‹ Instructions chrétiennes pour les jeunes gens [microforme]Chapitre 76 sur 97 · 268 INSTRUCTION S · texte numérisé non relu

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méme, et :l pèche. Qu'il recoive les avis de son maître avec docilité, et ses Corrections avéc patience ; c’est à soi-même que l’écolier doit s’en prendre, si le maître le traite avec sévérité. C'est une bassesse de cœur dans un jeune homme, et c’est vouloir croupir dans ses vices, que de se plaindre à ses parents lorsqu'il a été justement corrigé : les parents eux-mêmes ne doivent pas écouter de telles plaintes, et doivent bien se garder de jamais soutenir un enfant contre son maître, Un maître prudent n’est sévère qu’envers ceux qui sont paresseux, indociles et vicieux. On doit présumer que les maîtres et les régents sont aësez raisonnables pour ménager la faiblesse d’un enfant pour ne rienexiger au-delà de sa portée, et pour le corriger avec discrétion et charité.

Un écolier qui est dans l'étude des hauies sciences ne doit s’attacher aux opinions de ses - maitres, qu’autant qu’elles sont conformes aux sentiments et à l’esprit de PEglise. S’il a assez d'intelligence et de discernement pour s’apercevoir que son maître lui enseigne une morale, uné doctrine contraire à celle de l’Eglise, ou opposée aux décisions du Saint-Siégé, il doit quitter un tel maître. Ilne faut pas, dit saint Paul, se laisser aller à tout vent de doctrine.

IV. Le quatrième devoir d’un étudiant est un esprit d’honnêéteté, de paix et de charité envers les autres écoliers, surtout envers ceux de sa classe. Qu'il évite les piquantes railleries qui peuvent faire peine aux autres, les injures, les bouffonneries, les polissonneries, qui sont la marque d’un enfant mal élevé. Il doit, par la même raison, prendre garde de ne jamais suivre l’exemple dé ceux qui ne font que folâtrer, que s'amuser à des

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badinages indécents et à contre-teraps. Un écolier qui par ses folâtres amusements, ou par malice, distrait un maître, et empêche les autres d’écouter et de s'appliquer, fait-il réflexion qu’il pèche, que Dieu lui demandera compte du temps qu’il fait perdre aux autres, et des inquiétudes qu’il cause à un maître? Qu'il est beau de voir des écoliers imiter le saint jeune bomme Tobie, dont le Saint Esprit a fait l’éloge, en disant: Que, duns sa jeunesse, il ne fit jamais rien de bas el de puéril !

. Un étudiant qui a de la vertu n’entre jamais dans les ligues, dans les parties et les disputes de æeux qui sont querelleurs, et se donne bien garde d’avoir aucun sentiment de mépris et d’antipathie contre ceux qui ne sont pas de la même contrée, ou du même pays, parce qu’il sait que, devant Dieu, nous sommes tous frères ; que tous les chrétiens sont enfunts de Dieu et frères de Jésus- Chrisl; que par conséquent nous devons tous, comme dit saint Paul, #ous prévenir mutuellement par des marques d’honnéteté, et n’avoir les uns ‘avec les autres qu’un cœur ct qu’une dme. Ces pete airs de mépris, de fierté, d’arrogance, de

ravade, de pétulance, d’effronterie, qu’on voit dans certains écoliers, sont le pronostic ordinaire d’un mauvais génie, et font connaitre qu’ils sont mal élevés, et bien ignorants sur les devoirs et les maximes de la religion.

Un écolier qui a de l’éducation et de la vertu, prend garde de ne jamais rien faire ou rien dire qui puisse faire peine aux autres, leur rend service, et a soin de ne se brouiller avec personne. Il ne s’avise pas d’accuser les fautes des autres, ni de faixe, au maître des rapports sur leur compte. Quand le maître lui donne la commission de

prendre garde à certains écoliers, et de l’informer de leur conduite, il le fait avec prudence, avec modération, et dans un esprit de charité, Si les autres lui font quelque peine, qu’il le dissimule et as ne dise rien: une bagatelle a souvent de unestes effets quand on la prend à cœur. Sion loutrage, il doit le souffrir, le pardonner, se mettre au-dessus des railleries qu’en feront les libertins. Ce n’est pas une gloire de se venger, c’est même devant Dieu une bassesse ; c’est au contraire une

randeur d’âme que de pardonner avec générosité.

n écolier qui sait que quelques-uns de ses condises sont brouillés, loin d’entrer dans leurs querelles, devrait par charité tâcher de les réconcilier, Ce serait encore l'effet d’une louable charité, d’aider ceux qui ont moins de science que lui, qui lui demandent son secours, et de leur donner l’intelligence de ce qu’ils ne conçoivent pas. Un écolier qui suivra ces avis sera aimé et a ; ses exemples de vertu feront impression sur l'esprit des autres.

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