‹ Instructions chrétiennes pour les jeunes gens [microforme]Chapitre 73 sur 97 · REA · texte numérisé non relu

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: Les pères et mères ne doivent donc pas soufrir ces entrevues de différent sexe dans leurs maisons, ni permettre à leurs enfants d’y aller. Dès qu'ils s’aperçoivent que leurs enfants ont coutume de s’échapper le soir, et qu’ils sont affectionnés à .ces veillées, ils doivent s’en défier, et les empêcher de s’y trouver. Si les pères et mères négligent ce ‘point de leur devoir, ils en répondront à Dieu.

IT. Il faut dire à peu près la même chose des promenades avec les personnes de différent sexe, et seule à seule. Saint Jérôme, à qui Dieu avait donné tant de lumières, défendait aux mères de laisser voir à leurs filles des jeunes hommes ajustés et enjoués, et de leur laisser res et sourire, de crainte qu’en conversant familièrement avec, eux, leurs cœurs innocents ne prissent des impressions dangereuses. Ce saint docteur ne craint point de traiter d’ignorants ceux qui trouveront à redire à cette morale.

Sur ce principe, ce grand saint eût-il permis à une fille chrétienne de se promener le jour ou. la nuit, en secret ou en public, avec un jeune homme qui la cajole, et à quielle permet des libertés familières et des paroles de tendresse, qui ne tendent qu’à ébranler et souiller le cœur ? Qu’eut-il pensé de ces indignes mères qui voient de tels abus dans leurs enfants, qui les souffrent et qui les. ap-

prouvent? Peuvent-elles ignorer que toutes les

nsées, les regards et les désirs qui souillent

esprit et le cœur des jeunes gens dans ces occa-

sions, retombent sur la conscience des pères, des mères et des maîtres qui les permettent? Pour.-ce uiest des confesseurs et des pasteurs qui ne disent rien sur de semblables désordres, comment se justifieront-ils devant Dieu ? Hiosi5b, 9l 4e

Dire que c'est la contume dans les villes de donner le bras, et de se promener ainsi. avee différent sexe, c’est alléguer l’usage dn monde, dont les maximes et les coutumes ne sont pas

conformes à l’esprit de Jésus-Christ. Saint Paul, de:

sa part, ne dit-il pas: Ne vous conformez pas aux coutumes du siècle. ii Dire qu’on n’a ni mauvaise pensée, ni mauvais? fatention dans ces sortes de promenades, c’est une excuse dont se servent ordinairement ceux-là même qui ont le cœur le plus gâté, et qui souvent ne sont remplis que d’idées impures, sans y faire æéflexion êt sans les connaître. | Mais quand vous n’auriez ni pensées, ni temtations, vons ne savez pus ce qui se passe dans Fesprit et dans le cœur de la personne qui est avec vous, dont les pensées, si vous en êtes l’oc- ‘asion par votre faute, peuvent souiller votre âme. Je veux supposer même que vous n’ayez de part et d’autre aucune tentation, ne vous exposezvous pas à en avoir ? et n’est-ce pas un péché que ‘de s’exposer par sa faute à la tentation, en aimant ledanger, ou en demeurant dans l'occasion :du péché ? Un jeune homme qui a la crainte de Dieu, wne fille qui a soin de la pureté de son âme, ne se trouvent dans ces sortes d’occasions qu’avee de très-grandes précautions et avec répugnance.

: IE, Que dirons-nous des comédies et des spectacles ? Tout ce qu’on peut en dire ici, c’est que.ces sortes de divertissements sont condamnés par l'Eglise, par les livres saints, par les maximes des saints Pères et par la doctrine de Jésus-Christ, qui ne nous prêchent que la mortification, l’assiduité au travail, la prière, l’amour des choses de Diem, et le détachement des vanités du monde. Or:y

Sn idees ue oi. ou

at-il une occasion, y a-t-il un lieu où l'esprit soit plus dissipé, le cœur plus dangereusement ébratilé, où l’on perde plus le goût de la prière, des choses de Dieu et du travail, que dans les spectacles etlés comédies ? Ne sont-ce pas là Îles pompes du monde, auxquelles nous avons renoncé par le baptême? N'est-il pas honteux à des chrétiens qui adorent un Dieu pénitent et crucifié, de ‘se livrer à des divertissements que les plus sages des Païens ont condamnés comme indignes d’un esprit raisonnable.

©” Quant aux danses et aux bals, nous ne répète: fons pas ce que nous ‘en avons dit ci-devant au chapitre XI de ce livre ; nous ajouterons seulement . 1°. que la danse entre personnes de différént sexe est dangereuse li ses circonstances, qu’elle est souvent criminelle par les pu de lesprit et du cœur, et par les actions extérieures qui s’y comméttent. 20. Que ceux qui approuvent la danse, ou n’en connaissent pas le danger et le mal, ou ne savent pas leur religion. Dieu la défend, lorsqu'il nous dit par la bouche du Sage, Eccl. 9: Ne fréquentez pas une danseuse, et gardez-vous bien de préter l'oreille à ses paroles et à sa voix, de crainte de périr par ses attraits ; 3°: Que saint Antoine a dit qu’'# y éurait moins de mal de labourer la terre les saints jours de fêtes, que d'aller à là danse; et Cicéron, le plus savant des orateurs romains, tout païen qu’il était, a dit que personne ne va à la danse, qu’il ne #0it fou ou ivre. | , 49* Ajoutons à toutes ces raisons l’autorité et là décision de la faculté de théologie de Paris, qui 4 déclaré dans son cotps de doctrine, que les comés diés et les autres spectacles sont défendis; qu’on

doit porter le méme jugement de ces danses qui sont appelées bals ; que, pour ce qui est des autres espèces e danses, elles sont toutes dangereuses. (Ille part. art. 3).

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