable. Vous jugèrez de son énorpat les vértus qu’elle combat: elle est cuit mere ë lu justice, à la charité, à la prüdenes ét à
15 vd médisancé ébt uni hé d'injustice, paroe pts mg et la raison PR anduit dé faire ton Or, ne faites-vous pus toit à ceux: qui
96 à à vr AMSERUOTIGNS: :; 0):
vous récontent: médire; : grise vous les scandes lisez, s'ils consentent à votre médisance ?.. Ne faites-vous pas tort à la personne. de qui: vons PA RREEE vins lui ôtez sa réputation? : Quoirique ‘fait une faute, et qu’elle ait plusieurs
fauts, elle ne laisse pas d’avoir droit à sa répu-
tation ;.et, lorsque, par la médisance, vous, lui êtes
sette réputation, vous lui faites plus de tort que si vois:lui enleviez une partie de son bien, puisque la réputation, selon la parole.du Sage, est un bie plus précieux que les richesses ; d’où il suit quel médisance est de soi, toute proportion gardée, .un plus grand péché que le larcin; re j:120r!, Le médisant ne blesse pas seulement la'justice, il:blesse. encore la plus nécessaire de toutes les vertus, qui.est la charité, parce qu’il, fait aux autres ce qu’il ne. voudrait. pas raisonnablement . gu’ondui fit... Jugez-en par vous-même ; vous vous pffensez et vous. êtes piqué jusqu’au vif, lorsqu’a parle mal de vous ; pourquoi donc parlez-vous ma des , autres ?. sont-ils moins sensibles que vous! leur : réputation? Une parole. qu’on . aura dite sur votre:.compte vous. afilige et. vous irrite, et vous comptez pour rien cent.paroles que vous dites sur le compte d’autrui:. n’est-ce, pas une marque .que vous.n’aimez que vous-même ; que. vous n'avez ni amour,ni-charité pour les autres, et.que l’envie, Je,ressentiment ou la prévention vous aveuglent?.. 18 Le médisant .est un homme sans prudence; a'est-un indisoret qui ne peut.modérersa langue, qui parle de.tous sans discernement, et. qui n’épargne rs Ses paroles sont comme autunt..de
hes..qu’il. lance au..hasard,. sans prévoir;les
goups:qu’il porte. Tel est. le caractère de ces parlents. insupportables, .de.ces femmes babillardefe
‘but bin pus D M on PR: + AA A M bent M ob + au LS © ©
les scande e qui. vous ion ? : Quoiit plusieurs t à sa répu-
ous, lui ôtes :
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ment la jusre de toutes ’il, fait aux nnablement ; VOUS Vous
if, fou
ez-vous mA!
que vous !
ura dite sur ite, et vous us dites sur marque .que s ROTPA ni que lenxie, veuglent?.;
s- prudence; Jan 1e; qui i n’épargne autant;
prévoirrles
POUR'LES JEUNES GENS. o7
qui répandent des torrents de paroles, où souvent n’y a pas lombre da bon sens: Les ‘jeune»
gens sujets à ce vice causeront un jour de grands maux, s’ils ne se corrigept. MIE AIO FRA 40. Le médisant est un homme sans Aumilités; c'est an orgueilleux qui ne parle ordinairement des ‘autres que pour les mépriser et pour se faire valoir, et qui s’imagine ne faire paraître sont esprit ét son innocence qu’en abaïissant les autres; c’est ün présomptueux aveugle qui s’estime plus que tous; et qui ne voit pas ce qu’il est . luiimême!"O médisant ! pourquoi vous oubliez-vous ?' Ouvrez les yeux sur vous-même. Ne vous souvenez-vous donc plus de ce que vous êtes? Etes:vous’innocent, vous qui parlez des autres ‘avec si peu de
. Ménagemént? Savez-vous qu’en noircissant [es
autres, ‘vous vous flétrissez’ vous-même ? Ne ré: Marque-t-un pas en effet tous les jours qu’il »y « personne qui ait plus de défauts que ceux qui äiment à parler de ceux d’autrui? ‘L’orgueil, Qui Vous aveugle, vous ‘empêche de voir qu’il y'a peut-être plus à critiquer ‘et à repréndre sur votre compte et sur celui de votre famille; que sur le compte de ceux que vous diffamez,' Pensez à vos désordres et à vos défauts, et ne parlez pasde ceux des'autres: a 13 #PES rer FRS 1, ‘hees ‘ " IV." La’ médisance ‘est plus! ou) moins | grave, selon la qualité, la proximité ‘et::la; dignité de pos de qui‘on parle: :"C’est-'parconséquent
n'plüs grand'péché de faire connaître: les défauts et les vices de ses supérieurs, de son père et de sa mère, de ses beau-père et belle-mère, ou de sa belle-fille, de sa femme et de son mari, de nos frères et de nos autres parents. Je dis que d’en parler mal est un plus grand péché que de parler
mal des autres, parce que nous devons Avoir ples |
de:charité pour eux que pour des étrangers. Si enen Lg cou viande on avis a ist es, ou pour donner un conseil prudent, en ce cas ç@ n’est pas une médisance.
Rien dé plus ordinaire dans le. monde que de.
voir des gens se donner la liberté de parler mal de leurs supérieurs, de leurs pasteurs, des persunnes consacrées à Dieu, des religieux, des évêques, des juges, des princes et des rois, et même des souvefuins pontifes. Où est la religion et la charité ? Ne sait-on pas que de telles médisances sont bien plus énormes que celles qu’on fait d’une personne sans caractère ? N'est-il pas écrit, dit saint Paul: Vous ne parlerez point mal des puissances ? Le Saint Esprit ne vous ordonne-t-il pas; par la bouche du Sage, d’avoir tant de respect pour les rois, qu'il west pas même permis d’en penser mal dans.son cœur ; et d’avoir tant de vénération pour les per sonnes consacrées à Dieu et pour les prêtres, qu’efñ nous àavertissanit de baisser la téte devant les grande du monde, il nous ordonne d’ubaisser noire âme devant les prêtres ? Eh M Vi La calomnie est de toutes les médisances la us énorme ; e’est le vice de celui qui accus ussement, et qui impute aux autres ce qu'il:
; fait. Il faut avoir one basse et bien roiré pour se venger ainsi imposture et le mensonge, Quel criminel plaie de pr æaties per uns satisfaction si maligne et si cruelle!
DATA -teEE=b MD 4 DE
avoir pie angers: ;: à 8 salutai es
en ce CAS cé
nde que de
arler mal de > persunnes vèques, des e des souvela charité ?
es sont bien ne personné saint Paul:
ances ? . Le ar la bouche
es rois, qu’il
ur les pere êtres; qu’ef né les grande noire âme
disances ls qui Accus
8 noireir
droit de violer toutes les
s. ce qui ù ien basse et