‹ Instructions chrétiennes pour les jeunes gens [microforme]Chapitre 29 sur 97 · CHAPITRE XVL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVL

Des querelles, des injures, des apports, des reproches, des railleties. “ii f Bi

& C’esr. la marque d’un mauvais esprit que d’être d’une humeur querelleuse ; 1°- parce que les paroles .injurieuses et les querelles partent d’un mauvais, principe, et.sont la source :de plusieurs

ands désordres. . Elle divisent les amis, brouillent

s parents, troublent la paix du cœur, y portent la:haine et. l'esprit de, vengeance, et produisent souvent la ruine des familles. Elles sont comnié

un feu qu’il est, facile’ d'allumer, mais qu’il’est

difficile; d’éteindre, On ne voit que trop, tous les: jours, de grandes di ces et de: grands malheurs arriver à. l’occasion d’une querelle:et de quelques paroles échappées.dans la.chaleur d’une dispute. :: 12 Les querelles.et-les.:idjnres sont: indignes d’un esprit raisonable, Pourquoi:se.querellest-on ?:

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de qu’oû Pour es bagatelles, pour un r on dt rite. où | trop légèrement, pour tete pue. chrppée jà elques pa: hasard, pour une perte de peu: dé conséquénef. st de vous © quelle folie t pour si peu de chos blesser’ | ues TEpro* paix, rompre la charité, ar re son: mé ét sûi souflert en daliser ses frères! Quel côntentement peation

avoir en vivant avec des gens'qui pou? des minutiés. et des riens, et souvent sans savoir potifquoi, #6 chent, s’irritent, se quérellent, et s’éempôñéet comme des lions ? AS

Mais, après tout; une querelle, üne injté, téparent-elles le mal et le tort qu’on vous à faits? Quelle utilité et quel plaisir retiréz-vous de cés emportements et de ces disputes scandaleusés ? S’emporter de lasorte sans modératiofi, réntlié iqjure pour injure, reproche pour reproche, c’est. avoir péu de sens et de raison; c’est lavèr ünéfache: avec dé l'encre; c'est d’un mal en fit , deux, et pour une faute légère,:en faire sbuvétit: une mortelle. (Un peu de silence, un’ miomeñit de -

js, des railleries.

esprit que patience en ces occasions, arrêteraient'de grafids : rce que maux, et tout serait ent paix. SRE M artent d’un - 8%. Les querelles enfin sont indigne d’un'chré. e plusieurs tien, parce qu'un chrétien doit avoir les'seatif{änts. s. brouillent de Jésus-Christ, qui est le Dieu de‘lx pâft'et'de se y. portent la charité, qui ne s’est jamais plaint, qui ne s'est: produisent jamais querellé, et n’a jamais fait peine à personne: ont comme Le vrai clirétien, à Pexemple de ce divin'maîtte is qu’il'est ne sait ce que: c’est que de dire des injures et des. op; tous les: püroles piquantes à ceux qui l’insultent. Bénisses. s- malheurs jug que dons persécutent, dit Suint Paul, Dénéieeix le-quelques der et ne les maudisses point. : Nerende: à person dispute: mal: pour le mai: : Ne vous verge poin?; malt t: indignes Missez pabeer x colère; et ne vous laïcsts pli relle-+t-on ?: tweinore pdr de rak 2 ETS

..O chrétiens ! que devenez-vous va vous:voé ‘Jivrez à.des ‘excès. de colère et de fureur? Etes: Yous des hommes? êtes-vous des chrétiens?:où utôt..n’êtes-vous pas des monstres, des. bêtes roces ei intraitables? Vous avez une loi de don

geur.et de paix, et vous vous déchirez par dés

paroles d’aigreur, et par de mordantes satires, Ne vous Souvenez-vous plus que vous êtes-tous;les enfants de Dieu et les membres de Jésus-Christ? Ce Dieu sauveur n’a:t-il pas souffert en silence-les ‘injures, les opprobres et les accusations les plus injustes? Quelle part aurez-vous à sa gloire dans le.ciel si vous ne voulez pas participer sur la terre à.ses humiliations et à sa patience? Ces maximes pement difficiles à ceux qui ne vivent que selon leur inclination naturelle, et qui n’ont point appris à se faire violence pour réprimer leur humeur; mais ces maximes sunt faciles et consolantes à

ceux qui, dès-leur jeunesse, s’appliquent à vivre

selon l'esprit de. Jésus-Christ, et à souffrir pour son amour, | it 160

IL. Prenez garde, jeunes gens, à un autre genre ‘de péché très-pernicieux ; ce sont les rapports-faux £tindiscrets. 1Ily a dés personnes, dit saint Paul, qui sont oisives, curieuses, babillardes, qui s’in- Jorment de tout, qui savent tout ce qui se passe dans

les maisons, qui rapportent tout, qui disent tout:

Ces sortes de gens sont la peste de la sociétéi!

sons.ces paroles de flatterie, ils font couler le fiel

de:la discorde. De tels rapports, quoiqu’ils soient vrais, s’ils sont faits sans discrétion et sans prendre

“aux suites qui en arrivent, sont un péché; æt,.s’ils sont faits par jalousie ou par haine; pour exciter la discorde et les pes ils. sont: de grands crimes. I! y a six choses, dit le Sage, .gw

tiens ? où

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ni de dot

»z par des, atires. «Ne

es-tous:les us-Christ?

silence les ons les plus gloire dans sur la terre 8 maximes at que selon point appris ur humeur; onsolantes à uent à vivre

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couler le fiel iqu’ils soient sans prendre un péché; haine; :pour ils. sont:de

» Sage, qi

déteste; C’est, celui: qui sème la: disc

procher à qu’elle: a commis, c’est quelquefois un bien: et

POUR LES JEUNES GENS. Cubl

Dieu. hait : mais il y en a une septième que Diék

| “entre les frères et les amis: Les flatteurs el ceux qui font naître les querelles, dit encore:le Sage, sont maudits de Dieu, parce qu'ils troublent' œùx qui sont en

Pax. , LA 48)

‘Il n'appartient qu'hux méchantes langües et aux mauvais. esprits de metire la division parmi les hommes, Jésus-Christ nous enseigne que les: puci+ fiques seront appelés enfants de Dieu. Si les âmes pacifiques, c’est-à-dire ceux qui entretiennent la paix et amitié entre les hommes, sont les enfants de Dieu, # faut conclure, dit saint Grégoire, que ceux qui les troublent sont les enfants de Satan.

Evitez et n’écoutez point ces sortes de personnes qui, par leurs discours flatteurs et leurs rapports, yous apprennent d’autrui ce que vous ne devez pas savoir, et ne les croyez point, Si vous-même avez excité, par votre imprudence ou par votre malice, quelque refroidissement ou quelque inimitié entre les autres, vous êtes obligé d’en prevenir les suites et de tâcher de réconcillier ceux que vous avez brouillés. L R

. HT. Les reproches sont un autre piége du démon, contre, lequel on doït se précautionre:. Il y a trois: sortes de reproches: 1°’ Reprocher à une personne: ses défauts naturels, sa difformité, la basse extraction. de sa famille, les fautes de ses parents et de ses ancêtres c’est la marque d’une âme sans:

charité, d’un esprit grossier et mal élevé ; 2°: reprocher à une personne les services qu’on lui a rendus, c’est avoir peu d'éducation, et manquer aux. premiers principes de l’honnêteté; 8° re+’ une personne les fautes et les crimes:

d'autrefois un mal. Si vous avez droit de L" reprendre, ét.que vous lui reprochiez ses faate avec prudence pour la corriger, c’est un acte dé Æ charité; mais si vous lui reprochez ses fautes par dépit, par colère, par vengeance, par mauvaise humeur, c’est un mal et quelquefois un grand mal. Si vous lui reprochez des ‘fautes considérables devant des personnes qui ne les savent pas, c’est un outrage que vous lui faites, ét un crime quia . de fâcheuses suites ; car vous êtes, obligé. en ce cas, de réparer devant ces personnes la réputation de celui que vous avez flétri en leur présence.

. IV. Enfin les railleries sqnt encore un écueil

dangereux. Il y a des esprits badins et moquenrs qui tournent tout en ridicule et en raillerie. Ces sortes de railleurs ont peu d'amis, parce que 14 fréquente raillerie est la plaie de l'amitié. Tel entend la raillerie, et ÿ répond avec esprit, qui ne Paime pas, parce que personne ne prend plaisir à être moqué. | Li

Toutes les railleries cependant ne sont pas péché. La raillerie qui se dit pour une bonne fin, par manière d’avis et d’une charitable correction, ou pour égayer une honnête compagnie un ban mot qui ne peut choquér personne, ni faire peine à un esprit raisonnable, n’est point péché. Mais si la raïllerie est piquante et fréquente ; sielle fait peine à celui qu’on raille ; s’il en rougit, cette raïllerie est péché ; et si elle va jusqu’à troubler la paix et altérer considérablement la charité, elle est criminelle, Se railler des choses saintes, des cérémonies de l’église, des maximes de la religion et des mystères, c’est une impiété et un sacrilégée. Ces railleries pleines d’impiété sont ordinairement

roit : ‘a ses Iaute n ie à fautes :

| meuvaise and mal D idérables pas, c'est rime qui à igé, en C8 à réputation ésence.

> un écueil et moquenrs lerie. Ge Jarce que, x umitié. Te prit, qui ne | plaisir à

=, des la religion ét

un sacrilége:

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lé thatdité d’un cœur gâté, et qui a ommis: dé, grätids crimes: | SUR

V. Pour réduire en pratique tout ce que npug, ayons observé dans ce chapitre et dans les précédents, souvenez-vous, jeunes gens, de deux avis: 1° Si vous avez eu le malheur de vous quereller ; si vous avez dit à votre prochain quelques reproches piquants, ou quelques railleries malignes qui aient blessé la charité ou refroidi l’amitié, allez vous réconcilier avee cette personne. N'oubliez jamais cette maxime dé l'Evangile, que vous ue devriez pas même vous présenter à Dieu pour faire une offrande, lorsque vous savez que votre prochain a quelque ressentiment contre'vous, surtout si c’est

par votre faute: à plus forte raison, ne devriez- .

vous pas vous présenter à l’autel pour y recevoir votre créateur, lorsque, par votre faute, votre frère a quelque chose contre vous: Allez premièrement, dit Jésus-Christ, vous réconcilier avec votre frère, et parlez-lui, dans cette réconciliation, avec douceur, avec amitié, avec humilité. La table divine, dit Tertullien, le sacrifice méme ne réconcilie point avec Dieu céux quine sant pas réconbiliés ensemble.

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