‹ Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien [microforme]Chapitre 42 sur 61 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Renouvellement de la forme de contracter nariage, prescrile par le Concile de Latran ; que l'évéque peut dispenser des bans ; et que lous mariages sont nuls, qui ne sont point faits en présence du pasleur, ou autre cammis par lui ou par l'ordinaire, avec

deux ou trois témoins.

Quoiqu'il ne faille pas douter que les mariages clandestins, contractés du consentement libre et volontaire des tn ne soient valides, et de véritables mariages, tant que ’Eglise ne les 2 pas rendus nuls; et qu’il faille par consées condainner, comme le saint Concile les condamne, ’anathème, ceux qui nient que tels mariages soient vrais et valides, et qui soutiennent faussement que les mariages contractés par les enfants de famille sans le consentement de leurs parents sont nuls,et que les pères et mères les peuvent rendre valides, ou les rendre nuls ; la sainte Eglise néanmoins les a toujours eus en horreur, et toujours défendus pour de très-justes raisons. Mais Le saint Concile, s’apercevant que toutes ces défenses ne servent plus de rien, maintenant que le monde est devenu si rebelle et si désobéissant ; et considérant la suite des péchés énormes qui naissent de ces mariages clandestins,et particulièrement l’état misérable de damnation où vivent ceux qui, ayant uitté la première femme qu'ils avaient épousés clandestinement, en épousant publiquement une autre, et passent leur vie avec elle dans un adultère continuel : auquel mal l'Eglise, qui ne juge point des choses secrètes et cachées, ne peut apporter de remède, si elle n’a recours à quelque moyen plus efficace ; pour ce sujet, suivant les termes du Concile de Latran, tenu sous Innocent III, ordonne le dit saint Concile, qu’à l’avenir,avant que l’on contracte mariage, 18 propre curé des parties contractantes annoncera trois fois publiquement dans l'Eglise pendant la messe ti solennelle, par trois jours de fêtes consécutifs, les noms $ le ceux qui doivent contracter ensemble : et qu'après les ® publications ainsi faites, s’il n’y a point d'opposition légitime,on procèdera à la célébration du mariage, en face d'éghse ; où le curé, après avoir interrogé l'époux et l'épouse, et avoir reconnu leur consentement réciproque,

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