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qu’il renferme. © qu'heureux est un écolier qui conforme sa conduite aux avis que nous venons de lui prescrire dans ces deux chapitres! Quels progrès ne fera-t-il pas dans les sciences et dans la vertu! S’il néglige ces salutaires avis, il en sentira un jour de cruels remords. Combien de gens, dans un âge avancé, déplorent le temps perdu dans la jeunesse, et éprouvent tristement de quelle importance il est de ménager utilement et saintement tout les moments !
V. Quant aux écolières, elle prendront, parmi les avis que nous avons donnés aux étudiants, ce qui leur convient; nous leur dirons seulement ici qu’elles doivent avoir un grand amour de Dieu, craindre le péché, être dévotes dans le lieu saint, et être soumises à leurs maitresses et à leurs parents: L’arrogance et l’indocilité dans une jeune fille qui ne veut ni être reprise ni corrigée, font connaître qu'elle est d’un mauvais caractère. Une écolière doit aimer toutes-ses coripagnes, aider celles qui sont moins savantes, ne faire aucun
ort des autres filles, et garder le silence dans la classe, Qu'elle se garde bien de s’amusera badiner par les rues; qu'elle évite surtout la société des cp garçons ; qu’enfin elle ne manque jamais d'offrir à Dieu son étude, et de lui demander ses lumières. VIE. Ceux qui sont chargés d’enseigner la jeunesse, les maîtres et les maîtresses des écoles ne doivent pas regarder leur emploi avec indifférence. Le zèle doit leur inspirer d’apprendre à leurs disciples la vertu et la science des saints, autant que les sciences humaines : ces jeunes gens qu'ils voient sous leur conduite sont l’espérance de PEglise et de la patrie. Les uns prendront Pétat ecclésiastique ; les autres seront dans le barreau,
dans l’état militaire ou dans le commerce : d’autres “enfin seront chefs ou mères de famille, et dans les affaires. Quelle consolation pour ceux qui les auront instruits, de les voir un jour remplir leurs devoirs dans les sentiments de crainte de Dieu
w’on leur aura inspirés ; de les voir recueillir les
ruits de piété qu’on aura fait germer dans le cœur de ces jeunes plantes! Quoiqu’un enfant paraisse dissipé, les semences de vertu et de religion qu’on a soin de jeter dans son cœur tôt ou tard produisent leurs fruits,
EXEMPLE
Saint Thomas d'Aquin, ce prodige de science, paraissait dans sa jeunesse avoir l’esprit borné et même stupide ; ses condisciples, par dérision, le
Grand, son maître, ce sera un bœuf dont les mugissements et la voix se feront entendre dans tout le monde chrétien, et qui, par la force de sa doctrine, aidera à soutenir l’Eglise de Dieu. En effet le jeune Thomas acquit une science si vaste et si profonde, qu’un grand pape a dit de lui, qu'il “avait fait autant de miracles qu’il avait composé
comme leur fléau, ne craignant rien tant que la doctrine de saint Thomas, et que les théologiens catholiques le regardent comme leur oracle et leur maitre. Où et comment ce grand saint avait-il puisé tant de lumières? (C’est aux pieds du crucifix ; c’est par son amour pour Dieu, et par sa tendre dévotion envers Jésus-Christ dans le Saint- Sacrement de l’autel.
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comparaient à un bœuf: Oui, leur dit Albert le
d’articles; que les hérétiques même le regardent
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qu’il avait plus acquis de lumières et de science aux pieds de son crucifix, que dans tous les livres. Le savant Alexandre de Halès avait dans sa jeunesse une si grande dévotion à la mère de Dieu, qu’il ne refusait jamais rien de ce qu’on lui demandait au nom de la sainte Vierge. Il parvint, par la protection de cette reine du ciel, à ur: si aute. science, qu’il fut le maître de plusieurs savants docteurs, et qu'il eut même pour disciple saint Bonaventure. | Saint Anselme étant écolier, avait une si grande crainte de Dieu, et avait tellement le péché en
A horreur, qu’il disait quelquefois à ses compagnons AL | queiq pagn
d'école que, s’il voyait d’un côté l’enfer, et de l’autre le péché mortel, et qu’il lui fallût choisir l'un des deux, il aimerait mieux tomber en enfer que de tomber dans le péché mortel. Toute sa vie il eut une tendre et sincère dévotion envers la sainte Vierge ; et la mère de Dieu, de son côté, le técompensa par une abondance de lumières. Il acquit, sous sa protection, une si profonde science, qu’il a mérité d’être placé au rang des plus célèbres docteurs de l’Eglise, et fut un des plus zélés défenseurs des prérogatives de Marie.
Voilà, jeunes gens, les modèles que vous devez. vous proposer dans vos études. Si vous joignez la piété et la crainte de Dieu à votre étude, vous,
arviendrez, et vous remplirez les desseins que
leu a sur vous.
AUTRE EXEMPLE
On ne peut lire sans frayeur ce que le fameux Gerson, chancelier de l’Université de Paris, rap-