PA.RT. 1 , 8ECT. I , CHAP. IV , S
R. C'était une table faite d'un bois incorruptible , et couverte de lames d'or. Elle était uni* quement destinée à recevoir les pains de proposition (i .
D. Qu'était-ce que les pains dp proposition?
R. on nommait ainsi douze pains qui devaient être toujours exposés devant l'autel des parfums. Les prêtres les mettaient six à six l'un sur l'autre , sur cette table, et il fallait les renouveler chaque semaine (2).
D. Que signifiaient celte table et ces pains ?
r. C'était la figure de l'autel eucharistique, où Jésus-Christ s'offre continuellement à Dieu, son Pére, pour nos péchés, par le ministère des prêtres de la nouvelle loi, sous l'espèce du pain et du vin (3 •
D. Que signifiait le nombre de douze pains mis sur cette table ?
R. on en mettait douze , à cause des douze tribus d'Israël. Ces douze tribus étaient la figure de toute la société de l'Eglise, qui s'offre à Dieu avec Jésus-christ, en Jésus-Christ et par
(1) Exode, XXV, 23 et suiv.
(2 Exo.le, XXV, 30; XXXV, 13; premier livre des Rois, XXI, 6.
(3) S. < yritle de Jérusalem, Hist. eccl. et Mistag. n. 13; S. Jérôme, sur le 1. chap. <le Malachie ; S. Jeaa Damas, liv. 4 de la foi orthodoxe , ch. 14, etc.
HÏST. DE Lk RBLIG« DEPUIS LE PÉCHÉ. 139
Jésus-Christ au saint sacrifice de l'autel, dit saint Augustin (1).
D. Qu'était-ce que le chandelier ?
il. C'était un chandelier d'or très-pur. Il avait sept branches, et une lampe au bout de chacune de ces sept branches. Il devait être travaillé avec beaucoup d'art.
Ces lampes devaient brûler devant l'autel des parfums, vis-à-vis de la table des pains de proposition (2).
D. Que signifiaient ce chandelier et ces sept lampes ?
7t. c'était la figure de Jésus-Christ et des pasteurs de l'Eglise i3).
D. Qu'était-ce que l'autel des parfums?
R. C'était un petit autel fait d'un bois Incorruptible , et tout couvert de lames d'or. Cet autel devait être mis dans le lieu saint, vis-àvis de l'arche d'alliance , en-deçà du voile qui séparait le Saint des saints d'avec le lieu saint. Il était uniquement destiné à recevoir les parfums que les prêtres offraient tous les jours
(t) Cité de Dieu , liv. 10 , ch. 20.
(2) Exode , XXV, 31 et suiv.
(3) Voyez S.Jean, VIII, 12; S. Mallb. V, 14,15, 16; Apoc. 1 ,20; S. Grég. homél. 6, sur Ezëcbiel, liv. 1 ; et le vénérable Bide, sur le chap. 25 de l'Exode.