‹ Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien [microforme] (volume 2)Chapitre 49 sur 74 · CONCILE DE TRENTE · texte numérisé non relu

CONCILE DE TRENTE

Session vingt-quatrième

Æxposition de la doctrine touchant le sacrement de mariage.

Le premier père du genre humain, par l'inspiration du Saint-Esprit, a déclaré le lien du mariage perpétuel et indissoluble, quand il a dit : “ C’est là maintenant l'os de mes os, et la chair de ma chair. C’est pourquoi l’homme laïssera eon père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et ils ne seront tous deux qu'une même chair.” (Gen. 2, £ph. 5 ; 1 Cor. 6 ; Matth. 19.)

Mais Notre-Seigneur Jésus-Christ nons a enseigné plus ouvertement que ce lien ne devait unir et joindre ensemble que deux personnes, lorsque, rapportant ces dernières paroles comme prononcées de Dieu méme, il a dit : “ Doncils ne sont plus denx, mais une seule chair (Hatth. 19 ; Marc. 10). Et tout incontinent, il confirme la fermeté de ce lien, déclarée par Adam si longtemps auparavant, en disant : Que l'homme done ne sépare point ce que Dieu a joint.” (Marc. 10 ; 1 Cor. 6.)

(1) Les documents qui suivent résument toute la doctrine de l'Eglise sur le mariage et sont la base sur laquelle reposent toutes nos instructions de ce carème,

(2) Traduction publiée par l’abbé Migne.

C'est aussi le même Jésus-Christ, l’auteur et le consommateur de tous les augustes sacrements, qui par sa passion nous a mérité la grâce nécessaire pour perfectionner cet amour naturel, pour affermir cette unicn indissoluble, et our sanctifier les conjoints ; et c’est ce que l'Apôtre Saint Paul a voulu donner à entendre, quand l a dit (ZpA. 5) : “ Maris, aimez vos femmes comme Jésus-Christ a aimé l'Eglise, et s’est livré pour elle à la mort.” Ajontant encore peu après (ibid) : “ Ce sacrement est grand, je dis en J'ésus- Obrist et en l'Eglise.”

Le mariage, dans la loi évangélique, étant done beaucoup avantagé au-dessus des mariages anciens, à cause de la grâce qu'il confère par Jésus-Christ, c'est avec raison que nos Saints Pères, les conciles et la tradition universelle de l'Eglise, nous ont de tout temps enseigné à le mettre au nombre des sacrements de la nouvelle loi.

Cependant l’impiété de ce siècle a poussé des gens à un tel emportement contre une si puissante autorité, que nonseulement ils ont eu de très-mauvais sentiments au sujet de cet auguste sacrement, mais, sous prétexte de l'Evangile, ouvrant la porte, selon leur coutume, à une licence toute charnelle, ils ont soutenu de paroïe et par écrit, au grand détriment des fidèles, plusieurs choses fort éloignées du sens de l'Eglise catholique et de l'usage approuvé depuis le temps des apôtres. C’est pourquoi le saint concile universel, désirant d'arrêter leur témérité, et d'empêcher que plusieurs autres ne soient encore attirés par une si dangereuse contagion, a jugé à propos de foudroyer les hérésies et les erreurs les plus remarquables de ces schismatiques, en prononçant les anathèmes suivants contre les hérétiques mèmes et contre leurs erreurs.

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