‹ Instructions chrétiennes pour les jeunes gens [microforme]Chapitre 37 sur 97 · CHAPITRE XXI | | Avi plûs particuliers potir la confésäiôh · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI | | Avi plûs particuliers potir la confésäiôh

L Exauwez-vous rincipalement su? lespéolsssi anche vous avez plus doiponehant. Examisiés-

vous avec sincérité et avec humilité, mais sans scrupule, sans trouble et sans inquiétude.

Excitez-vous ensuite avec confiance et avec amour au regret d’avoir offensé Dieu, et demandez lui pardon de tout votre cœur, en implorant sa miséricorde et sa clémence. f Approchez-vous du confesseur avec beaucoup de respect et de modestie, vous représentant que Vous allez comparaître devant Dieu et devant: votre juge, pour demander miséricorde. Si vous. êtes obligé de rester longtemps auprès du tribunal avant que d’être confessé, ne vous en inquiétez point, et ne vous dissipez pas: tenez-vous dans une posture humble et respectueuse, priant Dieu, ou lisant quelque livre qui vous inspire des sentiments de pénitence.

Déclarez vos péchés au confesseur humblement, elairement, simplement et en peu de mots. Ilÿ en a qui expliquent trop de choses dans leurs con-. fessions, et qui racontent trop de circonstances : c’est scrupule et perte de temps. D’autres, par malice, ne disent leurs péchés qu’à demi, et attendent que le confesseur leur demande le reste : abus qui fait souvent des confessions nulles ou sacriléges, de

Gardez-vous bien de cacher aucun péché mortel dans la confession de propos délibéré. Ce malheur arrive quelquefois aux jeunes gens pour certains péchés déshonnêtes qu’ils n’osent déclarer. Une criminelle honte leur ferme la bouche, et les tient dans un état de sacrilége. Ne tombez jamais dans ce malheur: il vaudrait mieux pour vous n’avoir jamais vu le jour. tsyett «ii

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estimé de votre confesseur, mais à être purifié de vos péchés, 'et instruit dans le chemin du salut. , ; II, La déclaration de vos péchés étant faites,

écoutez attentivement les instructions et les avis

de votre confesseur. Ne faites pas comsnc plusieurs qui s’occupent à chercher quelque péché pendant que le confesseur leur parle : cette faute peut faire perdre le fruit de la confession.

Si vous avez des embarras de conscience, des scrupules et des peines d’esprit, vous devez vous confier aux avis de votre confesseur. C’est un piége de l’ennemi et une tentation de croire que vous ne vous expliquez pas assez, que le confesseur ne connaît pas votre intérieur, et qu’il se trompe ; c’est vous-même qui vous trompez. Il faut absolument, quoi qu’il vous en coûte, vous soumettre à ce qu’il vous ordonne : sans cela, le démon se servira de vos doutes et de vos scrupules pour vous jeter de plus en plus dans le trouble. Vous ne risquez rien de vous soumettre, et vous risquez tout en‘ne vous soumettant pas. Îly a des personnes éclairées qui ont souvent des scrupules qui les accablent. Dieu le permet ainsi, afin qu’elles lui fassent le sacrifice de leurs lumières par l’humilité et lobéissance.

Avant que le confesseur vous donne l’absolution, et pendant qu’il la donnera, demandez pardon à Dieu de vos péchés avec un vif regret de les:avoir commis, et avec une sincère volonté de changer de vie. Souvenez-vous que, sans la contrition il n’y a point de sacrement : mais excitez-vous-y sans

trouble et sans inquiétude, et laissez ensuite le tout

à la miséricorde de Dieu. | III. Quant à la pénitence, écoutez-la avec attention lorsque le confesseur vous l’impose ; acceptez-

186 +: ANSPRUCTIONS

Ja avec docilité, croyant que vos péchés'en:méritent incomparablement plus ; accomplissez-la.sans

mégligence et avec fidélité. Les bonnes œuvres pa imposées par le confesseur sont plus mériteires:et de plus.efficaces que les autres œuvres volontaires. a :' Après votre confession, détestez de nouveau je ce principaux péchés que vous avez accusés, afin dé à ‘vous en corriger, et faites de sérieuses réflexions ‘en pratique. | | .

-:orsque vous avez confessé vos péchés sans # déguisement et à la bonne foi dans uñe confession is générale, ou dans une confession particulière, et es que vous n’y tombez plus, si ces péchés vos di

reviennenht souvent à l’esprit, et s’ils vous causent des rémords, c’est une bonne marque ; ne vous alarmez pas, et ne répétez pas vos confessions, Le péché, quoiqu'il soit pardonné, ne laisse pas de causer de fréquents remords aux bonnes âmes.

David, la Magdeleine, saint Pierre, avaient recu le pardon de leurs fautes ; cependant leurs fautes leur étaient toujours présentes, et ils les pleuraient sans cesse : voilà le vrai état d’un cœur pénitent. Après avoir péché, nous devrions vivre que dans les gémissements et dans les larmes.

EXEMPLE

‘Onne voit guère d'exemple plus instructif id les pénitents et pour les confesseurs, que lexlemple suivant, rapporté par un célèbre auteur de #thévlogie, dans son Hortus pastorum, cand. myat. :5. de impedim. integr. confes.. Un homme de qualité ne pouvant obtenir l’absolution de son -Pasteur, ni de plusieurs pères jésuites à qui il s’adressa, parce qu’il ne voulait point quitter. ses

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usures, ni mettre fin. à ses crimes, trouva enfin un confesseur qui lui dit que ceux qui lui avaient refusé l’absolution étaient des scrupuleux, et qu’il Ja lui donnerait. Il se confessa quelques années à ee confesseur, ét lé faisait même souvent manger à sû table. Cet homme étant tombé dangereusement malade, on eourut aussitôt avertir son confesseur; mais, pendant ce temps, le malade mourut, Le confesseur étant en chemin, cet homrne lui apparut, et lui dit: Où allez-vous, mon père? J’allais vous confesser, répondit le confesseur, parce qu’on m’s ditque vous étiez en danger. ‘ N’allez pas plus loin, reprit l’autre : je viens de mourir, et je suis “ condamné à l’enfer pour les péchés que vous “ m'avez laissé commettre pendant tant d’années. “ Vous êtes en partié la cause de ma perte.

‘ Vous êtes indigne du sacré ministère que vous “exercez et qué vous profanez; si vous aviez eu “ plus de zèle pour mon âme; si vous ne m’aviez “ pas donné l’absolution avec tant de facilité; si ‘ vous m’aviez donné des avis et des moyens pour “ me retirer du vice, j’en eusse profité, et je serais “gauvé. Puisque vous avez eu tant de part à mes “péchés par votre criminelle facilité à me laisser “vivre dans le désordre, il est juste que vous ei “ partagiez aussi la peine.” En même temps la térre s’ouvrit sous leurs pieds, et tous les deux furent engloutiss Le compagnon du confesseur pu consterné et hors de lui-même, annonça dans e lieu cette tragique aventure. Cette histoire fut racontée dans un sermon devant l’archiduc d’Autriche Albert par un religieux de la compagnie dé Jésus; ce prédicateur assura qu’il l'avait apprise d’un savant homme, qui lui ditqu’ilconnaissait pare faitement la personne et le lieu où elle était arrivée. /.,

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ss 14 CXINSPRUCTIONS AUTRE EXEMPLE.

:; Un officier de guerre, se voyant près de la mort, fit venir le pasteur de la paroisse où il était en quartier d’hiver; Monsieur, lui dit-il, il y a plus de trente ans que je vis dans le crime; je ne me suis jamais confessé qu’à des confesseurs lâclres et com: plaisants, qui m'ont laissé vivre à ma liberté ; je crois mes confessions nulles, faute de bon propos et d’amertume; mes confesseurs en répondront au jugement de Dieu. Je vous prie de me faire faire une confession de toute ma vie; je vois ma conseience dans le: désordre, et je crains de mourir en cet état.

Apprenez, par ces exemples, qu’on ne doit pas chercher à dessein des confesseurs faciles pour vivre avec plus de liberté, et qu’il faut profiter des

avis salutaires des confesseurs qui tâchent de vous retirer du désordre.

AUTRE EXEMPLE

Saint Antonin rapporte un événement bien tragique au sujet des confessions sacriléges. Une fille, âgée de dix-huit ou vingt ans, ayant caché par honte à son confesseur un péché d’impureté qu’ellc commettait seule, et qu’elle avait appris d’une compagne, ce péché allarmait tellement sa conscience, et lui causait de si cruels remords, po en perdait le soinmeil, mais la honte lui À eérmait toujours la bouche en confession. Elle se fit religieuse pour mettre sa conscience en repos, éspérant qu’en faisant de ques pénitences en religion, elle en obtiendrait le pardon sans le confesser, Etant au lit de la mort, son péché se pré-

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sente à son esprit plus'vivement que jamais, et sa. conscience, toujours plus alarmée, la tourmentait, horriblement, et la pressait de dire ce péché:au confesseur; mais elle eut la lâcheté de le cacher, et mourut en cet état. (Tant ilest vrai qu’on meurt,

comme ona vécu, et que, quand on abuse des

grâces et des sacrements pendant la vie, on en abuse ordinairement à la mort.) Cette religieuse hypocrite passait pour très-vertueuse, et fut regretti e de toute sa communauté. SEA

Trois jours après sa mort, elle apparut à une de ses amies dans un état affreux, et lui dit ces paroles : “ Ne priez plus pour moi, ma sœur, je ‘ suis damnée pour un péché d’impureté que: j’ai “ commis seule : il m'était facile d’en obtenir le bardon en le confessant ; maïs une criminelle “ honte me l’a toujours fait cacher, et, en abusant ainsi de la confession et du sang de Jésus-Christ, “je me suis attiré la plus sévère damnation:” Elle poussa un grand cri, et disparut. Sans les sacrements on ne peut se sauver; mais malheur à ceux qui en abusent !

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