‹ Instructions chrétiennes pour les jeunes gens [microforme]Chapitre 33 sur 97 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Dé la nécessité d’avoir un bon pr mn et un guide dans les voies du : ut.

‘+ Le chemin du salut est un chemin difficile et dangereux : vous avez donc besoin d’un guide: pour y marcher. Si un aveugle conduit un autre aveugle, dit le Fils de Dieu, ils tomberont tous deux dans la fosse ; et à plus forte raison, si un aveugle se conduit soi-même dans un chemin qu’il ne connaît pas. Malheur à celui qui va seul, dit le Sage, parce que s'il vient à tomber, il n’a personne qui le relève : c'est pour cela que le Saint-Esprit avertit si souvent les hommes de ne pas se fier à leurs propres lumières ; que celui qui s'appuie sur son jugement est un insensé ; que c’est le propre des fous de se fier à eux-mêmes ; que le sage se conduit en tout par les conseils d’un homme prudent.

Choisissez donc, jeunes gens, un confesseur habile et un guide éclairé, qui vous conduise dans la vertu, et qui vous en enseigne les maximes ; qui vous montre ce que vous devez fuir et ce que vous devez faire, et qui vous remette dans le chemin du ciel quand vous vous en éloignez ; qui vous avertisse dés piéges de l’ennemi, et vous apprenne à résister aux tentations ; qui vous éloigne des compagnies pernicieuses, et vous en fasse connaître les dangers ; qui vous fasse craindre le péché, et vous apprenne à aimer Dieu. Tels sont les avantages que vous trouverez sous la conduite d’un bon

‘“confesseur,

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Il. Ayez un grand respect pour lui : il est l’ange

visible par lequel Dieu vous parle ; ayez confiance. en ses conseils : soyez exact à pratiquer ses avis, et rendez-lui compte de l’usage que vous en aurez fait. N'ayez point de honte de lui déclarer vos tentations, vos penchants et vos péchés, même les plus secrets: Gardez-vous bien de tomber dans le piége de certaines gens qui, étant coupables de quelques grands péchés, vont se confesser à un autre, par une sotte honte de déclarer.ce péché à leur confesseur ordinaire : agir ainsi, c’est rendre. inutile la conduite d’un confesseur, et s'expaser à tomber dans beaucoup d’autres péchés, et peut-être à se perdre, : Ayezenvers votre confesseur la confiance qu’un enfant a envers son père, et qu’un malade a envers son médecin ; découvrez-lui tout le bien et tout le mal qui est en vous; ne faites rien de const-yuence sans le Jui communiquer, surtout lorsque vous délibérerez sur le choix. d’un état de wie.

HI. Votre pasteur est pour l'ordinaire le meilleur directeur pour vous, lo parce que, vous connaissant mieux qu'un autre, il vous donnera des avis plus sûrs et plus convenables ; 20 parce qu’étant plus obligé de répondre à Dieu de votre âme qu’un autre confesseur, il aura plus de. zèle pour vous conduire à Dieu; 80 parce qu'à raison de son ministère de pasteur, il a plus. de grâces selon l’6tendue de ce saint ministère, et par conséquent vs lui communique plus de lumières pour vous

iriger.

SP vous avez des raisons légitimes de ne pas vous adresser à votre pasteur, priez-le, ou priez quelques personnes éclairées de vous indiquer un confesseur qui soit selon l'esprit de Dieu; et, quand vous

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Paurez trouvé, ne changez pas facilement:et sans: de ‘bonnes raisons. Ce n’est pas un moyen pour se corriger que d’aller, sans discernement; tantôtà un confesseur, tantôt à un‘autre. Si néanmoins votre confesseur ordinaire est absent, adressez-vous à un ætitre : son absence ne doit pas vous empêcher de faire votre devoir, | IV. Si votre confesseur use quelquefois envers vous d’un peu de sévérité, n’en murmurez pas, et ne le quittez pas pour cela; les médecins trop doux ne guérissent pas les plaies invétérées. S’il vous dit quelque chose qui ne vous fasse pas plaisir, c’est pour votre avantage. S'il vous laissait vivre à votre fantaisie, il vous rendrait un mauvais office en vous laissant courir à votre perte.

: Quand il vous diffère labsolution, lorsque vous êtes dans l’habitude ou dans l’occasion du péché, vous devez lui en savoir bon gré; c’est aËn que vous vous corrigiez, etque vous n’abusiez pas du sacrement. Vous devriéz même, lorsque vous n’êtes pas disposé à mieux vivre et à changer de vie, surtout si vous avez quelque dangereuse habitude, prier vous-même votre confesseur de vous différer l’absolution, afin que vous preniez du temps pour vous disposer, par la prière et parl’amendement, à recevoir une absolution salutaire.

: Souvenez-vous d’un exemple mémorable que l'Écriture rapporte du roi Joas. Ce roi avait été élévé par le grand-prèrre Joïada dans la crainte de Dieu, depuis l’âge de sept ans jusqu’à quarante, Pendant tout ce temps, il vécut saintement, et l’Écriture en attribue la cause à la conduite de ce saint homme. Joas, dit le texte sacré, se comporta saintement devant Dieu tant qu’il fut enseigné par Joïada le grand-prétre ; mais Joïada étant mort, ce

POUR'LEÉS JÉUNES GENS.

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malheureux ce, n'étant plus retenu par les sages conseils de son saint maître, s’abandonna aux désordres d’une vie criminelle, attira sur lui de grands malheurs et une mort misérable. |

Cet exemple vous apprend combien est avantageuse et nécessaire la direction d’un guide fidèle et prudent dans le chemin de la vertu.

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