Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien [microforme]
Nous avons examiné les nstruclions Dogmatiques sur le Mariage Chrétien, par le R. P. Braun de la Compagnie de Jésus; ot, de concert avec notre défunt archevêque, Mgr. Baillargeon d’heureuse mémoire, qui approuva la première édition de cet ouvrage, qui so fit sous ses yeux, Nous donnons notre pleine et entière approbation à la seconde, qui est sous presse.
Nous recommandons, d'une manière toute particulière, à nos Diocésains, la lecture ou plutôt l’étude de ces intéressantes conférences, parce que Nous considérons comme un devoir impérieux pour Nous, de les prémunir contre les funestes erreurs, concernant le mariage, qui causent des maux si déplorables partout où elles se répandent. Ces erreurs y sont signalées sans aucun respect humain et refutées victorieusement à l’aide des principes incontestables qui y sont établis avee une logique irrésistible. Aussi, ces Instructions intéressent-elles au plus haut degré tous ceux qui ont à se prononcer dans les causes matrimoniales.
Tous donc, laïques comme ecclésiastiques, Nous en avons Pintime conviction, aimeront à suivre l'orateur sacré, dans lo développement des importantes questions qu'il traite dans ses savantes et judicieuses conférences sur le Mariage Chrétien, Ils finiront, Nous n’en doutons pas, par conclure avec lui que le contrat naturel du mariage, tel qu'institué par Dieu lui-même, quand i] créa l'homme et la fomme, dans le paradis terrestre, a été élevé à ja dignité de sacrement par Notre Seigneur Jésus-Christ; que ce contrat a été, par la volonté divine, à l’époque de son institution, déclaré un et indissoluble; que chez les chrétiens le contrat ne peut pas être distingué ou séparé du sacrement ; et qu'en contractant le mariage, ils reçoivent toujours l6 sacrement; que c’est à l'Eglise et non à l'Etat à faire des lois concernant le mariage, que ke pouvoir civil ne peut en aucune manière rendre nul un mariage contractè d’après les formes prescrites par l'Eglise; qu'il ne peut non plus ni controler ni annuler les dispenses que l'Eglise juge à propos de donuer, pour lever les empèchements qu'elle séule peut mettre au mariage; qu'il peut à la vérité statuer sur les effets civil du mariage, pourvue toutefois qu’il respecté ke lien auquol il ne lui est pas p:rmis de toucher ; que le mariage civil est qu'un concubinage légal et une des plaies
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