o j'entends les taisons tirées de l'ordre et
de l'arrangement des créât are s il).
Explication de celle seconde réponse.
Il ne faut que voir tu» bel édifiée, un beaâ tableau , un beau livre , pour juger de l'habileté de l'architecte, du peintre , de l'écrivain, et ce serait être insensé que d'attribuer l'arrangement et l'ordre de ces sortes d'ouvra» ges au hasard. L'ordre du monde est sans comparaison plus beau , plus noble, plus magnifique, plus régulier que celui des ouvrages de l'art. La construction seule des parties du corps humain est quelque chose de divin. Un homme capable de dire que le hasard a prck duit des choses si admirable* , Si uniformes, $1 réglées, ne mérite pas qu'on s'amuse à disputer contre lui. C'est être insensé que de ne pas reconnaître le doigt de Dieu à toutes ces merveilles (2>
/>. Qu'entendez-vous parles raisons fondées sur la foi?
R. J'entends les raisons fondées sur ce que
(1) Rora. 1,20; Sap. XIII, 5*
(2) Ps. XVM, 2 et iutv. Ctetfroti, eft set trois Mvres de la nature des dieux , etc. *
DB toW.V EN LU! MÊME. \%
Dieu s'est fait connaître aux hommes par des révélations certaines et indubitables.
Explication*
Tout ce qui prouve la vérité dé là téliglott chrétienne, prouve, par une conséquence nécessaire , l'existence de Dieu : car fef rélfgtoft suppose cette vérité comme lé fd'ridemeh! de toutes les àtitres. or, les preuve^ àè l* relK gion chrétienne sont si claires ét si àëiùààé** ttatîves , qu'il faut être aveugle et ittàensë fretar ne se pas rendre à leur éviderrôé. Kotfs rapporterons dans la suite de cet ôtrtfoge (lj.
D. Qu'entendez-vous par les faisans fàwdêe* sur les premiers principes du râfsoitttënfetit F
R. J'entends les raisons hnîètat>hysRfdés que les philosophes ont coutume de ri$0ortëf peut' prouver l'existence de Dieu. v
Nous ne rapporterons pas ces ràftàdrtS, quoique très-solides, parce qiie toùt le monde n'est pas capable de ces sortes de raisonnements, et que ceux qui en sont capables peuvent les lire ddfis les auteurs qui ont êetlt sut cette matière, et qui sont assez connus.
(1) Voyez S. Aug. liv. 22 de la cité de Dieu, cbap. 7. Voyez aussi les auteurs anciens et modernes <(tii ont iraité exprès de cette matière. Voy* la part* I. sect. 2, ch. 3, $7. de cet ouvrage.
20 PART* 1 , 8ECT. I y CHÀP. I , § II.
S 2. De la nature de Dieu et de ses perfections.
D. Qu'est-ce que Dieu ?
B. Dieu est celui qui est. Je suis celui qui suis, dit Dieu lui-même , parlant à Moïse (I .
C'est ce que nous pouvons dire de plus propre à nous donner une idée de Dieu et de sa nature, teile que nous sommes capables de l'avoir sur Ja terre, où nous ne connaissons Dieu que d'une manière fort imparfaite.
D. Quel est le sens de celte parole : Je suis celui gui suis ?
R. Cela veut dire que Dieu est un être indépendant, qui seul vit et subsiste absolument par lui-même; au lieu que tous les autres êtres sont créés et dépendants , et n'ont, pour ainsi dire , qu'une participation fort imparfaite de la vie 2).
D. Pourquoi dites-vous que cette idée de Dieu nous fait comprendre sa nature, autant que nous sommes capables, sur la terre, de la concevoir?
r. parce que cette idée de Dieu nous fait connaître que Dieu possède souverainement toutes les perfections imaginables»
(\) Exod.llî, 14.
(2) Voy. S. Aug. traité 38, sur S. .teao, n. S, 10 et li.
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