‹ Instructions chrétiennes pour les jeunes gens [microforme]Chapitre 42 sur 97 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

Des dispositions qu’on doit avoir en s’habillant, et de la modestie dans les vêtements,

1. Ex s’habillant, il faut occuper son esprit de saintes pensées. lo. Nos habits sont des suites du péché ; nous devons donc: les prendre dans un esprit de! pénitence. 20. Nos F=bits sont les dé: pouilles et les restes des animaux, au-dessous desquels le péché nous a réduits ; ainsi, en les prenant, ayons des sentiments d’humilité et de confusion, 80. Nos habits sont des effets de la bonté de Dieu qui nous les donne, tandis que tant de pauvres

ns qui valent miëux que nous n’ont pas le moyen

dé’se vêtir ; prenons donc nos habits avec des sen: timents de reconnaissance et d’amour envers Dieu, “1 En vous habillant, évitez sur votre personne

les regards curieux et immodestes, par respect pour la:présence de Dieu. Prenez garde de faire paraître.

quelque indécènce, et ne paraissez jamais devait aucune personne de la famille, ou devant d’autres, sans être modestement couvert. Saint Charles avait: tant d'attention sur ce point, qu’on dit-que Jmais ses valèts, ni son homme de chambre, w6nt pu voir à nu le bout de ses pieds. :

Ne cherchez: point dans vos: vêtements: à. contenter votre curiosité, et n’affectez point de vous conformer à toutes les modes. Traitez vos corps comme des victimes saintes, dit saint Paul, ef ne

vous conformez pas aux coutumes du siècle. Il

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POUR LES JEUNES GENS nr

y «a des modes qui sont innocentes, vous pouvez les suivre: mais il y a des modes qui ne ressentent que la mollesse, le luxe et l’orgucil ; c’est ce qu’on appelle les modes du siècle : il ne vous est jamais permis de les suivre, de quelque condition que vous soyez.

Les filles en s’habillant ne doivent point se regarder au miroir avec affectation, mais seulement pour la nécessité ou la bienséance. Elles seront toujours décemment couvertes, et n’obligeroft point leurs patents de leur donner des habits audessus de leur condition, se tenant dans une hotinête médiocreté, mais avec propreté et sans affectation: La malpropreté est un. défaut et une marque de paresse. Jésus-Christ, dit saint Bernard, a aimé les pauvres ; maïs Ü n’a pas aimé les crasseux.

On ne peut trop répéter et recommander aux jeunes gens, surtout aux filles, de s’tiabiller aveb modestie ét avec simplicité. La vanité, le luxè

.des habits et des parures est un des plus grands

désordres du sexe, et le plus dangereux écueïl pour la pudeur. Plus elles ont soin de parer leur corps, ae leur âme est négligée; plus elles ont envie de plüire au monde par leurs agrérments et par leur beauté, plus elles sont horribles aux yeux de Dieu. Quelle folie de chercher à plaire à des créatures en se faisant haïr de Dieu!

Celles qui affectent d’aller sans mouchoir, de paraître la gorge nue et les épaules découvertes, sont criminelles; les mères qui le souffrent, même aux petites filles, ne sont pas innocéntes. Les personnes dû sexe qui disent qu’elles n’ont point de Mauvaisés intentions en s’habillant de la sorte, déivént së souvenir que, si leur intention est innô-®

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cente, leur action ne l’est pas: et que, si elles se croient sans péché à ce sujet, elles .se trompent, parce qu’elles se rendent coupables des regards d'autrui qu’elles s’attirent, et dunt elles répondront à Dieu. Une fille ou unefemme vêtue sans modestie, est, dit saint Bernard, l’organe dont Satan se sert pour perdre les âmes. Le démon se place dans ses yeux, sur son visage, sur sa personne, pour exciter s regards et les désirs impurs. (Oh! que.la conscience d’une fille qui n’ouvre pas les yeux sur de tels désordres est dans un état dangereux! Quel terrible compte ne rendront pas à Dieu les mères et Jes confesseurs qui n’empêchent pas de tels abus! .… Profitez donc, jeunes gens, des réflexions suivantes :: 1°+ I] arrive à votre sujet à peu près ce qui arriva. entre l’ange du Seigneur et le démon au sujet du corps de Moïse. L’ange voulait que le corps de ce saint homme demeurût caché, de peur que les Juifs ne l’adorassent comme une divinité ; et le démon voulait le faire connaître, et découvrir Je lieu où il était, afin que les Juifs en fissent une idole pour l’adorer. Voilà, filles chrétiennes, ce qui arrive à votre occasion. L’ange. du Seigneur voudrait que vous vécussiez dans la retraite, etque vous n’eussiez pas tant d’empressement de paraître aux yeux du public; etle démon au contraire tâche de vous exposer commes des idoles aux yeux du monde. Vous étes, dit saint Jérôme, comme des æiclimes du péché, qu’il tâche de polir, de rendre agréables, el d'exposer à la vue du public, afin que, par les pensées et par les regards, le démon d’irpureté se fasse adorer dans vous. Une fille devrait rougir quand. un jeune homme fixe ses regards sur elle: combien- donc sont abominables celles qui, » bar leur enjouement et leur vanité, s’attirent, à des

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les mères et le tels abus!

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sein les regards d'autrui, être admirées ! | * 20: C’est dans un sens renoncer à la religion de Jésus-Christ, et déshonorer le nom de chrétien, que d’orner son corps des pompes du monde et des: œuvres de Satan. Dans le baptême, vous avez fait vœu de renoncer à toutes ces pompes vaines. Ce vœu, dit saint Jérôme, est le plus grand de to les vœux, et on ne vous a imprimé le caractère de. chrétien qu’à cette condition. D'ailleurs Jé:us- Christ, en vous appelant au christianisme, vous avertit que, si vous ne devenez humbles comme des enfants ; si vous ne crucifiez el si vous ne mortifiez votre chair en faisant pénitence et en portant votre croix, vous n’entrerez jamais dans le ciel. Or, peut-on dire que des filles et des femmes superbe ment vêtues, les épaules découvertes, les bras nus, la tête frisée, fardée, mouchetée, chargée d’ornements vains; peut-on dire, encore une fois, qu’elles ont l’humilité dans l’âme, qu’elles ont le cœur pénitent, qu’elles crucifient leur chair, qu’elles sont revêtues de l’esprit de Jésus-Christ? Ne doit. on pas dire au contraire qu’elles font honte à la religion, qu’elles ne sont pas dignes de 'ésus- Christ, et qu’elles ne Jui appartiennent plus ? {les sont dans cet état l'ouvrage du démon, dit saint Cyprien, ef ne sont plus l'ouvrage de Diev.

* “IT. Les mères, les maîtresses et tou: ceux qui sont chargés d’élevéer les jeunes gens sont obligés d'empêcher cet abus. Les religieuses qui ont des énsionnaires sont encore plus obliges à ce devoir. Les ne doivent jamais souffrir dans le: filles qu’on leur confie, un esprit dé mondanité, ni aucune pature vaine. Elles doivent leur faire aimer la modestie et la simplicité, et ne jamais permettre

et qui ne parent que pour

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