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11 faut penser souvent aux fins dernières.
Un moyen efficace que le Saint-Esprit nous donne pour éviter le es c’est de penser sérieusement à
nos dernières fins : En loules vos aclions, souvenezvus de vos dernières fins, el vous ne pécherez jamats. Ces fins dernières sont: la mort, qui sera le terme de notre vie; le jugement, où elle sera examinée £ Je paradis, qui sera notre récompense, si nous sommes trouvés justes ; ou l’enfer, qui sera notre châtiment, si nous sommes trouvés pécheurs.
‘Dites donc souvent dans votre cœur: lo. Je dois. mourir, et peut-être bientôt. Que penserai-je de mes péchés au moment de la mort ? que penseraije de mes plaisirs honteux, de mes attaches criminelles aux créatures et aux biens de la terre, de ma vanité, de mon orgueil ? Que voudrai-je alors avoir fait ? Ah ! qu’il est consolant au lit de la mort d’avoir passé sa jeunesse et sa vie dans l'innocence et dans la crainte de Dieu ! au “190.1 Je dois un jour être jugé par un juge terrible, , Qui me voit, qui m’observe, qui me fera rendre
fréquemhr c'est faut plus récipiter, que celui 8 péchés grandes, rrez, des amais de
us donne’ sement à souvenezz jamats.
le terme aminée ; ‘si nous sra notre hrs.
. Je dois.
rai-je de penseraiattaches la terre, pudrai-je au lit de ie dans
terrible, rendre
compte de ma jeunesse et de tous les instants de ma . Que Jui répondrai-je loraqu’il.me demanders compte du temps que j'ai perdu ; de tant d’instructions et de lumières dont j’ai abusé ; de tant de jours passés dans le jeu et dans la débauche, dans la paresse et dans l’impureté, dans la galanterie et dans la désobéissance ; de tant d’heures employées à parer mon POrpS, et à le satisfaire ; de tant d’injustices et de. larcins ; de tant .de rancunes et de jurements? Hélas! que penserai-je de tout cela au jugement de Dieu ? | 30 [1 y a dans le ciel une place qui m'est préparée ; mais la gagnerai-je, en vivant sans amour de Dieu et sans charité pour le prochain, sans patience et sans mortification, en vivant sans piété et sans pudeur? A quoi penserai-je sur la terre, si je ne pense pas à vivre saintement et à gagner le ciel? Si je le perds, tout sera perdu pour moi.
40 Après cette vie, qui finira bientôt pour moi, il y a une éternité qui ne”finira jamais. Mais, hélas ! où sera ma demeure dans cette éternité ! Si elle est dans le ciel, ce sera pour toujours ; si elle est en enfer, ce sera pour jamais. er Si je ne suis pas encore dans l'enfer, c’est à Dieu seul que j'en suis redevable. Combien de fois l’ai-je mérité? Combien d’âmes y sont condamnées, qui brûlent, qui souffrent des tourments horribles, qui poussent des cris de rage dans le désespoir, et qui pleurent pour un péché mortel, tandis que je n’y suis pas encore après avoir commis des péchés sans nombre ? Mon Dieu!
que deviendrai-je si je ne me convertis pas ? Pensez à ces vérités, mon fils, et vous vous sauverez. Laissez faire les insensés, laissez rire les
fhondains, laissez parler et æ railler les libertins: leur jour viendra, ou plutôt viendra le jour de Dieu qui les surprendra.
qe IE.
. Le règle de nos actions doit être la foi de Dieu, l’exemple et la doctrine de Jésus-Christ, et non pas le monde.
C’est une maxime dans le siècle, qu’il faut faire comme les autres. On allègue pour raison de sa conduite que le monde agit ainsi, que c’est la coutume, que c’est la mode, qu’il faut vivre comme les autres divent.' Cette maxime est fausse et pernicieuse. Le monde ne doit pas être notre règle, mais Dieu seul. Le monde est rempli d’erreurs, et nous trompe tous l:s jours sur l'affaire du salut. Dieu est la vérité même, il ne peut nous tromper. Il hous a donné sa loi pour nous conduire, son Eglise pour nous enseigner, la doctrine et les exemples de Jésus-Christ et des saints pour nous éclairer. Voilà la règle et l’unique règle que nous devons suivre. Nous ne nous égarerons jamais, dit saint Jérôme, en suivant celui qui a dit qu’il est la voie, la vérité et la vie. Celui qui suit sa loine se trompe point, el il se sauve Celui qui suit une autre règle s’égare et se perd.
EXEMPLE
‘ Dans le quatrième siècle, un jeune homme, hommé Vositée, d’une naissance noble et illustre, nous montre, par son exemple, de quoi est capable une âme remplie des grandes maximes de la religion et du salut. Il fut confié dès son enfance à un grand seigneur, officier de l’empereur, qui
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1e homme, et illustre, est capable mes de la on enfance Jereur, qui
l’éleva. parmi les pages. Dositée ne laissa pas de conserver son innocence parmi les dangers de ]
cour. * Ayant entendu parler de Jérusalem, i demanda permission d’y faire un voyage. Il vit au bourg de Gethsémanie un tableau de l’enfer, et
fut. saisi d’horreur en voyant tout ce qui était
réprésenté dans ce tableau. Comme il n’y com: prenait rien, il demanda à une dame vénérable qui se trouva auprès de lui, qui étaient ces malheureux à. qui on faisait souffrir de si grands supplicesà Ce sont, répondit. cette dame, les réprouvés, que Dieu punit par des flammes, pour, n'avoir. pas observé sa loi, et pour avoir négligé les moyens de se sauver. Dositée lui à ce qu’il fallait faire pour se sauver, et pour n’être point du nombre de ces misérables. Mortifiez-vous et priez, lui ditelle, et ensuite il ne la vit plus. ve
” Le jeune Dositée, dès ce même jour, embrassa la pénitence, et passait une grande partie du temps à la prière. Un jeune seigneur qui l’avait accom: pagné dans son voyäge, surpris de ce changement, lui dit qu’une vie de mortification et de prière ne convenait point à un jeune homme comme lui, et qu’elle n’était propre qu’à des solitairés. Dositée connut le piége que le démon lui tendait pat l'organe de ce jeune seigneur ; et voulant profiter du moment de la grâce qui l’éclairait, il s’informa secrètement comment vivaient les solitaires, et où il en trouverait. On le conduisit à un fameux monastère, et il fut présenté à Pabbé, qui donna commission à saint Dorotée d’examiner la vocation dé ce jeune homme. |
Saint Dorotée lui ayant demandé pourquoi il voulait embrasser la. vie solitaire: Mon père;
#10 ©! NéravCrIoNs
tépondit Dositéé, c’est parce que je veux me sauver, Quoi qu’il m'en coûte. | !
Eh ! ne pouvez-vous pas, lui dit le saint, vous sauver dans le monde ? Je le pourrais, répondit Dositée, mais je crains d’y périr. Tout y est écueils, occasions et dangers ; à peine Dieu y est-il connu : on ne voit souvent, parmi ceux qu’on fréquente qu’une ombre de religion. Je connais ma faiblesse : j’aime mieux quitter le monde que d’être exposé à me perdre. Je ne veux rien risquer dans une affaire de cette importance ; je veuæ me sauver, quoi qu’il m’en coûte.
Mais! lui dit saint Dorotée, que pensera-t-on de vous à la cour de l’empereur, et quelle raillerie né . fera-t-on de votre changement ? Je me soucie pet des discours du monde, reprit le jeune homme, je veux me sauver : tout le reste m’est indifférent
Mais qui ! lui dit encore saint, Dorotée, aurez
vous donc le courage de quitter pour toujours des amis et des parents qui vous aiment avec tendresse ? Je les quitterai, répondit-il, parce que mon âme et mon Dieu me sont plus chers que tout l’univers. Mais, mon cher ami, répliqua saint Dorotée, vous êtes jeune, vous avez été élevé dans les délices de Ja cour, pourrez-vous supporter les austérités de la vie solitaire ? Mon cher père, répliqua Dositée avec une fermeté au-dessus de son âge, je le ferai avec la grâce du Seigneur ; je le ferai, non-seulement pendant une année, mais toute ma vie (car, après tout, ma vie, quelque longue qu’elle puisse être, ne sera jamais si longue que l'éternité). Je ferai même plus que tout cela, s’il le faut, parce e je veux me sauver, quoi qu’il m'en coûte.
* Allez, mon fils, lui dit le saint en l’embrassant tendrement, Dieu bénira votre dessein, Il assura
saint, vous , répondit out y est e Dieu y eux qu'on Je connais onde que en risquer 2 veux me
era-t-on de aillerie né soucie pet omme, je ndifférent, ée, aurez ujours des tendresse ?
on âme et l'univers.
otée, vous délices de rités de la a Dositée je le ferai non-seulea vie (car, le puisse nité). Je ut, parce ble.
mbrassant IL assure
* ensuite l'abbé qué la vocation de Üositée venait
indubitablement du ciel. Saint Dorotée prit soin de la conduite de ce jeune homme, qui, par: son obéissance et sa docilité, devint le modèle des aütres solitaires. Il fut attaqué d’un mal de poitrine, qu’il souffrit avec une parfaite résignation, et dont il mourut. Dieu lui fit souvent ressentir les consolations qu’il réscrve à ceux qui quittent tout pour son service.
O que l’exemple de ce noble seigneur est bien capable de vous confondre! Si vous ne pouvez, comme Dositée, vivre en solitaire, vivez au moins en chrétien. (Ce saint jeune homme ne prit point les coutumes du monde pour la règle de sa conduite, mais la loi de-Dieu. N'ayez point vous même d’autre règle, et dites souvent comme Dositée : Je ne suis en ce monde que pour faire mon salut; je veux donc me sauver, quoi qu'il m'en coûle.