DOGME DE L’UNITÉ DU MARIAGE
Quoique l'intention de Dieu ait été de multiplier rapidement le genre humain. il n’a voulc cependant donner au premier homme qu’une seule femme.
Si plus tard les patriarches en eurent plusieurs, ve fut avec la permission de Dieu, puisque Jésus-Christ nous enseigne expressément que l’homme ne: doit avoir qu’une seule femme. C’est donc Dieu qui a établi cette grande ioi de lPunité du mariage : un seulavec une seule, un seul homme avec une seule femme.
Depuis la publication de l'Evangile, il n’est plus permis d’avoir plusieurs femmes à la fois. Jésus-Christ a rétabli la loi de l’unité rour conserver au mariage sa véritable signification : l’union de Jésus-Christ avec l'Eglise. Sacramentum hoc magnum est, ego autem dico, in Christo et in Ecclesid. Ce sacrement est grand. en Jésus-Christ et en son Eglise. I l'a établie, pour maintenir la paix et la tranquillité dans les familles, donner à la femme le rang qu’elle y doit occuper, et pourvoir à la bonne éducation de tous lesenfants. On dirait mème que Dieu n’a permis la polygamie aux patriarches que pour mieux faire sentir la nécessité de l'unité dans le mariage. Un auteur chrétien fait à ce sujet les réflexions suivantes : ‘‘ Bien loin que cette licence rendit le mariage plus commode, le joug en était bien plus pesant. Un mer: ne pouvait partager s1 également son cœur entre plusieurs femmes qu’elles fussent toutes contentes de lui. Il était réduit à les gouverner avec une autorité absolue, comme font encore les Levantins. Ainsi, il n’y avait plus dans le mariage d'égalité, d'amitié et de société. Il était encore plus difficile que les rivales pussent s’accorder entre elles. C’étaient continuellement des divisions, des cabaies et des guerres domestiques. Tous les enfanis d’une femme avaient autant de marâtres que leur père avait d’autres femmes. Chacun épousait les intérêts de sa mère et regardait les enfants des autres femmes comme des étrangers et des ennemis. De là vient cette manière de parler si fréquente dans l’Ecriture : C’est mon frère et le fils de ma mère qui s’est soulevé contre moi. On voit des exemples de ces divisions, même dans la famille d'Abraham. [L'histoire d’Agar est là comme un triste monument de la jalousie et des troubles inévitables dans la société domestique constituée
en dehors de la loi de l’unité.” On voit encore des exemples terribles de ces iivisions daus la famille de David, et de bien plus affreux encore dans celle d’Hérode.
Il est de foi que, dans la loi évangélique, la polygamie est défendue de droit divin. ‘“ Si quelqu'un, dit le Conciie de Trente, affirme qu’il est permis aux chrétiens d’avoir en même temps plusieurs femmes, et que ‘ela n’est défendu par aucune loi divine, qu’il soit anathème.” Ce décret est dirigé contre Luther, qui, dans plusieurs de ses écrits, et notamment dans son explication de la Genèse, soutient que la pluralité des femmes n’est prohibée par aucune loi.
e dogme catholique que nous professons n’est point nouveau: nous le trouvons dans l’EÉcriture, la tradition et la croyance de tous les siècles chrétiens.
Les pharisiens demandant un jour à Jésus-Christ, s’il était permis à un homme de renvoyer sa femme, pour quelque cause que ce soit, Notre-Seigneur leur répondit :
N'avez-vous pas lu que celui qui a créé l'homme au commencement créa un homme et une femme, et qu’il dit : Pour cette raison, l’homme quittera son père et sa mère, el s'attachera à sa femme ; el ils seront deux dans une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Ils seront deux dans une seule chair ; deux et non pas trois. Il a donc voulu que l’homme ne pût avoir qu’une seule femme ; c’est l'observation du Concile de Trente. ‘“ Notre-Seigneur, dit-il, nous a clairement enseigné que, par le lien du mariage, deux personnes seulement sont unies. lorsque, rapportant ces dernières paroles, j’homme quittera son père et sa mère, comme prononcés de Dieu même, il a dit: Donc is ne sont plus deux, mais une seule chair.”
Il n’y a que Dieu qui puisse trouver des paroles aussi simple, mais aussi énergique, pour exprimer l'unité du mariage. Cependant, les Juifs, n’étant point satisfaits, lui dirent : Pourquoi donc Moïse a-til ordonné de donner un® libelle de répudiation et de renvoyer sa femme? Et Jésus répond : c’est à cause de la dureté de votre cœur qu'il vous a permis de renvoyer vos femmes ; mais il n'en élait pas de méme dès le commencement. Or, je vous dis que quiconque renvoie sa femme et en épouse une autre se rend coupable d’adultère. Mais si l’homme qui prend deux femmesse rend coupable d’adultère, elles ne sont pas toutes deux légitimes.
C'est ainsi que l'ont compris les docteurs de l'Eglise. Suivänt Saint Ambroise: ‘ du vivant de votre première femme, il ne vous est pas permis d’en épouser une autre ;
EEE EE 5 en RER æ ÉSRS a & = Z RTS RS DR AN EE — METEO 0 ET te SE AE à ne ce TOUR SEE Te re > PERS de Le Fe Re ie Por Le Es = Pr F : : GERS
car en chercher une seconde, quand vous en avez déjà une, c’est commettre un adultère.”?
Saint Jérôme expliquant le chapitre XIX de Saint Matthieu, ditque ‘* le mari peut renvoyer sa femme qui est coupable d’adultère, mais qu'il lui est défendu, tant qu’elle vivra, d’en épouser une autre.”
Suivant Saint Augustin, ‘ c’est un crime d'abandonner une femme stérile pour en prendre une qui soit féconde: si quelqu'un le fait, il est, aux termes de l'Evangile, coupable d’adultère.”
Voici l’enseigner ent de Saint Thomas : ‘ Puis donc que l'union du mari et de la femme représente l’unior de Jésus- Christ et de l'Eglise, la figure doit répondre à la chose tigurée. Or, l’union de Jésus-Christ et de l'Eglise est entre un seul et une seule qu’il doit posséder toujours ; car il n’y a qu’une Eglise, selon ce qui est écrit : Une seule est ma colombe et ma parfaite ; et Jésus-Christ ne sera jamais séparé de son Eglise ; car il ditlui-même: Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation du siècle; el nous lisons encore: Toujours nous serons avec le Seigneur.
‘Le mariage, en tant qu’il est un sacrement. doit donc exister entre un seul et une seule, qu’il possédera indivisiblement ; et cela entre dans le serment de fidélité par lequel le mari et la femme se lient réciproquement.”
Quand les Juifs prétendent que Moïse a ordonné de renvoyer sa femme, Jésus-Christ répond que Moïse n’a pas donné l’ordre, mais une simple permission qui ne leur faisait pas d'honneur : il avait craint que la dureté de leur cœur ne les portât à tuer leurs femmes qui leur seraient devenues odieuses, s’ils n’avaient pu s’en séparer.
Cette belle loi de l’unité du mariage a sauvé l’honneur de la famille, en mettant une barrière insurmontable aux ignobiss passions de l’homme, en conservant à la femme la gloire que Jésus-Christ lui a rendue, et en pourvoyant à l'instruction et à l'éducation des enfants ; loi éminement sociale, que les chefs de l'Eglise ont toujours défendue avec vigueur.
Quand Lothaire répudia Thietberge pour épouser Waldrade, le Pape le frappa d’anc thème et le retrancha de la communion des fidèles; et ce ne fut que lorsque Lothaire eut juré sur le corps et le sang de Jésus Christ qu’il congédierait Waldrade pour reprendre Thietberge, que le Pape leva l’excommunication.
Cependant, mes frères, afin que les hommes comprissent mieux encore l’utilité, je dirai même la nécessité de eette loi du mariage, Dieu a permis qu'on fit la contre-épreuve sous
ne,
int est 2]le
ner S1l ble
que USrée.
eul ane e et son OUS ons
onc isiquel
de pas [sait ur lues
r de nn Oe la nt à nent avec
W alle la aire ngé- Pape
sent e loi sous
nos yeux. C’est Luther qui s’est chargé de ce soin, Luther, ce grand réformateur de la religion, ce fameux partisan de
la liberté des passions, et non de cette faculté de l'âme
qu’on appelle la liberté, et qu’il nie dans tous ses écrits! Ce qu’il lui faut, ce qu’il faut à ses adhérents, c’est la liberté de secouer tout joug et de fouler aux pieds les plus saintes lois de la famille.
Si je vais vous rappeler des faits qui vous paraissent incroyables, à vous qui avez été élevés dans l'Eglise catholique, c’est afin que vous voyiez bien quelles sont, pour la famille, pour la société entière, les conséquences funestes de la doctrine protestante et jansémste sur le mariage.