‹ Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 74 · APE PIE IX · texte numérisé non relu

APE PIE IX

titulé: Insépomucène in, 22 Août

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existants; que les causes matrimoniales et les fiançailles ressortissent, de leur nature, au for civil; que l'Eglise, dans la suite des siècles, a commencé à introduire des empèchements dirimants, non en usant d’un droit qui lui fut propre mais en vertu d’une prérogative qu'elle tenait de l'Etat ; que les canons du Concile de Trente (Sous. 24 de Matrim. c. #), qui fulminent l’anathème contre ceux qui oseraient dénier à l'Eglise le droit d'introduire des empèchements dirimants, ou ne sont pas dogmatiques, ou doivent être entendus de ce droit conféré par PEtat. Bien plus, on ajoute, que la forme définie par le Concile de Trente n’oblige point, sous peine de nullité, lorsque la loi civile en prescrit une autre, et veut que le mariage contracté en cette nouvelle forme soit valable ; que Boniface VIII a avancé le premier que le vœu de chasteté émis dans l’ordination annulait le mariage...

“ Il est donc établi que, par unesemblable doctrine et par de telles maximes, l'autenr....admet et professe des princies faux sur la nature et le lien du mariage; qu'il refuse à "Eglise lo droit d’établir et de lever les empèchements dirimants, et l’accorde, au contraire, au pouvoir civil, suisque enfin, par le plus complet renversement, il subordont l'Eglise à ce mème pouvoir civil, au point d'attribuer à celui-ci, directement ou indirectement, tout ce qui, dans le gouvernement de l'Eglise, dans ce qui regarde les personnes et les choses sacrées, dans la juridiction ecclésiastique, est d'institution divine ou sanctionné par les lois canoniques, renouvelant ainsi le système impie du protestantisme, qui réduit la société des fidèles à n'être que l’esclave de lautorité civile. Il n’y a personne assurément qui ne comprenne tout le danger et toute la perversité d’un système qui préconise des erreurs déjà depuis longtemps anathématisées par l'Eglise ; cependant, afin que les simples et les ignorants ne soient point es il est du devoir de Notre Apostolat de prémunir les fidèles contre les dangers de ces fausses doctrines ; ‘il faut, en effet, que la défense de la loi parte du lieu où la foi est indéfectible.” (S. Bern. lett. c. x. c.) Gardien, en vertu de notre ministère apostoliqne, de l’unité et de l'intégrité de la foi catholique, chargé de signaler à tous les fideles les doctrines perverses de l’auteur, et de veiller à ce qu'ils restent fermement attachés à la foi que les Pères ont transmise à ce siége apostolique, colonne et base de la vérité. Nons avons d’abord soumis à un examen attentif les livres où sont renfermées et défendues les

opinions funestes que nous venons de rappeler ; puis nous avons résolu de les frapper du glaive de la censure apostolique et de les condamner.

‘ C'est pourquoi, après avoir pris l'avis des docteurs en théologie et en droit canon, après avoir recueilli les suffrages de nos vénérables frères les Cardinaux de la Congrégation de l’Inquisition suprême et universelle, de notre propre mouvement, avec science certaine, après müre délibération de notre part, dans la plénitude de notre pouvoir apostolique, nous réprouvons et condamnons les livres ci-dessus, comme contenant des propositions et des doctrines respectivement fausses, teméraires, scandalenses, erronées, injurienses pour le Saint Sièége.... schismatiques, hérétiques.... Nous les condamnous enfin comme contraires aux canons dun Concile de Trente, et Nous voulons et Nous ordonnons qu’ils soient tenus de tous pour réprouvés et condamnés. Nous ordonnons, en conséquence, qu'aucun fidèle, de quelque condition et de quelque rang qu’il soit, même ceux dont la coudition et le rang exigeraient une mention spéciale, ne puisse posséder ou lire, les livres et les thèses ci-dessus signalés, sous peine d’interdit pour les clercs, et, pour les laïques, d'excommunication majeure, interdit et excommunication qui seront encourus par le fait mème, Nous réservant, à Nous et à nos successeurs les Pontites romains, le droit de les adoucir où d’en absoudre, à moins, en ce qui concerne l’'excommunication, que celui qui l'a encourne ne soit à l'article de la mort. Nous ordonnons aux imprimeurs, aux libraires, à tous et à chacun, quels qne soient leur rang et leurs fonctions, de remettre aux ordinaires ces livres et ces thèses toutes Les fois qu’ils tomberont entre leurs mains, sous peine d’encourir, comme nous venons de le dire, les clercs l'interdit, les laïques l’excommunication majeure. Et non seulement nous condamnons et réprouvons, sous les peines ci-dessus mentionnées, les livres et les thèses désignées plus haut, et âcfendons absolument de les lire, de les imprimer, de les posséder, maïs nous étendons cette condamnation et ces défenses à tous les livres et thèses, soit manuscrits, soit imprimés ou à imprimer, dans lesquels la funeste doctrine serait reproduite en tout ou en partie.

“ Nounsexhortons enfin dans le Seigneur, et Nous supplions les vénérables frères qui nous sont unis dans le zèle pastoral ct dans la fermeté sacerdotale, de considérer que le ministère doctoral dont ils sont investis, leur impose le devoir de

r ; puis nous sure apostoli-

docteurs en | les suffrages Jongrégation notre propre délibération voir apostolires ci-dessus, es respectives, injurienses ues....Nous { canons du onnons qu’ils nnés. ous de quelque ceux dont la

spéciale, ne ses ci-dessus , et, pour les ‘excommunius réservant, s, le droit de qui concerne ne ne soit à rimeurs, aux leur rang et livres et ces s Mains, SOUS re, les clercs re. Et non 18 les peines signées plus es imprimer, amnation et nuscrits, soit ste doctrine

us supplions zèle pastoral le ministère e devoir de

veiller en toute sollicitude à la garde Au troupeau dn Christ, et d'éloigner ses brebis de pâturages si vénéneux, à savoir, de la lecture de ces ouvrages ; et parceque, quand la vérité n’est point défendue on l'opprime, qu'ils soient uu mur d’airain, une colonne de fer, pour le soutien de la maison de Dieu contre les déclamateurs et les séducteurs qui, confondent les choses divines et les choses humaines, ne rendant ni à César ce qui est à Uésar, ni à Dieu ce qui est à Dieu, poussent l’un contre l’autre le Sacerdoce et l’Empire, et s'efforcent de les précipiter dans des conflits mortels à tous les deux.

‘ Et afin que les présentes lettres soient connues de tous, et que nul ne puisse prétexter cause d’ignorance, Nous voulons et ordonnons qu’elles soient publiées, selon l’usage, par un de nos curseurs, aux portes de la Basilique du prince des apôtres, de la chancellerie apostolique, du tribunal supérieur sur le mont Citorio, et sur la place du champ de Flore; qu'elles y soient en outre affichées, et que, par suite de cette publication, elles produisent leur plein effet contre tous ceux à qui il appartient, comme si eïles avaient été notifiées et intimées à chacun d’eux personnellement. Nous voulons également que toute copie de ces lettres, même imprimée, signée par un notaire public, et munie du sceau d’une personne constituée en dignité ecclésiastique, ait, en justice et partout ailleurs, la même autorité que l'original lui-même.”

Voilà, mes frères, comment le Saint Père veille sur Ja doctrine, voilà ce qu’il faut penser de la docirine nouvelle sur le mariage.

Vous connaissez la doctrine catholique, méditez la sérieusement et qu'elle vous dirige toujours.

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