‹ Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien [microforme]Chapitre 38 sur 61 · DOCTRINE ET LÉGISLATION DE L'ÉGLISE SUR LE MARIAGE CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

DOCTRINE ET LÉGISLATION DE L'ÉGLISE SUR LE MARIAGE CHRÉTIEN

CONCILE DRE TRENTE. {2 Session vingt-quatrième.

Exposition de la doctrine touchant le sacrement de mariage. Le premier père du genre humain, par l'inspiration du

Saint-Esprit, a déclaré le lien du mariage perpétuel et indissoluble, quand il a dit: “C’est là maintenant l’os de

. mes os, et la chair de ma chair. C’est pourquoi l’homme

laissera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et ils ne seront tous deux qu’une même chair.” (Gen. 2,Eph. 9; 1 Cor. 6; Mutth. 19.)

Mais Notre Seigneur Jésus-Christ nous a enseigné plus ouvertement que ce lien ne devait unir et joindre ensemble que deux personnes, lorsque, rapportant ces dernière: paroles comme prononcées de Dieu même, il a dit: Doncils ne sont plus deux, mais une seule, chair (Matth. 19; Marc. 10). Et tout incontinent, il confirme la fermeté de ce lien, déclarée par Adam si longtemps auparavanten disant: Que l’homme donc ne sépare point ce que Dieu a joint.” (Mare, 10; 1 Cor. 6.)

C’est aussi le mème Jésus-Christ, l’auteur et le consommateur de tous les augustes sacrements, qui par sa passion nous à mérité la grâce nécessaire paur perfectionner cet

(1 Les documents qui suivent résument toute la doctrine de l'Eglise sur le mariage et sont la base sur laquelle reposent toutes nos instructions de ce carême,

(2) Traduction publiée par l’abbé Migne.

me enr

amour naturel, pour affermir cette union indissoluble, et

our sanctifier les conjoints ; et c’est ce que l’Apôtre Saint Paul a voulu donner à entendre, quand il a dit €Eph.5) : “Maris, aimez vos femmes comme Jésus-Christ à aimé l'Eglise, et s’est livré pour eile à la mort.” Ajoutant encore peu après (ibid): ‘“ Ce sacrement est grand, je dis en Jésus- Christ et en l'Eglise.”

Le mariage. dans la loi évangélique, étant done beaucoup avantagé au-dessus des mariages anciens, à cause de la grâce qu’il confère par Jésus-Christ, c’est avec raison que nos Saints Pères, les conciles et la tradition universelle de l'Eglise, nous ont de tout temps enseigné à le mettre au nombre des sacrements de la nouvelle loi.

Cependant l’impiété de ce siècle a poussé des gens à un tel emportement contre une si puissante autorité, que nRonseulement ils ont eu de très mauvais sentiments au sujet de cet auguste sacrement, mais, sous prétexte de l'Evangile, ouvrant la porte, selon leur coutume, à une licence toute charnelle, ils ont soutenu de parole et par écrit, au grand détriment des fidèles, plusieurs choses fort éloignées du sens de l'Eglise catholique et de l’usage approuvé depuis le temps des apôtres. C’est pourquoi le saint Concile universel, désirant d’arrûter leur témérité, et d'empêcher que plusieurs autres ne soient encore attirés part une si dangereuse contagion, a jugé à propos de foudroyer les hérésies et les erreurs les plus remarquables de ces schismatiques, en prononçant les anathèmes suivants contre les hérétiques mêmes et contre leurs erreurs.

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